Quand le matérialisme s'en mêle…

L’aliénation volontaire

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L’aliénation volontaire

L’aliénation volontaire, comme elle le précise, est volontaire. Elle est le mélange entre l’opportunisme qui peut exister sous le système capitaliste –Où il est possible par la détention d’un amas de capital –un monopole- d’exploiter le labeur d’autrui, comme par magie, sans argument pour défendre cette idée –Le Risque et le mérite sont je crois, détruits comme idées. Les employés de GM ont semble-il, prix un risque énorme en entrant chez GM. Aussi, ils sont autant méritants, sinon plus, puisque ce sont eux qui créent la richesse.- -. et  l’aliénation, aidée certes d’une dose d’incitation à l’opportunisme de par les médias, sinon même, notre mode de vie capitaliste. Ces deux idées ne sont que les coulées de sang d’une même plaie. C’est le capitalisme. Nous le verrons plus loin.

Aliénation, ou conditionnement?

D’abord, l’aliénation, elle est issue d’une propagande, tant soit elle héritée des tuteurs de l’enfant, qu’elle pourrait l’être des diverses informations déversées dans les médias de masse. On suit nos tuteurs, qu’ils soient nos parents ou quelconques autres personnes. Nous les suivons. Nous suivons leurs conseils,  nous suivons ensuite leurs règles, et nous faisons tout cela contre nos intérêts de classe, s’il y a lieu, car tel est le conditionnement de vie des capitalistes lorsqu’ils naissent dans ces sociétés capitalistes.

Ce faisant, nous infirmons également les faits, le fait qu’il existe des classes par exemple, et qu’une d’entre elles, est inutile, nous exploite, et cela, sans aucun argument apte à défendre cette exploitation. Car le mérite n’est pas une qualité que seul le bourgeois possède. Et s’il possède cette qualité, il ne la possède pas plus que les créateurs de richesses du moins. Même le «risque» qu’il prétend prendre «plus que les autres» n’est pas à la hauteur des dommages que subiront les prolétaires…., ayant eux, couru le risque de céder la gestion de leur avenir aux bourgeois, car relativement, si le bourgeois échoue, le prolétaire suivra, parfois par masses.

Donc, comme nous le disions, les enfants reçoivent une éducation, que leurs tuteurs ont reçue avant eux, laquelle sera teintée d’une idéologie, sans surprise capitaliste dans le modèle que nous examinons. Ainsi, les bienfaits et les malheurs d’une idéologie se transmettent via la communication entre parents (tuteurs) et enfants, même si celle-ci est erronée, ou qu’elle contrevienne aux intérêts de celui qui la reçoit comme formation. Par exemple, vos parents n’ont-ils pas répété maintes fois qu’il fallait gagner sa croûte dans la vie? Ce faisant, ils vous faisaient à l’idée que vous alliez travailler toute votre vie, il s’agissait là d’un conditionnement. Capitaliste? Pas nécessairement, mais il était toutefois teinté de cette idéologie parce que vos tuteurs omettaient de vous préciser qu’une minorité d’êtres humains, issue d’une autre classe, la bourgeoisie, n’allait pas travailler identiquement, n’allait pas bûcher dur pour gagner sa croûte, qu’elle n’avait qu’à récolter le fruit de votre labeur pour profiter sereinement de la vie et gagner celle-ci.

Mais si ce conditionnement vous avait fait part de cette exploitation, vous n’auriez pas vu les choses de la même façon. Depuis votre tendre enfance, vous n’auriez pas regardé la bourgeoisie de la même façon, sachant qu’elle retirait un profit du labeur d’autrui, dont du vôtre. Votre respect envers votre employeur, en vieillissant, aurait été tout autre, car sa prétention du mérite ne vous aurait pas trompé, ni les soit disant risques qu’il aurait entrepris, car vous auriez su que le risque était partagé sous ce système et que vous auriez semble t-il, fait votre juste part dans la société.

Notre modèle capitaliste, teinté d’un conditionnement incomplet quant à l’éducation des masses, ne rapportant pas tous les faits du modèle actuel, comme l’exploitation du labeur d’autrui par exemple, ou le fait que le «mérite» et le «risque» des bourgeois ne sont que fictifs, ne peut être que totalitaire dans ces conditions, parce que les débats de fond, entre autre sur l’exploitation, n’ont pas eu lieu, ni à l’âge adulte, ni à l’âge de la puberté, ni à l’âge de l’enfance, où l’on imprègne dans notre mémoire tous ces concepts de base, comme «gagner sa croûte dans la vie», dire «s’il vous plaît», etc.. Le débat de fond en question, comme désiré dans le système capitaliste –par les capitalistes-, passe sous le tapis afin de repousser les vaines tentatives de repousser les limites de l’ignorance de la masse laborieuse, ce qui permet  la domination de cette dernière.

Autrement dit, oui, nous vous avons modelé. Du moins, quelqu’un l’a fait, non nécessairement consciemment, mais ce fut fait, volontairement ou non. Et par cette modélisation, votre caractère combatif quant à vos droits de travailleur, de créateur de richesses, ne dépassera pas les limites que l’on vous a imposées à votre jeune enfance sauf si…

Sauf si vous avez par accident, ou par curiosité, accès à d’autres sources d’informations, comme ce blogue en est une par exemple. Et lorsque vous tombez sur des contradictions, lorsque vous êtes apte à percevoir les classes, à en comprendre les intérêts, vous ne pouvez passer outre le débat idéologique, sauf si…, sauf si vous le décidez volontairement. Il ne s’agit donc plus de simple conditionnement, mais d’un choix, qui vous appartient, bien entendu. Et dès lors que vous faites ce choix, vous cessez d’être un simple conditionné, pour devenir un aliéné volontaire. C’est-à-dire que vous ne défendez aucunement vos propres intérêts, en toute connaissance de cause. Que vous choisissez cette voie, qui vous heurte, soit par opportunisme, soit par insensibilité, donc par égoïsme d’une certaine façon, ou par individualisme, ce qui revient sensiblement au même.

Individualisme, opportunisme, autonomiste idéaliste.

Le conditionnement dans lequel nous nous développons est sans contredit enclin à nous mener vers l’individualisme, par l’opportunisme, ce que certains québécois, issus d’une branche très idéaliste, nommeront l’autonomisme, ce qui n’est en réalité qu’un travestissement de terme. Cet individualisme est conditionné, lui, par les médias, mais également par la propagande d’un quelconque proche, ce dernier invitant à fermer les yeux sur les malheurs des autres.

Et qui dit individualisme, ne passe pas à côté de l’opportunisme, mais en dépend. Car les malheurs des uns, sont certainement révélateurs quant au bonheur des autres, tout comme le marathonien n’est pas totalement déçu de voir son adversaire s’effondrer avant la ligne d’arrivée. Même s’il s’agit d’un élément déterminant pour le nouveau vainqueur, il s’agit également d’opportunisme, car en perdant, l’effondré laisse à autrui la chance de gagner. Mais une chose est certaine, toutes et tous ne gagneront pas, et toutes et tous profiteront des erreurs des autres, par opportunisme. Car ils sont conditionnés pour ce, plutôt que d’être conditionnés à soutenir leurs camarades tombés au combat et à les aider à terminer la course.

L’opportunisme se caractérise certes par un moindre, sinon par un grave égoïsme envers les autres. Il divise les humains, conditionnés pour ce sous le régime capitaliste, quitte à les opposer les uns aux autres, à les mener vers une compétition féroce. Ils iront même jusqu’à défendre des idées ne défendant pourtant pas leurs intérêts de classe. Tel est le danger de l’opportunisme, il peut aisément suivre le vent, puis ne plus servir les intérêts de celui qui frappe la balle au bond, pour ensuite servir ceux, temporairement, de celui qui vient tout juste de lancer la balle frappée au bond, vice-versa.

Celui d’une classe, peut sortir de celle-ci, par opportunisme. Gagnant par exemple un lot à la loterie, un prolétaire ayant vendu sa force de travail toute sa vie, peut ensuite acheter la force de travail de ses anciens camarades issus également du prolétariat. Ainsi, il passe de l’exploité à l’exploitant, en attrapant la balle au bond, par opportunisme.

Sinon, un simple travailleur, épargnant, peut disposer de capitaux suffisants, pour débuter son entreprise, pour ensuite passer de l’exploité à l’exploitant, encore par opportunisme, par une chance saisie.

Une chose est certaine, l’opportunisme oblige l’individu l’appliquant, à fermer les yeux sur les conditions de ses anciens camarades de classe, sinon sur ses propres anciennes conditions. Un exploité, s’étant plaint toute sa vie de son exploitation, peut donc, pour ainsi dire, devenir le salaud qu’il dénonçait à ses camarades prolétaires. L’opportunisme peut donc se préciser autant par le type qui achète à rabais des pneus d’hiver, que par le type qui profite largement de ses égaux, des humains. Mais encore, lorsque l’opportuniste saisie sa chance, il oublie de fait, la réalité. Par exemple, que les pneus ne sont pas en spécial, qu’ils sont moins chers pour X raison, mais il saisie sa chance, préférant ne pas s’attarder à ce soucis, qu’il dira de pacotille.

Et lorsque l’opportunisme se mêle à l’aliénation, l’aliénation volontaire est une réalité, parce qu’elle comporte une dose d’aliénation, et d’opportunisme, certes volontaire. Et des deux, nous constatons que l’aliénation devient choix, pourquoi? Parce qu’elle sert alors les nouveaux intérêts de l’individu, appartenant désormais à une nouvelle classe, sinon espérant y appartenir. Ainsi, cet individu démontre un égoïsme patent vis-à-vis ses semblables, un individualisme patent vis-à-vis ses semblables et ce qu’appellent les adéquistes, un autonomisme. Certes, l’autonomisme n’a rien à voir avec le capitalisme, il s’agit là d’une valeur, tout comme les valeurs familiales, ou les valeurs dites de liberté, dont les idéalistes, tels les adéquistes, tentent de s’approprier le sens des termes, frauduleusement.

Aliénation volontaire.

Mêlant ces deux adjectifs, que sont l’aliénation et l’opportunisme, nous vient l’aliénation volontaire. C’est que, l’individu, l’exploité surtout, en vient à appuyer des projets qui le serviront personnellement, tout en punissant ses semblables de classe, ses camarades prolétaires par exemple. Prenant lui les promesses électorales d’un parti populiste comme positives, visant justement à s’asservir ces aliénés, il met de côté les intérêts de ses camarades de classe, sinon ses propres futurs intérêts, en espérant tirer son épingle du jeu. Ce faisant, il se tire plutôt dans les pieds, mais surtout, dans ceux de ses camarades de classe, les prolétaires.

Ainsi, il favorise l’intérêt bourgeois, lequel ne demande qu’à diviser les masses laborieuses qu’il exploite. Car ainsi, divisés, ces travailleurs, ces prolétaires, ne sont plus unis et sont donc plus faibles pour défendre leurs intérêts de classe exploitée.

À titre d’exemple, les États-Unis d’Amérique, depuis déjà plusieurs années, amènent des capitaux à Cuba, les distribuant injustement, inéquitablement aux cubains, -défiant ainsi par le passage, les règles établies de ce pays socialiste- aux travailleurs défendant le capitalisme surtout (des opportunistes égoïstes vis-à-vis leurs camarades de classe). Ainsi, ils créent des divisions, des classes, des écarts de richesse, qui favorisent leurs intérêts capitalistes. Et ainsi, ils favorisent l’individualisme, l’égoïsme, ou ce qu’appelleraient les adéquistes, de l’autonomisme.

Mais ce faisant, ils mettent également en péril l’humanité, sinon sa majorité laborieuse, sachant très bien que seule une minorité en tirera réellement profit. L’exploitante, bien sûr! Et ce faisant, ils excusent indirectement, l’ordre établi, c’est-à-dire, la dictature bourgeoise. Et c’est le but.

L’aliénation volontaire ne sert donc aucunement les intérêts de la majorité laborieuse de ce monde, les prolétaires, mais plutôt, sa minorité parasitaire, les bourgeois.

Conclusion.

Je dirais donc, pour ma part, que l’aliénation volontaire est l’un des pires ennemis de la révolution, mais qu’il est l’un des meilleurs alliés de l’ordre établi, soit de la dictature bourgeoise. Car de fait, l’opportuniste sert indirectement, sinon directement, les intérêts de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, en divisant les troupes, en divisant les masses laborieuses, en divisant les prolétaires majoritaires, exploités par la bourgeoisie.

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