Quand le matérialisme s'en mêle…

Des fortes hausses à la bourse, mais encore…

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Ces jours-ci, les médias capitalistes ne cessent de savourer les spectaculaires hausses boursières, les considérant comme la fin de la crise bourgeoise, laquelle fut traitée telle une crise économique mondiale, ce qui n’était pas le cas. Mais d’où viennent ces hausses et quel est la raison les rendant possibles, s’il y a crise?

C’est en fait, assez simple à expliquer. D’une part, les hausses ne reflètent pas nécessairement une reprise des marchés, mais plutôt une opportunité, pour les plus gros, d’avaler les plus petits, donnant ainsi vie aux critiques sur la cartellisation des richesses de Karl Marx. Mais d’une autre part, il s’agit en plus d’une vague médiatique qui fait fi de la réalité, du fait qu’il a fallu plusieurs milliers de milliards pour éponger les dettes bourgeoises, comme par exemple celle du plus gros assureur (AIG) états-unien, sinon des plus gros concessionnaires automobiles, et de plusieurs banques d’envergure internationale. Et sans ces re-financements, rien de tout cela ne serait possible, les hausses n’auraient jamais eu lieu, sinon dans quelques décennies du moins, le temps de tricher d’une autre façon ou d’appuyer sur le bouton RESET.

C’est que, faisant faillite, les banques perdaient également l’avoir de millions d’états-uniens, lesquels consomment, lesquels épargnent, lesquels se préparaient pour leur fin de vie, voire une retraite dorée. Et ce faisant, elles auraient amené, avec elles, à la faillite, tous ces épargnants, ces millions de travailleurs contribuables, puis s’en serait suivi une chute dramatique des bourses, bien plus dramatique que celles enregistrées jusqu’ici. Par exemple, en Argentine, lorsque les banques ont tout perdu, ses bourgeois ont fui le pays, apportant avec eux, ce qui restait des capitaux des épargnants. S’en est, et c’est normal, suivi une tempête de manifestations, lesquelles ont apporté leur lot de changement au sein de ce peuple, comme par exemple le droit d’occuper les usines, sinon de créer des coopératives de travail.

Ainsi, en trichant, les capitalistes ont renfloué les banques, les assureurs et les concessionnaires n’ayant pas su gérer leur entreprise, mais ce, avec l’argent des contribuables, lesquels n’avaient toutefois pas consenti à donner d’avantage de capital à ces exploitants. De fait, sans l’argent des travailleurs contribuables, donc des prolétaires pour la plupart, le tout serait tombé dans la fosse aux faillites, apportant avec eux un lot de misère incomparable, ni vu depuis au moins 1929 –aux États-Unis du moins-. Il faut également rappeler que jamais les épargnants ayant sauvé leurs exploitants n’auront quelconque ristourne sur les capitaux qu’ils viennent, sans le savoir ou le vouloir, d’accorder aux bourgeois.

Mais pire encore, ces capitaux, distribués ici et là, n’existent tout simplement pas, ils sont donc considérés, ici, comme une future dette, laquelle sera partagée parmi les moins nantis et la classe moyenne, en misères et en impôts. Cette dette s’élève déjà à plusieurs milliers de milliards de dollars états-uniens, et ne cesse de grossir, à mesure que les problèmes bourgeois se font connaître.

Nos chers capitalistes auront donc su tirer profit d’une aliénation pratico-totale, afin de préserver leurs avantages, ceux-même qu’ils ont depuis qu’ils exploitent les prolétaires, ces mêmes prolétaires qui aujourd’hui, paient leur note pour mauvaise gestion d’entreprise –Ce qui confirme donc que cette bourgeoisie n’était point méritante en ce qui concerne le «risque», ni le «mérite».-.

Et maintenant, ce sont les serviteurs du capitalisme, ces privilégiés, bien rémunérés, qui annoncent la «bonne nouvelle», les marchés reprennent… Gérald Fillion, le «spécialiste» de l’économie à RDI,  hier, parlait d’une spectaculaire hausse des bourses, sans toutefois noter et préciser aux spectateurs que depuis le début de la crise bourgeoise, déjà plus de 3 000 milliards de capitaux nouveaux furent imprimés et ce, au gré de la demande bourgeoise. Jamais, Fillion ne dira que toute cette hausse ne dépend que des investissements, non-consentis, des travailleurs contribuables. Jamais il ne parlera du fait que, sans cette aide, c’en était terminé de ce système d’exploitation du labeur d’autrui.

Depuis le début de la crise bourgeoise, les pertes d’emploi se multiplient. Aujourd’hui, on estime à 4000 états-uniens par jour, le nombre de personnes perdant leur demeure. Les demandes de chômage sont à la hausse également et sont estimées, elles, à près de 600 000 par semaine. Du jamais vu en 30 ans! Mais tout ceci nous amène à un autre point, celui du risque.

Car il est clair, désormais, plus que jamais, que le risque fut partagé et que donc, la raison que clamaient les capitalistes pour extirper une valeur-ajoutée du labeur des prolétaires, n’était en rien réelle ou fondée. Aujourd’hui, ce ne sont pas les bourgeois de ces entreprises touchées par de la mauvaise gestion qui tombent comme des mouches, mais bien leurs exploités, ces prolétaires contribuables, comme anciennement, comme toujours. Mais aussi, permettons-nous de répéter que la gestion, non saine, de ces entreprises, était également une revendication servie par la bourgeoisie pour légitimer l’exploitation massive des travailleurs contribuables, eux, majoritaires dans toutes sociétés.

Bref, que ces hausses dont nous parlent ces capitalistes, sinon ses défenseurs, sont intimement reliées au dépouillement futur des prolétaires, lesquels paieront pendant des décennies des dettes, dont plusieurs milliers de milliards, tout ça, aux seules fins de permettre aux bourgeois minoritaires et parasitaires de se soustraire de leur responsabilité et de perpétuer leur exploitation de notre labeur à nous, les prolétaires majoritaires.

Il est donc également légitime, de clamer haut et fort, un changement de système économique, afin que les travailleurs soient considérés, afin qu’on extermine le droit d’exploiter le labeur d’autrui et afin qu’on ne permette plus jamais ces pillages.

Jusqu’ici, l’aventure bourgeoise états-unienne aura coûté plusieurs milliers de milliards de dollars, des dollars qui n’existent que sur facture. Que cette dette future aux prolétaires n’y gêne pas au passage, les «Gérald Fillion», sinon les autres capitalistes convaincus, cela va de paire avec leur aliénation, sinon avec les privilèges qu’ils ont trouvés à ce système parasitaire. Il en va sinon, de simple égoïsme, et d’imbécilité, donc d’aveuglement idéologique.

Les bourses sont des leurres, le capitalisme est mort, construisons maintenant le socialisme, puis le communisme! Place à l’évolution! Place à la révolution!

5 Réponses

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  1. Sylvain Guillemette said, on 27 juin 2009 at 21:18

    Mais ne pourrions-nous pas aller plus loin? Pourquoi ne pas débattre de l’existence même des bourgeois? Dois-je en faire un billet, reliant ce dernier aux conditions sociales, pour qu’il en surgisse un débat sur l’indifférence même de l’évolution humaine face à l’absence de cette classe minoritaire et parasitaire?

    Si oui, cela me fera un plaisir de lancer une vive initiative, laquelle j’espère, lancera de vifs débats pour suite.

    J’adore internet!

  2. Sylvain Guillemette said, on 27 juin 2009 at 20:56

    Et j’ajouterais, qu’il serait important de juger les «Gérald Fililon pour ce qu’ils sont, des complices. Puisque, même s,il n’y paraît pas, Gérald Fillion, pour ne prendre que lui, sait très bien ce qui se tronque, malgré les tronqués. Il s’agit donc, de complicité, ni plus, ni moins.

    Certains dits «économistes», iront jusqu’à vendre leur mère pour sauver leur emploi, mais voilà déjà, toute une différence avec le syndiqué d’une entreprise aliéné par les médias capitalistes. Gérald Fillion, lui, par exemple, n’y voit qu’une reprise des marchés, alors qu’il en est tout autre, qu’il en découle, et preuves l’appuient, du fait que les prolétaires -travailleurs contribuables- paient la note sans broncher, des bourgeois trop inaptes à gérer leurs propres finances, cette même qualité imaginaire qui les qualifiaient de méritants du labeur d’autrui.

    Bref, il n’existe aucune raison pour que le bourgeois exploite le prolétaire, et nous cesserons d’utiliser le terme prolétaire, lorsque les bourgeois cesseront d’utiliser leur influence, ou même, lorsqu’ils cesseront d’exister, sous cette forme, sous cette classe minoritaire et parasitaire.

  3. Sylvain Guillemette said, on 27 juin 2009 at 20:42

    Effectivement, comme le disait si bien Politzer, les conditions économiques doivent être changées, avant d’y percevoir un quelconque changement social, puisque les conditions sociales dépendent, elles, des conditions économiques, et si les conditions économiques ne favorisent que les exploitants des exploités, certes, une majorité, ici, s’en trouvera nue de tout attribut social.

    Mais puisque le débat même en découle, pourquoi ne pas parler de l’après capitalisme?

    Tout débat, extra-post-capitalisme, s’en trouverait, selon moi, hors contexte et hors sujet. Je n’irai pas, comme mes adversaires de droite, jusqu’à la censure des commentaires dépassant les limites du débat visé, mais je serai moins patient envers ces illuminés, sauf s’ils soulèvent des totalitarismes ou des soit-disant entendus.

    Qu’en suivent les débats, le plus démocratiques que puissent-ils être.

  4. Étienne Hallé said, on 27 juin 2009 at 14:44

    Les chiffres, les indices boursiers, les statistiques, c’est pratique pour les masse médias. Ça ne souffre pas; ça n’émeut pas. C’est comme les cadrans d’une machine. Mais sous ces indicateurs, la réalité est composée de personnes qui perdent leur emploi, leur maison, qui font les frais d’un système inacceptable. Pendant ce temps, la grande bourgeoisie continue à encaisser les millions et les travailleurs font des concessions. Que les gens acceptent ça démontre bien que nous vivons sous le règne de l’absurde.

  5. Jean-Sébastien Vézina-Girard said, on 27 juin 2009 at 13:07

    Très bonne analyse de la situation camarade, bien sûr il est a ce demander combien de temps les prolétaires/contribuables états-uniens et états-uniennes vont se laisser berner encore . La bourgeoisie renouvelle toujours ses façon de faire. Comme Du Pont qui autrefois était dans l’industrie pétrochimique et maintenant contrôle, comme Mosanto, les semances transgéniques pour les agriculteurs afins de faire des profit maximum en rendant ces semances stériles.

    La bourse n’est qu’une façade de l’économie quand les  »économistes » des médias de masse n’arrête pas de louanger les hausses de quelques points de pourcentage, sans vraiment démontrer la réalité social des États-Unis, ils veulent seulement que les gens regagnent confiance dans un système économique qui est en train de couler.


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