Quand le matérialisme s'en mêle…

Atteinte à la liberté d’expression, ou simple mesure punitive envers des médias au contenu diffamatoire?

Caracas a-t-elle fermée 34 stations de médias privés, ou n’a-t-elle que nationalisé des médias au contenu diffamatoire, ceux-ci invitant souvent, la population à prendre les armes contre le socialisme et appartenant de plus, entièrement, à l’oligarchie vénézuélienne (27 familles possèdent de manière privilégiée plus de 32% du spectre radiophonique, ce qui démontre l’existence d’une oligarchie médiatique ».) constituée de 5 riches familles –possèdent l’ensemble des usines, des terres et des magasins de consommation, ainsi que les médias-?

Les médias capitalistes, ce matin, s’empressent de condamner la «fermeture» de 34 stations de radio privées, sans toutefois préciser la nature de ces dites fermetures. Or, les stations n’ont pas été fermées, mais furent nationalisées, contrairement –déjà un mensonge- au contenu des médias capitalistes internationaux rapportant la nouvelle, erronée dans ce cas-ci.

C’est que, depuis l’inexistence d’un renouvellement de licence à RCTV, qu’on avait en Amérique du Nord dépeint comme une fermeture arbitraire, les médias capitalistes n’en finissent plus d’attaquer le gouvernement socialiste démocratiquement élu du Venezuela, quitte à dévoiler leur incapacité d’user d’impartialité dans le domaine de la nouvelle. Car déjà là, rapportant la nouvelle sur RCTV, les médias capitalistes internationaux omettaient de préciser que la station privée avait participé au coup d’État raté de 2002, dans lequel la C.I.A. avait investi beaucoup d’efforts pour faire tomber le nouveau Commandante bolivarien, qu’elle avait séquestré, suite à son enlèvement. Lors de ce coup d’État raté, RCTV et –Globovision- avaient été jusqu’à inviter l’électorat à assassiner le président démocratiquement élu, comme quoi la démocratie n’a d’importance que lorsque des capitalistes sont élus…, selon les médias privés du Venezuela à tout de moins.

Ainsi, les médias capitalistes se lancent encore dans une guerre médiatique, tentant au passage, d’atteindre la légitimité du président socialiste Hugo Chavez. Ils font passer pour des fermetures arbitraires la nationalisation de stations privées, appartenant en réalité, à une poignée de mêmes propriétaires, alors que ces stations ont largement dépassé leur rôle médiatique, en attribuant par exemple, des catastrophes naturelles au pouvoir en place, élu par le peuple. Ces médias se sont tournés contre les intérêts du peuple, ont laissé tomber l’impartialité, pour défendre de fait, les intérêts d’une classe minoritaire et parasitaire au sein de tous pays de ce monde, la bourgeoisie. Ce faisant, ils ne font plus leur travail, qui n’est que de rapporter la nouvelle, sans jugement partial. Ce faisant, ils viennent également s’attaquer à la démocratie, au choix du peuple vénézuélien.

Les organisations bidons de dite «défense de la démocratie» ou de «liberté d’expression», comme Reporters Sans Frontières, s’empressent de dénoncer l’atteinte à la liberté d’expression, quitte à balayer sous le tapis, les crimes insurrectionnels des dites stations médiatiques qui, ne l’oublions pas, invitent régulièrement leurs auditeurs à la désobéissance civile, sans qu’il n’y ait de raison pour ce, ou à l’assassinat des dirigeants, ce qui ne serait aucunement accepté sur les sols des pays capitalistes industrialisés comme le Canada,  les États-Unis d’Amérique, la France ou la G-B… Sans oublier l’invitation de RCTV à prendre les armes, comme Globovision l’avait également fait, et à tuer le président Chavez, démocratiquement élu pourtant.

Cette campagne s’inscrit dans une suite d’attaques contre le nouveau socialisme du 21e siècle et arbitrairement, les médias capitalistes du monde entier jugent vite une situation qu’ils n’expliquent que par des sauts d’humeur d’un soit disant «dictateur(1)» qui pourtant, lui, fut élu tout en conservant un appui de taille à travers une quinzaine de référendums gagnés sur dix ans. Aucun démocrate états-unien ne saurait se vanter d’un tel appui, encore moins les putchistes oligarchiques du Venezuela ayant été chassés par le peuple, lors du coup d’État raté de 2002, fomenté lui, également par la C.I.A. –une vieille habitude qu’ils n’ont semble t-il, pas perdue-.

Je dénonce donc pour ma part, les médias capitalistes de s’adonner à une autre tentative de putch à l’endroit d’un président démocratiquement élu, un socialiste surtout. Et connaissant le poids de ces instances privées à travers le monde, il ne serait pas surprenant que l’on tente de diviniser un semblant de «grogne populaire», semblable à ce qui s’est créé ces dernières semaines contre l’élu démocratique d’Iran, malgré une si faible contestation populaire en réalité(2). D’ailleurs, on parle dans les médias capitalistes d’une centaine de manifestants, tentant de faire passer le gouvernement socialiste répressif envers des putchistes, pour une tyrannie, pour une dictature alors qu’il est invraisemblable de parler de dictature avec les appuis populaires qu’a obtenu Chavez à son dernier référendum ou lors de ses derniers scrutins. Et vous ne serez pas surpris, en regardant les photos des manifestants, de constater qu’il s’agit d’une classe à part, plus riche, et perdant d’année en année, le pouvoir qu’elle exerçait, au détriment de la majorité plus pauvre du Venezuela.

(1)    Les impérialistes des régimes capitalistes usent souvent de ce répertoire de termes, désobligeants, vis-à-vis les socialistes du monde entier. Tantôt «dictateur», tantôt «dirigée d’une main de fer», sinon «répressif», bref, les médias capitalistes, privés également, n’ont aucune retenue vis-à-vis les gouvernements socialistes.

(2)    Je n’appuie pas personnellement le président d’Iran, mais je n’appuie pas plus les putchistes du clan Rafsandjani, issus de la banlieue Nord de Téhéran, un bastion bourgeois. Alors que nous sommes parfois des milliers tus par nos médias quant à des manifestations à Montréal –dénonçant des abus bourgeois ou policiers par exemple-, les journaux locaux trouvent le moyen d’aborder la manifestation d’une cinquantaine de personnes frustrées à l’autre bout du monde, en Iran. Trouvez l’erreur!?!

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