Quand le matérialisme s'en mêle…

La désobéissance civile encouragée à Kiev

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 21 janvier 2014

Kiev Coktail MolotovÀ Kiev, depuis déjà plusieurs semaines, les prolétaires sont dans la rue et combattent les forces de l’ordre. Les médias occidentaux passent en boucle, appuyés de nos politiciens, des messages de soutien à ces forcenés.

N’est-il pas étrange que ces débordements lointains soient encouragés par le sénateur John McCain ou même, le ministre John Baird alors que dans leur pays respectif, ces débordements mériteraient la correction du siècle, une correction que les mêmes médias cités ci-haut sauraient nous faire percevoir comme bien méritée?

Il n’y a là aucune anomalie. Les États bourgeois se sont toujours affrontés et en ces jours de guerre où la Syrie, sujette en partie aux bourgeoisies russes, fait subir les revers aux divers terroristes et mercenaires qui jonchent les rangs de l’ASL organisée par l’OTAN (regroupement d’autres bourgeoisies compétitrices), celle-ci désire se venger outre ce théâtre de combat perdu honteusement. D’ailleurs, Moscou accuse déjà l’alliée de l’OTAN, l’Arabie Saoudite, d’être derrière les attentats meurtriers de Volgograd, pour ces mêmes raisons.

Bref, ce qui serait mal ici, devient bon là-bas. Un peu comme ce terrorisme en Syrie, qu’on peut déceler non pas aux travers des lentilles des médias de connivence, mais via celles du régime ou de ses supporteurs, ou même, de quiconque serait neutre et marxiste dans ses observations. Ce que soutient l’OTAN en Syrie, ce n’est rien de moins que son orchestration, que son propre Coup d’État à peine déguisé contre un vassal d’un ennemi non pas de classe, mais de même classe, qui lui fait compétition sur les marchés internationaux.

Ne soyez pas dupes prolétaires, vos confrères et consœurs de Kiev sont manipulés et ne se battent en rien pour leurs intérêts de classe. Ils font valoir celles des bourgeoisies de l’Europe, faisant valoir elles, celles d’une communauté de cette classe minoritaire et parasitaire outre les océans. Ils n’y gagneront rien qui vaille et se prendront la répression de l’État bourgeois dans les dents.

N’empêche, il est pénible d’imaginer et de constater un seul instant que nos chers dirigeants occidentaux, condamnant tantôt le terrorisme à tel ou tel endroit, puissent le soutenir en Syrie, en Libye, en Iran et tantôt, en Chine et en Russie. Ils bafouent ces mêmes lois qu’ils vous imposent, au nom du droit et de la liberté d’expression dit-on, sauf pour Dieudonné…

Alors peut-être que la solution est dans la lutte armée après tout, comme à Kiev. Mais si cette lutte armée doit avoir lieu, ce ne sera pas sans organisation, sans programme révolutionnaire qui vaille que les prolétaires y laissent leur peau, comme à Kiev. Certes la lutte sera armée, quand la bourgeoisie ne la tolèrera plus.

Mais il n’est pas vrai que nous irons lancer des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre de Montréal, de Québec ou d’Ottawa, simplement parce que Vladimir Putin, Sergei Lavrov ou je ne sais quel autre suppôt de la bourgeoisie russe ou chinoise nous y encouragera. Cette lutte doit avoir lieu pour nos intérêts, et non les leurs.

Les prolétaires de Kiev se sont fait avoir. Mais retenez ceci. Nos dirigeants encouragent la lutte armée dans ces contrées lointaines, où leurs employeurs bourgeois n’ont pas pied, mais ici, ils condamnent une simple manifestation dont le parcours n’aura pas été partagé aux forces de l’ordre.

La cohérence n’est certainement pas capitaliste, ni ici, ni ailleurs.

Il est important de comprendre que ces troubles en Ukraine sont organisés, entre autre par un parti nazi, le SS Galicie, dont les médias occidentaux ne parlent évidemment pas. Étrangement, l’antisémitisme de ces derniers ne dérange pas autant que celui supposé de Dieudonné et les États-Unis d’Amérique sont les principaux banquiers de ces néonazis.

http://www.mondialisation.ca/ukraine-les-milices-de-svoboda-mobilisees-pour-lemeute/5365690

L’aliénation volontaire

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 26 février 2011

L’aliénation volontaire, comme elle le précise, est volontaire. Elle est le mélange entre l’opportunisme qui peut exister sous le système capitaliste –Où il est possible par la détention d’un amas de capital (un monopole) d’exploiter le labeur d’autrui, comme quasi divinement, sans argument pour défendre cette idée, ou cette affirmation d’opinion devrais-je dire. Les employés de GM ont semble-il, prit un risque énorme en entrant chez GM. Aussi, ils sont autant méritants, sinon plus, puisque ce sont eux qui créent la richesse, et non leurs employeurs qui n’ont de mérite que la détention du capital préalablement requis, ou celle des moyens de production, qui sont de toute façon un «capital investi».-. -. et  l’aliénation, aidée certes d’une dose d’incitation à l’opportunisme par le biais des médias, sinon même, un conditionnement tel notre mode de vie purement «capitaliste» et ne tenant ainsi pas compte des facteurs humains, ce qui est ironique puisque les capitalistes affirment que ce sont les facteurs humains qui ont tué le communisme en Russie et partout ailleurs dans le monde (Je n’entrerai pas dans les détails, mais rappelons qu’aucun État ne fut aboli par une révolution dans l’histoire et qu’aucun conseil populaire ne les a «remplacé» (Si les États ne furent pas abolis, ils ne peuvent pas avoir été remplacés, indéniablement. En fait, le communisme ne peut tout simplement jamais avoir existé, mais certes, des dictatures SUR le prolétariat ont sévit…, sur notre héritage marxiste également, nous l’observons). Ces deux idées ne sont que les coulées de sang d’une même plaie. Celle du conditionnement capitaliste, celle du totalitarisme capitaliste. Nous le verrons plus loin.

Aliénation, ou conditionnement?

D’abord, l’aliénation, elle est issue d’une propagande, tant soit elle héritée des tuteurs de l’enfant, qu’elle pourrait l’être des diverses informations déversées dans les médias de masse et/ou dans notre propre cheminement infantile, où les conditionnements ne peuvent être ignorés. On suit nos tuteurs, qu’ils soient nos parents ou quelconque autre personne. Nous les suivons. Nous suivons leurs conseils,  nous suivons ensuite leurs règles et nous faisons tout cela contre nos intérêts de classe, s’il y a lieu, car tel est le conditionnement de vie des capitalistes lorsqu’ils naissent dans ces sociétés capitalistes, un conditionnement capitaliste, encourageant les réflexes capitalistes.

Ce faisant, nous infirmons également les faits. Le fait qu’il existe des classes par exemple, et qu’une d’entre elles est inutile, elle nous exploite et cela, sans aucun argument apte à défendre cette exploitation affirmée méritée. Car le mérite n’est pas une qualité que seul le bourgeois possède. Et s’il possède cette qualité, il ne la possède pas plus que les créateurs de richesses tout de même. Même le «risque» qu’il prétend prendre «plus que les autres» n’est pas à la hauteur des dommages que subiront les prolétaires…., qui ont, eux, couru le risque de céder la gestion de leur avenir aux bourgeois, car relativement, si le bourgeois échoue, le prolétaire suivra…, parfois par masses si le bourgeois possède un tel mérite, ne prenons que monsieur Buffet à lui seul.

Donc, comme nous le disions, les enfants reçoivent une éducation, que leurs tuteurs ont reçue avant eux, laquelle sera teintée d’une idéologie, sans surprise, capitaliste, dans le modèle que nous examinons du moins. Ainsi, les bienfaits et les malheurs d’une idéologie se transmettent via la communication entre parents (tuteurs) et enfants, même si celle-ci est erronée, ou qu’elle contrevienne aux intérêts de celui qui la reçoit comme formation, comme conditionnement. Par exemple, vos parents n’ont-ils pas répété maintes fois qu’il fallait gagner sa croûte dans la vie? Ce faisant, ils vous faisaient à l’idée que vous alliez travailler toute votre vie, il s’agissait là d’un conditionnement. Capitaliste? Pas nécessairement, mais il était toutefois teinté de cette idéologie parce que vos tuteurs omettaient de vous préciser qu’une minorité d’êtres humains, issue d’une autre classe, la bourgeoisie, n’allait pas travailler identiquement, n’allait pas bûcher dur pour gagner sa croûte, qu’elle n’avait qu’à récolter le fruit de votre labeur pour profiter sereinement de la vie et gagner celle-ci en «mérite» (En réalité, c’est nous qui gagnons leur vie, mais le conditionnement capitaliste nous enseigne que ce sont eux qui nous nourrissent «Ne mordez pas la main qui vous nourrit».) .

Mais si ce conditionnement vous avait fait part de cette exploitation, vous n’auriez pas vu les choses de la même façon. Depuis votre tendre enfance, vous n’auriez pas regardé la bourgeoisie de la même façon, sachant qu’elle retirait un profit du labeur d’autrui, dont le vôtre, pour s’adonner aux plaisirs de toutes espèces et d’une ignoble indifférence aux misères humaines de la «majorité». Votre respect envers votre employeur, en vieillissant, aurait été tout autre, car sa prétention du mérite ne vous aurait pas trompé, ni les soit disant risques qu’il aurait entrepris, car vous auriez su que le risque était partagé sous ce système et que vous auriez semble t-il, fait votre juste part dans la société, comme lui comme entrepreneur.

Notre modèle capitaliste, teinté d’un conditionnement incomplet quant à l’éducation des masses, ne rapportant pas tous les faits du modèle actuel, comme l’exploitation du labeur d’autrui par exemple, ou le fait que le «mérite» et le «risque» des bourgeois ne sont que fictifs, ne peut être que totalitaire dans ces conditions, parce que les débats de fond, entre autre sur l’exploitation, n’ont pas eu lieu, ni à l’âge adulte, ni à l’âge de la puberté, ni à l’âge de l’enfance, où l’on imprègne dans notre mémoire tous ces concepts de base, comme «gagner sa croûte dans la vie», dire «s’il vous plaît», etc.. Le débat de fond en question, comme désiré dans le système capitaliste –par les capitalistes-, passe sous le tapis afin de repousser les vaines tentatives de repousser les limites de l’ignorance de la masse laborieuse, ce qui permet  la domination de cette dernière par la minorité bourgeoise (Au Québec, il y a environ 180 000 employeurs, nous sommes des millions camarades salariés.).

Autrement dit, oui, nous vous avons modelé. Du moins, quelqu’un l’a fait, non nécessairement consciemment ou intentionnellement, mais ce fut fait. Et par cette modélisation, votre caractère combatif quant à vos droits de travailleur, de créateur de richesses, ne dépassera pas les limites que l’on vous a imposées à votre jeune enfance sauf si… Sauf si vous avez par accident, ou par curiosité, accès à d’autres sources d’informations. Et lorsque vous tombez sur des contradictions, lorsque vous êtes apte à percevoir les classes, à en comprendre les intérêts, vous ne pouvez passer outre le débat idéologique sauf si…, sauf si vous le décidez volontairement. Il ne s’agit donc plus de simple conditionnement, mais d’un choix, qui vous appartient, bien entendu. Et dès lors que vous faites ce choix, vous cessez d’être un simple conditionné, pour devenir un aliéné volontaire. C’est-à-dire que vous ne défendez aucunement vos propres intérêts, en toute connaissance de cause et  que vous choisissez cette voie, qui vous apparait la meilleure; soit par opportunisme, soit par insensibilité, donc par égoïsme d’une certaine façon, ou par individualisme, ce qui revient sensiblement au même finalement.

Individualisme, opportunisme, autonomiste idéaliste.

Le conditionnement dans lequel nous nous développons est sans contredit enclin à nous mener vers l’individualisme, par l’opportunisme, ce que certains québécois, issus d’une branche très idéaliste, nommeront l’autonomisme, ce qui n’est en réalité qu’un travestissement du terme utilisé. Cet individualisme est conditionné par la propagande d’un environnement, ce dernier invitant à fermer les yeux sur les malheurs des autres.

Et qui dit individualisme, ne passe pas à côté de l’opportunisme, mais en dépend. Car les malheurs des uns, sont certainement révélateurs quant au bonheur des autres, tout comme le marathonien n’est pas totalement déçu de voir son adversaire s’effondrer avant la ligne d’arrivée. Même s’il s’agit d’un élément déterminant pour le nouveau vainqueur, il s’agit également d’opportunisme, car en perdant, l’effondré laisse à autrui la chance de gagner. Mais une chose est certaine, toutes et tous ne gagneront pas, et toutes et tous profiteront des erreurs des autres, par opportunisme. Car ils sont conditionnés pour ce, plutôt que d’être conditionnés à soutenir leurs camarades tombés au combat et à les aider à terminer la course.

L’opportunisme se caractérise certes par un moindre, sinon par un grave égoïsme envers les autres. Il divise les humains, conditionnés pour ce sous le régime capitaliste, quitte à les opposer les uns aux autres, à les mener vers une compétition féroce. Ils iront même jusqu’à défendre des idées ne défendant pourtant pas leurs intérêts de classe. Tel est le danger de l’opportunisme, il peut aisément suivre le vent, puis soudainement ne plus servir les intérêts de celui qui frappe la balle au bond, pour ensuite servir ceux, temporairement, de celui qui vient tout juste de lancer la balle frappée au bond, vice-versa.

Celui d’une classe, le prolétaire par exemple (salarié), peut sortir de celle-ci par opportunisme. Gagnant par exemple un lot à la loterie, un prolétaire ayant vendu sa force de travail toute sa vie peut ensuite acheter la force de travail de ses anciens camarades issus également du prolétariat. Ainsi, il passe de l’exploité à l’exploitant, en attrapant la balle au bond, par opportunisme. Mais combien y a-t-il de balles pour le nombre de joueurs, et le sachant, comment faire fi du fait que le système capitaliste concentre inévitablement les richesses chez une très minime minorité bourgeoise (détenant les moyens de production)? Les dés du jeu sont truqués et on s’impose démocratiquement nous-mêmes d’y jouer tout de même.

Sinon, un simple travailleur, épargnant, peut disposer de capitaux suffisants pour débuter son entreprise, pour ensuite passer de l’exploité à l’exploitant, encore par opportunisme, par une chance saisie dans un système qui crée ces «chances». Rappelez-vous, pas de pomme sans pommier. L’infrastructure du système capitaliste, ses lois sur la propriété privée entre d’autres, conditionne et crée les potentialités que l’on connait, dont l’exploitation du labeur d’autrui via des moyens de production privés, acquis sur des conditions données par des conditionnements, eux-mêmes produits d’antécédents processus, cela, possiblement sans fin.

Une chose est certaine, l’opportunisme oblige l’individu l’appliquant, à fermer les yeux sur les conditions de ses anciens camarades de classe, sinon sur ses propres anciennes conditions. Un exploité, s’étant plaint toute sa vie de son exploitation, peut donc, pour ainsi dire, devenir le salaud qu’il dénonçait à ses camarades prolétaires. L’opportunisme peut donc se préciser autant par le type qui achète à pseudo-rabais des pneus d’hiver, que par le type qui profite largement de ses égaux, des humains, via la santé privatisée par exemple. Mais encore, lorsque l’opportuniste saisit sa chance, il oublie de fait, la réalité. Par exemple, que les pneus ne sont pas en spécial, qu’ils sont moins chers pour X raison, mais il saisit sa chance tout de même averti, préférant ne pas s’attarder à ce soucis, qu’il dira de pacotille en contrebalance de son plaisir de dépenser ce qu’il ne possède finalement qu’artificiellement.

Et lorsque l’opportunisme se mêle à l’aliénation, l’aliénation volontaire est une réalité, parce qu’elle comporte une dose d’aliénation, et d’opportunisme, certes volontaire. Et des deux, nous constatons que l’aliénation devient  parfois un choix. Pourquoi? Parce qu’elle sert alors les nouveaux intérêts de l’individu, appartenant désormais à une nouvelle classe, sinon espérant y appartenir. Ainsi, cet individu démontre un individualisme patent vis-à-vis ses semblables et découvre ce qu’appellent les adéquistes, l’autonomisme. Certes, l’autonomisme n’a rien à voir avec le capitalisme, il s’agit là d’une valeur, tout comme les valeurs familiales, ou les valeurs dites de liberté, dont les idéalistes, tels les adéquistes ou toutes ces sauces capitalistes, tentent de s’approprier, frauduleusement, en modifiant la signification dudit terme.

Aliénation volontaire

Mêlant ces deux adjectifs, que sont l’aliénation et l’opportunisme, nous vient l’aliénation volontaire. C’est que, l’individu, l’exploité surtout, en vient à appuyer des projets qui le serviront personnellement, tout en punissant ses semblables de classe, ses camarades prolétaires par exemple. Prenant lui les promesses électorales d’un parti populiste comme positives, visant justement à s’asservir ces aliénés, il met de côté les intérêts de ses camarades de classe créatrice de richesses, sinon ses propres futurs intérêts, en espérant tirer son épingle du jeu. Ce faisant, il se tire plutôt dans le pied, mais surtout, dans ceux de ses camarades de classe, les prolétaires.

L’encouragement des pouvoirs bourgeois n’est au fond que le reflet d’une vache habituée de se faire traire, et en redemandant. Elle n’en est pas moins exploitée pour son lait.

Ainsi, il favorise l’intérêt bourgeois, lequel ne demande qu’à diviser les masses laborieuses qu’il exploite. Car ainsi, divisés, ces travailleurs, ces prolétaires, ne peuvent créer de véritable rapport de force entre les deux classes et sont donc plus faibles pour défendre leurs intérêts de classe exploitée «majoritaire», contre ceux de la minorité parasitaire qui ironiquement, les exploite.

À titre d’exemple, les États-Unis d’Amérique, depuis déjà plusieurs années, amènent des capitaux à Cuba, les distribuant injustement, inéquitablement aux Cubains, défiant ainsi au passage, les règles établies de ce pays socialiste- aux travailleurs défendant le capitalisme surtout (des opportunistes égoïstes vis-à-vis leurs camarades de classe à mon humble avis). Ainsi, ils créent des divisions, des classes, des écarts de richesse, qui favorisent leurs intérêts capitalistes. Et ainsi, ils favorisent l’individualisme, l’égoïsme, ou ce qu’appelleraient les adéquistes, de l’autonomisme. Ils favorisent le capitalisme en créant des conditionnements allant en ce sens. Les «bébelles», les divertissements, sont comme d’antan, toujours efficaces pour abrutir les masses. La politique du pain et des jeux a fait ses preuves par le passé et continue de le faire aujourd’hui.

Mais ce faisant, ils mettent également en péril l’humanité, sinon sa majorité laborieuse, sachant très bien que seule une minorité en tirera réellement profit. L’exploitante, bien sûr! Et ce faisant, ils excusent indirectement, l’ordre établi, c’est-à-dire, la dictature bourgeoise. Et c’est le but.

L’aliénation volontaire ne sert donc aucunement les intérêts de la majorité laborieuse de ce monde, les prolétaires, mais plutôt, sa minorité parasitaire, les bourgeois. Ils n’ont pas fait plus que les autres pour avoir tous ces mérites, le système capitaliste le leur a concédé et les capitalistes ont créé le capitalisme. L’aliéné se plaint parfois qu’il y toujours eu des riches et des pauvres dans ce monde de misère, et que c’est ainsi, mais il ne se plaint jamais du fait qu’il existe un système créant ces deux bassins d’humains, divisés par des lois dogmatiques qui se fichent des facteurs humains, de ces dit systèmes imposés par des minorités.

Conclusion

Je dirais donc, pour ma part, que l’aliénation volontaire est l’un des pires ennemis de la révolution, mais qu’il est l’un des meilleurs alliés de l’ordre établi, soit de la dictature bourgeoise. Car de fait, l’opportuniste sert indirectement, sinon directement, les intérêts de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, en divisant les troupes, en divisant les masses laborieuses, en divisant les prolétaires majoritaires, exploités par cette minorité bourgeoise.

Les arguments balancés par les capitalistes sont toujours les mêmes, et ironiquement, ils proviennent de l’argumentaire capitaliste, défendant ce parasitisme, et prônant l’asservissement le plus total de ceux qui créent ironiquement ce qu’ils quémandent, la richesse.

Abolissons le patronat

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 2 février 2011

Musée du PatronatLe Conseil du Patronat, ce porte-voix pour la minorité parasitaire bourgeoise, s’est prononcé sur la loi anti-briseur de grève. Il favoriserait, quel hasard, son abolition…

Mais j’ai une bien meilleure idée encore! Nous devrions abolir le Conseil des Larves, qui ne sert de toute façon que des trous de cul ayant eux-mêmes amplement les moyens de se défendre, contrairement aux travailleurs, qui pour seulement contrer le vampirisme des parasites bourgeois, doivent s’unir via des syndicats, ce qui leur donne un semblant de rapport de force qui, nous le voyons bien, n’équivaut qu’au droit de japper.

Monsieur Dorval, président du Conseil des Paresseux, argue que la minorité parasitaire bourgeoise n’investira pas d’avantage, dans un endroit où les règles pour définir les limites de l’exploitation, donneront quelconque contrepoids aux travailleurs salariés, aux prolétaires. Mais qui s’en étonne au juste? Si ce n’est que lui qui, après avoir rencontré des détaillants et des commerçants, en vient à cette conclusion, cachant elle-même un totalitarisme des plus flagrants, mais passé sous silence par nos chers médias de masse, plutôt conciliants eux-mêmes au diktat du patronat. Lequel?

Celui de la concentration de la richesse au sein de ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil désuet de la Pourriture, qui lui, ne tient pas compte de ce fait obstiné, qu’est la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise –dans une économie capitaliste-, détenant les moyens de production. En cela, ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil des Parasites, deviennent inévitablement les seuls potentiels acteurs des investissements, au Québec comme ailleurs où ce régime capitaliste est appliqué, euh…, imposé.

Bref, le Conseil des Potentats que préside monsieur Dorval s’obstine à remettre, constats après constats, des totalitarismes qui se refusent de reconnaître que la richesse n’est pas partagée, et en ce sens, il ferme les yeux sur le fait que les lois économiques du capitalisme sont vétustes, voire déconnectées de la réalité.

Et puisque j’ai de si bonnes idées, pourquoi s’arrêter là?!? Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’il impose des dogmes relatifs à des lois économiques qui ne répartissent pas la richesse, tout en en faisant fi, pourquoi ne pas abolir le capitalisme, ce salariat qui engraisse, ceux qui engraissent monsieur Dorval, qui est incapable de gagner sa vie dignement, en faisant sa juste part, comme les travailleurs qu’il opprime de ses verbes?

Le Conseil des Trous de cul ne peut finalement que représenter ces justes personnages, en balançant ici et là, la merde qu’ils extirpent de leurs tripes, pendant que les travailleurs vident les leurs à faire vivre ces trous de cul.

Débarrassons-nous des Trous de cul, en nous débarrassant du salariat et de la sorte, nous nous débarrasserons des merdes qu’ils évacuent.

Un véhicule d’idées

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 19 novembre 2010

Contre le RLQLe RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts  précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

Les idées des libertariens et la réalité

1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres»  s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

L’État

D’abord, l’État, du terme connu,  vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement».  L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un  régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit  droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

Le capitalisme 101 et le rapport de classes

Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres.  Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

Les classes et leurs intérêts

Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires.  Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

Conclusion finale

Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance.

Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ne nous concernent guère.

Les coopératives devraient être l’Intérêt Premier des syndicats contemporains

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 5 octobre 2010

Les preuves de l’efficacité des syndicats à défendre les intérêts des travailleurs salariés ne sont plus à faire. Largement, ceux-ci nous ont prouvé qu’ils pouvaient apporter un semblant de contrepoids au diktat des employeurs, ou à tout de moins, non seulement sont-ils aptes à quémander certaines conditions de travail pour continuer la création de richesse, mais ils parviennent à imposer cette relative et légitime demande à leurs apports pour la société et l’enrichissement personnel des propriétaires de moyens de production.

Les syndicats ont mené les luttes que toutes et tous n’avaient pas le courage de même entamer. Seul, devant la bourgeoisie unifiée par son régime capitaliste, le prolétaire individuel ne faisait pas le poids contre l’autorité établie, du monde dit de Droit. Mais uni, même s’il a goûté au mousquet plus d’une fois dans son histoire, le prolétariat s’est conséquemment donné des pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir sans l’Union de ses forces laborieuses.

Le syndicat aura également contribué à l’obtention de meilleures modalités d’entente sur l’exploitation du labeur du prolétariat syndiqué et non-syndiqué. Il aura apporté de meilleurs salaires par exemple, ou à des régimes de pension, des couvertures médicales, etc.. Sans l’effort commun des salariés, rien de ceci n’aurait été possible. La dictature bourgeoise n’aurait aucune entrave, comme le souhaitent en fait les libertariens, qui arguent que le corporatisme disparaîtrait avec la disparition de l’État. Reniant ainsi le fait qu’il existe des intérêts communs aux bourgeois, et le fait qu’ils se concerteront, même contre le prolétariat démuni d’outil d’intervention –afin là de mettre en place des structures qui les avantageront d’abord-, les libertariens se campent dans le monde imaginaire qu’ils se sont créé pour la cause, en niant; le rapport d’«exploitation» entre le prolétariat et la bourgeoisie, le fait qu’il faille préalablement –ou l’emprunter– posséder du capital pour entreprendre, mais surtout, que les conditions de chacune et chacun sont relatives à des conditionnements précis, qui ne sont en rien niable et/ou négligeables en regard du jugement social qui sera porté contre les conditionnés, puisque l’économie va de pair au social.

C’est bien simple, sans le syndicat, les travailleurs persisteraient à quémander, sans cesse quémander, chacun de leur côté, sans rapport de force possible.

Mais d’autre part, jusqu’ici, les syndicats n’amènent manifestement rien d’autre qu’un rempart contre les mauvaises gestions bourgeoises, ou les jeux de force comme les «lock-out» ou quelconque autre oppression bourgeoise. Ils ne visent pas plus loin, ils ne jouent plus leur rôle respectif, soit celui de servir l’intérêt des travailleurs salariés. Or, il y a une solution, et non la moindre pour palier à ce surplace historique.

En ce système capitaliste, où les capitaux ne sont pas à portée de toutes et tous, il y existe d’autres orientations que de quémander à ceux qui possèdent le capital nécessaire à l’élaboration de moyens de production. Les toiles sociales que composent les coopératives, permettent ce prêt de capitaux et l’aide nécessaire à l’appropriation de moyens de production par les prolétaires –salariés-, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion sérieuse et rigoureuse de la coopérative.

Et où je veux en venir avec les syndicats et les coopératives? Plutôt que de concentrer des sommes pour palier à des «lock-outs» ou à encaisser des grèves de pacotille, non toutes aussi productives que les manifestations de masse –Celles-ci, en Europe, font-elles reculer les gouvernements s’aplatissant devant le concert de demandes bourgeoises d’être sauvé de leurs propres ratées?-, les syndicats devraient mettre des capitaux de côté pour acheter d’éventuels moyens de production que des bourgeois faillant à leur gestion d’entreprise, seraient tentés de laisser partir pour des «peanuts» en cas de faillite. Ils pourraient également, simplement magasiner la possibilité de démarrer leur propre coopérative, entre salariés, et entrer en compétition avec l’employeur actuel.

Les syndicats devraient voir à prendre possession des moyens de production dont ils se spécialisent. Les syndicats doivent revoir leur rôle, et ne pas jouer le jeu du capitalisme, comme le font «les fonds» de certains syndiqués… Il ne faut pas seulement mettre du capital ici et là en guise d’investissement, mais s’approprier les moyens de production, et les développer en coopératives, en guise d’alternative économique et donc, en guise d’alternative sociale à l’individualisme et à l’égoïsme crasses qui sévissent en nos sociétés capitalistes.

Cela, en soi, peut paraître bénin, mais il apparaît qu’une telle entreprise nous permettrait, tout en nous dégageant de la centralisation des pouvoirs en l’État, de nous dispenser de l’exploitation des humains par les humains, mais également de permettre aux entrepreneurs de vaquer à ce qu’ils chérissent le plus de cet univers –outre leurs proches sans doute-, où leur créativité est indispensable à l’innovation, à l’évolution donc, de l’humanité.

Ainsi, les lois de l’offre et de la demande sont temporairement respectées, jusqu’à ce qu’entrent en collision, les contradictions patentes de ce système de consommation, versus la viabilité de ce dernier, pour l’humanité toute entière. Car tôt ou tard, ces lois de sorcier ne seront plus crédibles, ou c’est que, celles-ci imposeront un monde encore plus dur que ce capitalisme corporatif que dénoncent les capitalistes absolus, ceux-là, voulant l’éradication de tout intervenant entre le salarié et l’employeur, logiquement.

Les syndicats doivent démontrer qu’une alternative économique est possible et qu’en rien, nous, prolétaires, ne serons désormais prêts à négocier, dans un proche avenir. Nous sommes majoritaires, nous les faisons vivre, nous les enrichissons, nous leur octroyons des pouvoirs étonnamment démesurés et ne sommes pourtant pas comme eux de nous, dépendants d’eux. Nous devons nous tenir debout, et remplacer ce nouveau cadavre du capitalisme, par un véritable socialisme. Les coopératives en sont une forme, et il faut bien commencer quelque part, non?

Il faut aller de l’avant en ce sens et ne pas réparer ce qui ne fonctionnera de toute façon pas. Il faut faire table rase et remplacer cette dictature par la nôtre. Ramenons la démocratie comme elle se doit d’être. La coopérative est une opportunité à ne pas dénigrer, en ce sens que nos productions seraient également le fruit de notre démocratie réelle.

Est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que ça rapportera plus que les entreprises privées? Eh bien, si la bourgeoisie, elle, investit dans les moyens de production, ce doit être que ça en vaut parfois la peine. Ensuite, afin de savoir si ce sera plus payant que l’entreprise privée, pour le travailleur salarié précisément, vous n’avez qu’à demander aux bourgeois, si  ça en vaut la peine, d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. La richesse concentrée en leur petite minorité, me dit que oui…

(Maintenant, à tort, les libertariens croient que les socialistes ne veulent pas reconnaître les légitimes mérites d’un entrepreneur, ou d’un innovateur quelconque. Ils se trompent. Nous reconnaissons de loin ce mérite imaginatif, mais en rien, nous ne considérons ce mérite comme légitimant l’exploitation de quiconque. D’ailleurs, nulle part au monde il n’est nécessaire de se faire exploiter. C’est d’ailleurs tout ce que défendent réellement les libertariens, soit le droit d’exploiter son prochain, quelque soient les besoins…)

Partout sur Terre, le prolétariat se mobilise à nouveau

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 1 octobre 2010

Alors qu’au Québec se chamaillent les oppositions à savoir si le capital corrompt avec pour ce, rien de moins qu’une commission au coût exponentiel, ailleurs, en Europe, la vague de prolétaires récalcitrants des plans d’austérité bourgeois déferle dans les rues de plus d’une dizaine de pays, rage aux poings.

En effet, l’imposition par les gouvernements européens de ces plans dits d’austérité se bute à la vague insubordonnée de prolétaires envahissant la rue. Alors qu’en Grande-Bretagne, la jeunesse du parti travailliste semble s’être choisis un marxiste comme prochain chef, les rues de l’Espagne et celles de la Grèce laissent place à un fort affront entre les forces laborieuses et l’État policier qui prévaut, qui nécessaire à l’imposition de ce sauvetage du système d’exploitation capitaliste, vient néanmoins enfreindre d’autre part, la véritable démocratie.

Le prolétariat, plus uni que jamais en Europe, semble comprendre l’amorce inhumée dans ces plans, qui imposera la fin du contrat social octroyé comme modalité aux prolétaires du système capitaliste du 20e siècle. Les riches s’enrichiront d’avantage, les pauvres s’appauvriront d’avantage. Ainsi sera-t-il, tel que les dogmes du système capitaliste nous l’imposent. Nous nous imposerons, en les laissant faire, la survie de notre propre exploitation. Il faut y mettre fin.

Mais il brandit le poing, tient des barricades artisanales ici et là, lance des projectiles à celui qui lui en lance, le prolétariat européen. Ce prolétariat, sidéré de ce qu’on tente de lui imposer, ne se laissera pas faire. Et si la vague d’indignation européenne semble plus majeure que celle du Québec, elle n’est pas moins relative aux montants octroyés aux banques européennes, qui dépassent de loin les montants alloués à nos banques du Québec.

Cela dit, il ne faut pas non plus sous estimer le rôle de la Presse nord-américaine à cet effet. Aux États-Unis d’Amérique par exemple, où les montants octroyés par l’État dépassaient 1000 milliards de dollars, le prolétariat, s’y divise. D’une part, les marxistes rappellent leurs multiples mises en garde antérieures et d’autre part, le Tea Party des libertariens, avec comme vedette un pseudo-journaliste du réseau «Fox News», en redemande, affirmant que c’est parce que l’État jouait le rôle de soupape, que cela s’est produit. Selon les libertariens, le corporatisme serait dû à l’existence de l’État, comme si la disparition de ce dernier, entraînerait la disparition des intérêts communs de cette élite minoritaire et parasitaire qu’est la bourgeoisie.

Rien n’est donc plus sur, en notre Amérique du Nord, car pour ce qui est du Sud, fidèle à elle-même, la gauche se développe et prend du galon. Hugo Chavez vient de gagner à nouveau, sa majorité à l’Assemblée. Jusqu’en 2012 donc, il pourra asseoir confortablement ses réformes jusqu’aux prochaines présidentielles. Lula quitte le pouvoir du Brésil, mais non sans y laisser ta trace socialiste. Le Nicaragua de Daniel Ortega va également de l’avant, comme il le peut. La Bolivie fait avec les coups sales de Washington et ses mercenaires, tant bien qu’elle continue d’avoir l’aide de Cuba en santé, et celle du Venezuela en énergie, mais elle tient sa gauche. L’Équateur fut hier le théâtre d’une tentative de Coup d’État à l’endroit de Rafael Corea, mais il a le soutien des forces policières, des forces militaires et des chefs de ces services officiels et surtout, le soutien inconditionnel de la rue! Bref, l’Amérique du sud est à gauche, mise à part quelques bastions où d’ailleurs, la dictature prévaut, ainsi que les enlèvements d’opposants, et leur assassinat. Colombie cheffe de file en cette matière, elle n’en est pas moins occupée par les forces armées révolutionnaires de Colombie, qui expriment ainsi la division du peuple colombien.

Alors qu’attendons-nous, prolétaires? Qu’attendons-nous pour revendiquer d’avantage de pouvoir, maintenant que la bourgeoise s’est tapé une nouvelle faillite générale? C’est effectivement le moment ou jamais de rappeler aux gouvernements provinciaux du Canada, que la bourgeoisie a fait faillite, et que nous ne désirons pas leur offrir un nouveau mandat d’exploitation de nos besoins, de nos labeurs et de nos maladies. Il est temps, en cet instant, de franchir le seuil qui nous sépare d’une véritable révolution. On nous a menti pendant des années, des décennies, afin d’enrichir la minorité possédante. Nos pays ont envahi d’autres pays pour imposer ce modèle que nous ne chérissons même pas. Nos femmes et nos hommes sont tombés au combat en Afghanistan, pour y imposer cette vision étriquée de l’économie, et du social par conséquent. Le Vietnam, pour avoir osé braver le ô Kapital, a subi le bombardement de 22 000 000 de tonnes d’explosifs, en plus de se soumettre à l’épandage de terrible Agent Orange, qui continue après près de 40 ans, d’y faire des victimes. Cela pourquoi chers prolétaires? Parce que les leurs, leurs prolétaires, avaient choisi le socialisme! Tout simplement!

N’oubliez pas ce qu’on nous impose! La fin du contrat social! La fin des régimes de pension à certains endroits, ou leur effacement progressif! Des hausses de coûts des services sociaux! L’effacement progressif de ces services sociaux! Des réformes économiques sans précédent, ouvrant ici et là, des panels de privatisation! Le privé en santé, parce que les dogmes du capitalisme ne nous permettent pas dit le ô Kapital, de nous soigner! Et cela pourquoi chers camarades? Parce qu’ils se sont plantés, encore une fois!

Alors certes, la violence est un peu ce qui attend celui qui ne voudra pas suivre le pas de la fanfare bourgeoise. Mais ne vaut-il pas mieux mourir debout que de vieillir à plat ventre, je vous le demande? Changeons les choses, mettons fin à l’exploitation des humains par les humains! Nos adversaires idéologiques n’ont que faire de nos arguments, c’est par la force qu’ils nous imposent leur modèle de toute façon! Ne perdons plus de temps, renversons le régime capitaliste! Installons notre dictature! Celle du prolétariat! Et faisons table rase!

Une piste pour Bastarache, le financement des partis politiques…

Posted in Uncategorized by sylvainguillemette on 17 septembre 2010

En regardant et en écoutant de long en large les questions, les réponses, et les commentaires colportés par le public sur la commission Bastarache, on s’aperçoit qu’aucun ne tente de se disculper d’avoir financé le parti Libéral, et même qu’au contraire, les gens vantent leur don, comme une fierté momentanée digne des plus grands démocrates. Or, cette possibilité de donner généreusement à un parti n’est pas égalée chez tous les sympathisants et militants des divers partis politiques et les raisons en sont fort simples.

Chacun de nous, dans cette société capitaliste, ne gagne pas le même pain pour son labeur. Relativement, chacun ne peut pas donner autant à son parti de choix, que ceux qui en ont les moyens. D’ailleurs, nos différences de classe sont interprétées par les partis politiques,  par leur programme. En relativisant nos moyens et nos besoins via leur programme, les partis politiques de diverses tendances, ou de diverses classes devrais-je dire, s’assurent de bien répertorier les points d’ancrage nécessaires à la conquête de leur électorat.

Un parti Libéral de nom par exemple, tentera de faire plaisir à l’élite possédant les capitaux, afin qu’elle lui confère le pouvoir, en fait, afin qu’elle gagne le pouvoir elle-même, via son parti représentatif de classe. Alors que les partis nationalistes, comme le Parti Québécois, en feront de même, tout en attirant la branche nationaliste et en l’excitant de ses propres valeurs, par de belles grandes phrases et sollicitations vides de bon sens, mais nationalistes à tout de moins. D’autre part, il y a les partis qui en promettent encore d’avantage que les libéraux à l’élite mieux nantie, comme ce parti populiste qu’est l’ADQ. Rempli de promesses creuses pour le prolétariat, elles n’en sont pas moins dans les faits, destinées à la même élite, tantôt nationaliste québécoise, tantôt fédéraliste canadienne, mais toujours bourgeoise ou mieux nantie. Et il y a ces exceptions, destinées au p’tit peuple, moins nanti, défendant la classe des prolétaires exploités par cette élite citée plus haut. Mais nous verrons que ces partis d’exception, dans le mode actuel de financement, n’ont pas les mêmes chances d’enrichissement, et pour raison.

D’abord, établissons les faits. Nous ne gagnons pas tous le même salaire, quoique beaucoup d’entre nous, dispensions des mêmes efforts au labeur. Ensuite, cette élite, mieux nantie, est soit mieux salariée, donc exploitée tout de même, ou propriétaire des moyens de production, à peu d’exception près. La loterie ou la succession peuvent aussi expliquer la richesse de chacun. Mais bref, personne dans ce mode économique capitaliste ne peut s’égaler en «mérites», ou fruits de celui-ci, alors pourtant qu’on ne puisse pas quantifier ce dit mérite. L’offre et la demande viennent donc, ici, palier aux «vides» idéologiques dudit système capitaliste.

Les capitalistes expliquent les écarts de richesse par le mérite, les sacrifices et les risques entrepris par la bourgeoisie. Or, nous avons déjà fait le tour de la question. Les prolétaires prennent autant, sinon plus de risques que les bourgeois, eux qui ne risquent pas une hypothèque, mais leur santé et leur vie au labeur et à la création de richesses, cela,  pour enrichir les autres, les parasites bourgeois en l’occurrence. Les prolétaires font également des efforts considérables, et même s’ils ne sont pas quantifiables, ceux-ci sont à tout de moins équivalents à ceux de la bourgeoisie, indéniablement dirais-je. Les raisons données pour expliquer les écarts de richesse ne sont donc que superstition. Les faits sont les faits.

Si vous possédez un moyen de production, que vous transmettez ensuite à vos enfants en guise d’héritage, cela changera le conditionnement de ces derniers, versus le conditionnement de ces enfants, issus de parents, plus modestement nantis. C’est indéniable. Si l’enfant du mieux nanti, possédant désormais les capitaux hérités de ses géniteurs, décide d’entreprendre une «bonne idée», il lui sera indéniablement plus facile de le faire, que l’enfant qui héritera des dettes de ses prédécesseurs. Autrement dit, les processus expliquent les processus, les conditionnements expliquent les conditions. La pomme tombe du pommier, et non pas de l’oranger –Les loteries s’assurent de faire tomber quelques pommes de l’oranger, pour éviter la grogne populaire. Voyons-le comme une soupape. On pourrait considérer la loterie comme ces miettes de pain lancées au p’tit peuple par les diverses tyrannies.-. Vice-versa.

Ayant fait le tour de la question des écarts de richesse, il devrait nous apparaître clair désormais, que toutes et tous ne peuvent pas exercer leur «devoir démocratique», comme le stipulait Jean Charest  quant à ses donateurs. Sachant donc que certains peuvent donner leur maximum de 3000 dollars annuellement au parti de leur choix, et que d’autres ne pourront rien en faire, il me semble clair, à moi, que les partis défendant les intérêts des moins nantis n’auront guère à se mettre sous la dent, étant donné la pauvreté de leur électorat. Qu’y a-t-il là, de démocratique?

Le débat sur le financement des partis politiques me semble donc plus pertinent que jamais. Car qui donne, s’attend à certains retours d’ascenseurs, non nécessairement directs, mais tout de même, s’attend à ce qu’on lui rende la monnaie de la pièce. Il n’y a rien donc, d’étonnant à ce que certains donateurs, ou collecteurs de fond, veuillent exercer une pression au niveau de la sélection des juges, ou de tout autre poste vacant au sein de l’appareil gouvernemental, au sein bref, de la dictature élue. Ce pourquoi, nous les socialistes, parlons d’une dictature bourgeoise non-élue, qui se cache de fait, derrière les donations aux partis politiques. Voilà le visage de nos vrais dirigeants.

Y a-t-il une solution à tous ces maux? Il y en a plusieurs à vrai dire. Mais n’en prenons qu’un aujourd’hui.

Par exemple, en n’octroyant qu’un montant par vote, comme il se fait déjà d’ailleurs en complément des dons particuliers, on s’assure d’un financement démocratique. Les dons n’ont rien de démocratiques en soi, ils ne sont, comme les «droits»; d’exploiter le labeur d’autrui, leurs besoin et leurs maladies, que le constat porté par une aliénation, voulant que le riche, qui qu’il soit, soit méritant. Or, ces mérites s’additionnent via le labeur d’autrui pour la plupart du temps. Ce ne sont donc, là encore, que des constats de conditions, apportées pourtant, par des conditionnements niés, ou évités dans tous débats entre socialiste et capitalistes, entre les idéalistes et les matérialistes-marxistes. Les riches donnent beaucoup à leur parti d’«intérêts», parce qu’ils ont les moyens de le faire. Ils ne sont pas plus démocrates que les autres, pas plus que les prolétaires par exemple, qu’ils exploitent via leur labeur en tant que possédants des moyens de production. C’est d’ailleurs le labeur du prolétariat qui leur octroie d’emblée, le pouvoir d’agir financièrement, soit donc, de donner généreusement au parti politique de leur choix.

En mettant fin au financement des partis politiques par donations particulières, on met ainsi fin au financement antidémocratique des partis politiques et conférons ceux-là à se contenter de ce qu’ils méritent véritablement, et démocratiquement. Cela ne règle peut-être pas tout, mais cela du moins, a le mérite de rendre le financement des partis politiques plus démocratique que jamais. Mais encore…, on pourrait aller bien plus loin si le prolétariat le désirait!