Quand le matérialisme s'en mêle…

Congédiement massif chez Pratt & Whitney Canada

Posted in Capitalisme, Fermeture d'usine, Mises à pied, Sous-traitance, Syndicat by Jean-Sébastien Vézina-Girard on 13 octobre 2009

 

Sur la rue d’Auvergne à Longueuil c’est la consternation du syndicat chez Pratt & Whitney Canada. L’entreprise supprimera 250 emplois d’ici fin 2009, dont 200 au Québec. En plus de cette triste nouvelle elle annonce aussi la fermeture  d’une des plus importante usine à Longueuil pour 2010 qui mettra au chômage 160 travailleurs de plus dont 120 syndiqués.

Le représentant syndical, M. Camile Larochelle, affirme que cette usine emplois 400 personnes mais qu’elle peu facilement  en employer plus de 800. Il indique aussi que ces mises à pied porteront au total à 1000 le nombre pertes d’emplois cette année seulement, malgré de large subvention (141,9 millions $) de la part du gouvernement du Québec.

Il ajoute aussi que chaque travailleur en moyenne paie environ 170$ par semaine en impôt au gouvernement québécois seulement ce qui donne au bout de l’année 8,9 millions $ en moins dans les coffres de l’État.

«Depuis quelques années, on essayait d’attirer du travail à valeur ajouté pour cette usine, on travaillait fort au niveau de l’organisation du travail, des horaires, de la flexibilité, a affirmé M. Larochelle. Maintenant, on se sert de la situation économique pour restructurer les deux autres usines pour être capables d’englober les activités de l’usine de la rue d’Auvergne et de mettre à pied des employés supplémentaires. C’est enrageant.»

Avec ces pertes d’emplois l’entreprise se tournera vers la sous-traitance tel qu’annoncé par  Nancy German, la vice-présidente aux communications.

Qu’apporte de bon la sous-traitance à une compagnie comme Pratt & Whitney ? Premièrement les salaires des sous-traitants seront bien inférieurs à ceux des employés, de plus aucune négociation avec un syndicat et aucune garantie d’emplois stable. Bref une main d’œuvre tout aussi efficace mais bien plus facilement malléable au niveau des conditions de travail et qui plus est coupe des postes à des permanents qui auront perdu leur emplois.

 

Mme German, affirme que la sous-traitance de la distribution et de l’entreposage des pièces se fera au Québec, mais elle oublie de mentionner dans quelles régions les autres secteurs d’activité se feront. Elle dit aussi que les mises à pied, sont dû à plusieurs facteurs tels que; les entrepôts sont utilisées à 30%, qu’il n’y a  pas de banc d’essai, que l’usine n’est pas à proximité d’un aéroport (quoique Saint-Hubert n’est pas très loin environ 20 min) et que le bâtiment originale date de 1913 et aurait requis des investissements importants. Mais à quoi servent les subventions si ce n’est que pour moderniser les structures? Et une mauvaise gestion de l’entreposage justifie-t-elle  un congédiement massif?

 

Le syndicat entend entamer des poursuites judiciaires pour le congédiement des employés syndiqué  sous prétexte de crise économique brisant ainsi les clauses de la convention collective adopté le 17 décembre 2007 qui prévoyait la protection des travailleurs contre les mises à pied.

 

Sources;

http://www.romandie.com/infos/news2/200909301916042AWP.asp

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/09/20090930-190340.html

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/fabrication/200909/30/01-907012-pratt-whitney-canada-supprime-410-emplois.php

http://www.ruefrontenac.com/affaires/entreprises/11575-paw

http://www.pressegauche.org/spip.php?article1327

6 Réponses

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  1. Jean-Sébastien Vézina-Girard said, on 14 octobre 2009 at 23:57

    Mais la bureaucratie est quand même un problème, car elle constitue une classe entre la bourgeoisie et le prolétariat qui a ses propres intérêts, objectifs économiques et politiques que seul les bourgeois savent satisfaire. Il est bien entendu qu’il y a des exceptions mais pour la majeure partie du temps c’est une classe qui donne l’impression à des prolétaires qu’ils n’en sont pas et qu’ils sont plus près de la bourgeoisie sans pour autant leur donner tout les privilèges et le contrôle du prolétariat. Donc elle est suffisament perméable pour le passage des profiteurs et suffisament hermétique pour emprisoner le peuple dans ses mailles.

  2. Sylvain Guillemett said, on 14 octobre 2009 at 02:58

    «EN PLUS ( TROP DE CHEFS POUR LE NOMBRE D’INDIENS ) »

    Il faut faire attention Daniel, la décentralisation des pouvoirs n’est jamais mauvaise, mais l’absence des travailleurs comme organisateurs de ces pouvoirs dans l’équation, elle, joue un rôle clé dans le développement de notre société, collective ou individualiste soit-elle. Peu importe.

    Une chose est certaine, c’est que le pouvoir concentré dans les mains d’une seule entité, ou d’un groupe minoritaire et parasitaire, est elle, encore pire que la bureaucratie.

    Voyez vos vrais ennemis Daniel, ce sont les bourgeois.

  3. Sylvain Guillemett said, on 14 octobre 2009 at 02:54

    Et avant que quelqu’un ne me dise que les cadres peuvent être punis également, sachez cher lectorat que ceux-ci ne sont pas propriétaires des moyens de production, et que donc, mon argumentaire demeure entier. Le bourgeois ne paie jamais, sauf en dernier, sa propre et mauvaise gestion de l’entreprise privée qu’il détient.

  4. Sylvain Guillemett said, on 14 octobre 2009 at 02:38

    Effectivement Daniel, le problème ne réside pas dans la bureaucratie, mais dans l’absence d’une gestion prolétarienne de cette dite bureaucratie. Le prolétariat doit se conditionner à gérer des entreprises, comme celle de Pratt & Whitney. Mais pour cela, vos syndicats doivent y voir, et cesser donc, de ne s’en tenir qu’aux moyens de pressions loufoques, ou de quémander des acquis, déjà acquis, comme le mot lui-même le précise.

    Il est temps pour le prolétariat, de renverser cette bourgeoisie et de prendre possession des moyens de production. Mais encore… Pour prendre le pouvoir, il faut un parti révolutionnaire, ou un qu’un débat révolutionnaire ait lieu dans votre syndicat, à savoir que faire, contre cette fermeture d’usine.

    Par exemple, croyez-vous que les gros bonnets, les propriétaires de P & W, vont eux se serrer la ceinture? Et si non, pourquoi donc? Ne sont-ils pas ceux, selon les dogmes du capitalisme, qui devaient prendre les risques? Et s’ils n’ont pas pris ces risques, êtes-vous conscient que c’est vous, le prolétariat, qui en vérité prenez ce risque? Que c’est vous, après mauvaise gestion, qui prenez la porte?

    Occupez donc cette usine, je serai à vos côtés pour sûr, si vous en avez le courage. Et mes camarades y seront aussi. Occupez cette usine, faites tourner celle-ci, et usez de votre avantage en nombre. Vous pouvez décentraliser cette gestion, conditionner le prolétariat de votre usine à cette gestion, et montrer aux sales bourgeois, qui sont les véritables créateurs de richesses, et les véritables maîtres du jeu ici.

    Certes, vous aurez cette saleté d’État aux trousses, la police, serviteur du ô capital et de ses détenteurs, vous donnera du fil à retordre, mais votre exemple, lui, amènera du fil à retordre aux policiers, et à cet État pourri capitaliste…

    Bonne chance Daniel!

    Notez bien:

    Chez Pratt & Whitney, une compagnie pourtant privée, ce sont les prolétaires qui y auront pris des risques «de gestion». Ils seront les seuls, ou les premiers du moins, à subir la mauvaise gestion des parasites qui les auront parasité jusqu’ici. Mais pourtant, dans le monde mythique des capitalistes, ce sont seuls, les bourgeois qui prennent ce genre de risque, ce pourquoi, les capitalistes ne disent que le bourgeois est le véritable méritant. Et pourtant, nous sommes à même de constater la parfaite contradiction ici.

    Aussi, on dit que le bourgeois, non seulement prend les risques, mais de plus, travaille fort pour arriver à son soit disant mérite. Or, vous ne serez pas surpris de voir Daniel répondre qu’il n’a jamais vu, ni un quelque court instant, les propriétaires de P&W produire, ou faire rouler une machine, sinon, créé la richesse.

    Parce qu’en vérité, les bourgeois ne créent pas de richesse. Ils usent de leurs capitaux, lesquels, dans un monde capitaliste, servent à payer le labeur d’autrui, à l’acheter, pour que cet autrui produise cette richesse, cette plus-value. Avec cette plus-value, le bourgeois tire des profits de la production de ses employés, sans quoi, il ferme les portes.

    Mais du coup, on peut également mesurer tout le sérieux des prétentions bourgeoises! Sont-ils méritants de quoi que ce soit? Ou ne sont-ils en fait, que des intermédiaires entre l’offre et la demande, sinon la demande et l’offre? Car de fait, les prolétaires demandent, les bourgeois paient pour qu,on offre, et finalement, les prolétaires répondent à leur offre, mais pour enrichir le bourgeois!

    N’importe quoi! Un enfant de cinq ans peut repérer la supercherie!

  5. Jean-Sébastien Vézina-Girard said, on 13 octobre 2009 at 12:31

    En fait je suis persuadé que des conseils ouvriers serait à même de mieux gérer l’entreprise que ces gestionnaires ou directeurs comme vous le dites Daniel. Je connais personnellement 3 personnes qui y travaille dont une qui va perdre sont emplois et qui commence à être dépressive (elle pense même au suicide), mais pour les deux autres jene sais pasencore s’ils vont garder leur travail.

    Merci pour le commentaire Daniel cela nous éclaircie beaucoup à savoir les vrais problèmes de l’entreprise, je pense que les empoyers sont bien plus enclin à dire ce qui ne va pas que des gestionnaires assis dans leur bureau qui EUX ne perde pas leur emlpois et n’on aucun risque tout court.

  6. daniel said, on 13 octobre 2009 at 11:57

    moi même je travail chez pratt depuis plus de 20 ans , et je peut vous dire , que le plus gos problême que j’ai vu personnellement , c’est la  » GESTION  » ! ont change directeurs a tout bout de champs , les superviseurs vienne pratiquement tous de l’extérieur de la compagnie , ( pas d’expérience ) et ils prenne n’importe qui pour faire n’importe quoi ! EN PLUS ( TROP DE CHEFS POUR LE NOMBRE D’INDIENS ) comme ont dit ! ils veulent des employers polivalent ! comment voulez-vous être bon partout dans une ligne comme l’aréonautique ? eany way sa a toujours été du bla bla et sa sera toujoours du bla bla !!!! vive la pologne le mexique et les indes , pour fire nos jobs !!!


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