Quand le matérialisme s'en mêle…

Justice Internationale, mythe ou réalité?

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 21 décembre 2011

La Justice Internationale existe-t-elle? Ceux qui prétendent la servir sont-ils conséquents?

Ne trouvez-vous pas qu’il y de l’hypocrisie chez les pays les plus puissants de la planète? Posons-nous la question suivante : Les pays qui par exemple critiquent la répression en Syrie, n’ont-ils pas commis les mêmes gestes regrettables qu’ils accusent le régime Syrien d’avoir commis, à l’endroit d’innocents dans plusieurs pays souverains qui ne leur appartenaient pas, où visiblement, des intérêts mercantiles les titillaient?

Quelques contradictions 

Les États-Unis d’Amérique ont envahi pratiquement tous les pays de la planète et ils ne s’en sont jamais excusés, comme la Grande-Bretagne et la France, ou d’anciennes puissances coloniales, portugaises comme espagnoles. Et voilà que l’ensemble des pays occidentaux accusent sans preuve, ni corroboration intérieure de la Syrie, le régime syrien d’avoir fait 5000 morts parmi la population civile. Or, on a vent via les mêmes médias conciliants de la dictature bourgeoise, que les forces syriennes avaient elles aussi eu des pertes importantes. Il y a donc eu riposte de la part des manifestants «pacifistes», de ce qu’on peut observer. Ma question : Quel État de Washington, Paris, Londres ou Ottawa, accepterait de telles initiatives de la part des manifestants, manifestement devenus «hostiles» et autre chose que «pacifiste», quelque chose comme «violents», sur leur territoire?

Et puisque ces États appliquent cette mesure dans ces pays lointains, pourquoi ne nous laisseraient-ils pas manifester armés par exemple, ici, dans nos capitales? Ils peinent à nous laisser occuper des parcs qui nous appartiennent, ici… Mais quand même, il faut comprendre que les capitales bourgeoises du monde demandent à Damas de rester de glace devant l’évidence d’une révolte organisée de l’extérieur, par ces mêmes capitales bourgeoises! Faut le faire!

À Montréal, une pancarte de propagande est quasiment considérée comme une arme et des agents du SCRS et de la GRC quadrillent toutes les manifestations d’ordre économique, munis de leurs appareils photo et vidéo, souvent masqués eux-mêmes de cagoules. Des polices politiques en quelque sorte. Ce que ces États acceptent dans les pays qu’ils dominent de leurs laquais, leurs pions, et ce qu’ils soutiennent d’ailleurs financièrement, ils ne le permettent pas ici, chez nous, pour nous. Car c’est ce qu’il faut conclure chez nos chefs d’État, soit le refus de respecter et faire respecter les lois internationales, qu’ils imposent aux autres. «Faites ce que je vous dis de faire, pas ce que je fais.»

Au Vietnam, il y a eu plus de 4 millions de morts lors du conflit que les États-Unis d’Amérique ont initié et cela, seulement en ce qui concerne l’épandage de l’Agent Orange et des autres défoliants chimiques. Washington n’a jamais payé cette agression horrible qui d’ailleurs, continue de faire des victimes, même en 2011 et fort probablement pour quelques décennies encore, voire plus longtemps encore, tant avec les effets néfastes des produits chimiques que par les mines anti-personnelles qui jonchent le pays agressé. En effet, l’Agent Orange et les divers autres produits chimiques qui ont été largués sur le pays agressé ont atteint la nappe phréatique de ce dernier à plusieurs endroits et cela perturbe évidemment, gravement la santé des Vietnamiens. Les malformations ne sont pas rares, voire fréquentes. Il faut dire merci à John F. Kennedy puisque c’est lui qui autorisa la mission «Trail Dust»… Mille neuf cent-soixante-un, le Président Kennedy occupe la Maison Blanche et donne le feu vert à cette gigantesque guerre chimique appelée au départ « Opération Trail Dust » (traînée de poussière) avant de se révéler « Opération Hadès » : Dieu des morts et des enfers chez les Grecs. Puis vite rebaptisée « Opération Ranch Hand » (ouvrier agricole), parce que plus insignifiante.  ….. QUANTITÉS : Dix années sont nécessaires pour pulvériser 84 000 000 de litres de défoliants….. Le “Rapport Stellman”, qui est l’étude référence incontestée sur l’utilisation des défoliants au Viêt Nam, estime jusqu’à 4 800 000 le nombre de victimes potentielles ou silencieuses sprayées. Attention, ce chiffre ne tient pas compte des victimes empoisonnées ultérieurement par la chaîne alimentaire durant plus de quarante ans, ni de la progéniture des trois générations qui ont suivi jusqu’à ce jour. Les victimes passées et présentes sont des millions. Combien sont à venir ?

…»).

Ils sont où, la CPI et le TPI, lorsque ces pays violent les lois qu’ils imposent aux autres? L’ONU qui s’insurge contre les 5000 morts de la Syrie, des prétentions qu’on ne peut corroborer, demeure de glace envers Washington, qui en a fait plus de quatre millions au Vietnam et un autre million en Irak? Elles sont où, les sanctions économiques contre ces fautifs?

Israël l’intouchable, a, rappelez-vous, massacré plus de 1100 civils au Liban en 2006, lors d’une agression visant à affaiblir, voire à détruire le Hezbollah. Quelques villes furent totalement détruites et plusieurs structures essentielles; hôpitaux, écoles, centrales électriques, ponts, etc.., furent également détruites. Pour ce, Israël n’a pas lésiné sur les moyens. Tel-Aviv a autorisé l’usage de phosphore blanc dans un dessein offensif, ce qui est illégal au regard des lois de la guerre internationales, c’est donc un crime de guerre patent, comme la destruction d’ailleurs, des structures essentielles habitées par des civils. Il y a donc eu usage d’Armes de Destruction Massive de la part d’Israël, ce qui ne serait certes pas permis dans nos manifestations pacifistes ou de la part d’un État moins accommodant aux intérêts de la bourgeoisie, comme ce fut le cas pour l’Irak, ou la Libye.

En Irak, Washington a envahi un pays souverain, dont les limites auraient du limiter le droit de gérance des États-Unis d’Amérique. Les chiffres jouent entre 900 000 morts et 1.2 millions de morts et là encore, des armes chimiques ont été utilisées. En 2004, Fallujah fut pratiquement détruite et bombardée de plusieurs méthodes; NAPALM, artillerie anti-infanterie, phosphore blanc. Les États-uniens se vengeaient alors de la mort de deux des leurs, attrapés par des «insurgés» qui avaient raison de l’être. Le massacre fut semblable à bien d’autres, inutile et destiné visiblement à assouvir la soif de vengeance des envahisseurs. Ironiquement, la situation est pire en Irak, qu’elle fut sous Saddam Hussein et ce n’est pas près de s’améliorer, maintenant que les occupants lèvent les bottes. La guerre intestine reprend de plus belle et le gouvernement est sur le point de basculer, laissant place au vide politique et à une potentielle guerre civile.

Il faut que j’en cite d’autres, des exemples de contradictions? Nous allons y passer quelques mois, je vous le dis! Je pourrais citer tous les pays d’Amérique latine, où les Yankee ont posé leurs sales bottes pleines de sang. Je pourrais citer les pays de l’Asie; Indonésie (Suharto), Philippine, ou la Corée du sud, où Park Chung-hee sévit et élimine beaucoup d’opposants politiques, l’Égypte (instauration de la dictature de Mubarak dans les années 1980, par un Coup d’État de la CIA…), la Tunisie (Où en même temps qu’en Égypte, on installe la dictature des Ben Ali…), etc..

En bref, Washington, Paris et Londres n’ont aucune leçon à donner à quelconque gouvernement de ce monde.

Les États-Unis d’Amérique qui par exemple s’insurgent du «nucléaire» chez ses adversaires, est néanmoins le seul pays de toute la planète à s’être servi de cette arme, à deux reprises en moins de 4 jours, et à chaque fois, contre des villes dépourvues de soldats, mais bel et bien habitées par des civils. Quel exemple de maturité inébranlable!

Qui sait qu’à Séoul, plus de 1000 ogives nucléaires états-uniennes pointent depuis la guerre froide, sur la tête des Nord-Coréens, alors que la «communauté internationale» s’offusque du seul essai nucléaire du régime de Pyongyang? D’ailleurs, alors que les Russes pointaient de Cuba, des armes nucléaires sur Washington, qui s’en plaignait, cette dernière en pointait également contre Moscou, depuis la Turquie…

Cul de sac

Bien beau tout cela, mais il y a les droits de véto. Alors personne ne peut accuser les États-Unis d’Amérique, la France ou la Grande-Bretagne d’avoir commis des crimes de guerre… Les États-Unis d’Amérique ont le droit, comme ces autres États membres permanents du Conseil de Sécurité, de massacrer qui ils veulent. À preuve, la France et Kadhafi. Kadhafi fut d’abord bombardé par un avion français avant que les terroristes du CNT n’achèvent le vieillard. Il n’y aura aucune condamnation et pourtant, Hillary Clinton appelait ouvertement et publiquement à l’assassinat du dirigeant libyen. C’est un appel au meurtre, mais comme la Justice est à sens unique, madame Clinton ne risque rien. Si moi j’appelais à ce qu’on assassine George Walker Bush Jr et son père, je serais accusé d’appel au meurtre, puisque c’est illégal. Mais madame Clinton, elle, a le droit de le faire. C’est ce qu’il faut comprendre de cette grande Justice, elle est relative. Encore au portefeuille, naturellement. Vive le capital.

Quant aux droits de véto, ils assurent aux États membres du Conseil de sécurité permanent, un blindage contre de telles accusations à leur endroit. S’il fallait que les États voyous qui y ont été accusés paient pour leurs crimes, il y aurait belle lurette que Pékin, Moscou, Washington Londres et Paris seraient en faillite! S’il fallait que Washington subisse toutes les accusations qui l’ont touché au Conseil de Sécurité, elle serait sous pire embargo que celui qui afflige Cuba! S’il fallait que Tel-Aviv paie pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, qu’elle a générés, elle serait aussitôt considérée comme un État voyou et serait boycottée par les pays du monde, comme c’est le cas pour les pays «ennemis», comme l’Iran ou la Syrie! Il y a donc double mesure! Et d’ailleurs, où sont les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique sur cette question? Qu’attendent-ils pour envahir et inspecter les installations nucléaires israéliennes, qui ne sont pas déclarées? Israël possède plus de 600 ogives nucléaires et un programme complet de fabrication d’armes chimiques comme bactériologiques, mais personne ne peut l’en empêcher, puisque Washington applique son droit de véto lorsque vient le temps de punir la fautive.

Conclusion? Faites-moi part de la vôtre. La mienne? La Justice Internationale est un mythe, la justice, ce sont les puissants qui la dictent et l’appliquent. Les gagnants réécrivent l’histoire et les perdants rendent des comptes.

Mensonges et vérités sur la Syrie par Thierry Meyssan

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 29 novembre 2011

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l’appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique.

En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir aucun point commun. À la fin, il s’agissait de deux histoires radicalement différentes. Nous n’avions aucun moyen de savoir qui mentait et si l’une des deux sources disait vrai. Nos lecteurs avaient l’impression de devenir schizophrènes, d’autant que les médias ouest-européens ne relayaient que la version de l’OTAN et que, par conséquent, nos lecteurs n’étaient confrontés aux deux versions parallèles qu’en nous lisant. Nous avons continué cet exercice de style durant les trois mois de combats. Lorsque les armes se sont tues et que des confrères et des amis ont pu se rendre sur place, ils ont constaté avec stupeur qu’il n’y avait pas eu « de la propagande des deux côtés ». Non : la version de l’OTAN était entièrement fausse, tandis que celle des journalistes locaux était entièrement vraie. Dans les mois qui suivirent, des rapports parlementaires dans plusieurs États membres de l’Alliance établirent les faits. Plusieurs ouvrages parurent sur la méthode mise au point par le conseiller en communication de Tony Blair qui permit à l’OTAN de manipuler la totalité de la presse occidentale : le « story telling ». Il est possible d’intoxiquer la totalité des journalistes occidentaux et de leur masquer les faits, si on leur raconte un conte pour enfants, à la condition de ne jamais interrompre la narration, de la charger de références réveillant de lointaines émotions, et de lui conserver sa cohérence.
Je n’avais pas eu le réflexe de courir en Serbie avant la guerre et je n’ai pas pu le faire lorsque les armes parlèrent. Par contre, ami lecteur, je suis aujourd’hui en Syrie où j’ai pris le temps d’enquêter et où j’écris cet article. C’est en pleine connaissance de cause que je peux affirmer que la propagande de l’OTAN est aujourd’hui en action à propos de la Syrie comme elle le fut à propos de la Serbie.
L’Alliance a commencé à raconter une histoire déconnectée de la réalité, dont le but est de justifier une « intervention militaire humanitaire », selon l’oxymore blairien. Le parallèle s’arrête là : Slobodan Milosevic était un criminel de guerre que l’on cherchait à présenter comme un criminel contre l’humanité pour pouvoir dépecer son pays ; Bachar el-Assad est un résistant à l’impérialisme et au sionisme qui a soutenu le Hezbollah lorsque le Liban était attaqué et soutient le Hamas et le Jihad islamique dans leur quête pour la libération de la patrie palestinienne.
Quatre mensonges de l’OTAN
1. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, des manifestations de masse auraient lieu depuis huit mois en Syrie pour réclamer plus de libertés et le départ du président Bachar el-Assad.
C’est faux. Il y a bien eu, dans quelques villes des manifestations contre le président Bachar el-Assad à l’appel de prédicateurs saoudiens et égyptiens s’exprimant sur Al-Jazeera, mais elles n’ont rassemblé au total, au grand maximum, que 100 000 personnes. Elles ne réclamaient pas plus de libertés, mais l’instauration d’un régime islamique. Elles exigeaient le départ du président el-Assad, non pas à cause de sa politique, mais parce que ces manifestants se réclament d’un courant sectaire du sunnisme, le takfirisme, et accusent Bachar el-Assad d’être un hérétique (il est alaouite) usurpant le pouvoir dans un pays musulman qui, selon eux, ne peut être gouverné légitimement que par un sunnite de leur école théologique.
2. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le « régime » aurait répondu en dispersant les foules par des tirs à balles réelles, faisant au moins 3 500 morts depuis le début de l’année.
C’est faux. D’abord, il ne peut pas y avoir de répression de manifestations qui n’ont pas existé. Ensuite, dès le début des événements, les autorités ont compris que l’on cherchait à provoquer des affrontements confessionnels dans un pays où la laïcité est la colonne vertébrale de l’État depuis le VIIIe siècle. Le président Bachar el-Assad a donc interdit aux forces de sécurité, polices et armée, de faire usage d’armes à feu dans toute circonstance où des civils pourraient être blessés. Il s’agit d’empêcher que des blessés, voire des morts, de telle ou telle confession, soient instrumentés pour justifier une guerre de religion. Cette interdiction est respectée par les forces de sécurité au péril de leur vie, comme nous le verrons plus loin. Quant aux morts, ils sont moitié moins nombreux. La plupart ne sont pas des civils, mais des soldats et des policiers, ainsi que j’ai pu le constater en visitant des hôpitaux et morgues civils et militaires.
3. Après que nous ayons réussi à briser le mur du silence et à obtenir que de grands médias occidentaux rapportent la présence en Syrie d’escadrons de la mort venus de l’étranger, tendant des embuscades contre l’armée, et assassinant des civils au cœur des villes, l’OTAN et ses alliés du Golfe ont communiqué sur la présence d’une armée de déserteurs. Selon eux, des militaires (mais pas de policiers) qui auraient reçu l’ordre de tirer sur la foule se seraient rebellés. Ils auraient pris le maquis et constitué l’Armée syrienne libre, déjà forte de 1 500 hommes.
C’est faux. Les déserteurs ne sont que quelques dizaines, ayant fui en Turquie où ils sont encadrés par un officier du clan Rifaat el-Assad/Abdel Hakim Khaddam publiquement lié à la CIA. Il y a par contre de plus en plus d’insoumis, de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire, souvent plus sous la pression de leur famille que par décision personnelle. En effet, les militaires qui se trouvent pris dans une embuscade n’ont pas le droit de faire usage de leurs armes à feu pour se défendre si des civils se trouvent sur les lieux. Ils doivent donc faire le sacrifice de leur vie s’ils ne parviennent pas à fuir.
4. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le cycle révolution/répression aurait laissé la place à un début de « guerre civile ». 1,5 million de Syriens, pris au piège, souffriraient de la faim. Il conviendrait donc d’organiser des « couloirs humanitaires » pour acheminer une aide alimentaire et permettre aux civils qui le souhaitent de fuir les zones de combat.
C’est faux. Au regard du nombre et de la cruauté des attaques par les escadrons de la mort venus de l’étranger, les déplacements de population sont peu nombreux. La Syrie est autosuffisante en matière agricole et la production n’a pas baissé de manière significative. Par contre, la plupart des embuscades ayant lieu sur les grands axes routiers, ceux-ci sont fréquemment interrompus. En outre, lorsque des attaques ont lieu au centre des villes, les commerçants ferment immédiatement leurs boutiques. Il en résulte de graves problèmes de distribution, y compris en matière d’alimentation. Le fond du problème est ailleurs : les sanctions économiques ont provoqué un désastre. Alors que la Syrie avait au cours de la décennie une croissance de l’ordre de 5 % par an, elle ne peut plus vendre ses hydrocarbures en Europe occidentale tandis que son industrie touristique est sinistrée. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et leurs revenus. Ils font des économies sur tout. Le gouvernement les prend en charge et procède à des distributions gratuites de mazout (pour le chauffage) et de nourriture. Dans ces conditions, il conviendrait plutôt de dire que si le gouvernement el-Assad n’intervenait pas, 1,5 million de Syriens souffriraient de malnutrition du fait des sanctions occidentales.
En définitive, alors que nous n’en sommes au stade que de la guerre non conventionnelle, avec l’envoi de mercenaires et de forces spéciales pour déstabiliser le pays, la narration par l’OTAN et ses alliés du Golfe s’est déjà considérablement éloignée de la réalité. Ce fossé va se creuser de plus en plus.
Pour ce qui vous concerne, ami lecteur, vous n’avez aucune raison de me croire plus que l’OTAN, n’étant pas vous-même sur place. Vous avez cependant plusieurs éléments qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

Bernard-Henry Lévy, qui se flatte d’avoir embarqué la France dans la guerre de Libye dans l’intérêt d’Israël, annonce dans « Le Parisien » qu’il a une liste de cibles.
Quatre évidences soigneusement cachées par l’OTAN
1. On pourrait croire que les imputations sur la prétendue répression et sur le nombre de victimes ont été soigneusement vérifiées. Pas du tout. Elles ne proviennent que d’une seule et même source : l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, basé à Londres, dont les responsables requièrent l’anonymat. Que valent des accusations de cette gravité si elles ne sont pas recoupées et pourquoi des institutions comme le Haut-Commissariat des Droits de l’homme de l’ONU les reprennent-elles sans les vérifier ?
2. La Russie et la Chine ont opposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à une intervention militaire internationale. Les responsables politiques de l’OTAN nous expliquent, désolés, que les Russes protègent leur base navale militaire de Tartous et que les Chinois feraient n’importe quoi pour racler quelques barils de pétrole. Devons-nous accepter l’idée manichéenne que Washington, Londres et Paris sont guidés par de bons sentiments tandis que Moscou et Pékin seraient essentiellement égoïstes et insensibles au martyre d’un peuple ? Comment ne pas remarquer que la Russie et la Chine ont bien moins d’intérêt à défendre la Syrie que les Occidentaux n’en ont à la détruire ?
3. Il y a une certaine étrangeté à observer la coalition des États soi-disant bien intentionnés. Comment ne pas remarquer que les deux principaux contributeurs de la Ligue arabe et promoteurs de la « démocratisation » de la Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont des dictatures vassales des États-Unis et du Royaume-Uni ? Comment ne pas se demander si les Occidentaux —qui viennent de détruire successivement l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tuant plus de 1,2 million de personnes en dix ans et montrant le peu de cas qu’ils font de la vie humaine— sont bien crédibles en brandissant l’étendard humanitaire ?
4. Surtout, pour ne pas se laisser manipuler à propos des événements en Syrie, il convient de les replacer dans leur contexte. Pour l’OTAN et ses alliés du Golfe —dont les armées ont envahi le Yémen et le Bahrein pour y écraser les manifestations dans le sang—, la « révolution syrienne » est le prolongement du « printemps arabe » : les peuples de la région aspirent à la démocratie de marché et au confort de l’American Way of Life. Au contraire, pour les Russes et les Chinois, comme pour les Vénézuéliens ou les Sud-Africains, les événements de Syrie sont la continuation du « remodelage du Moyen-Orient élargi » annoncé par Washington qui a déjà fait 1,2 million de morts et que toute personne soucieuse de la vie humaine se doit d’arrêter. Ils se souviennent que le 15 septembre 2001, le président George W. Bush programma sept guerres. La préparation de l’attaque de la Syrie débuta officiellement le 12 décembre 2003 avec le vote du Syrian Accountability Act dans la foulée de la chute de Bagdad. Depuis ce jour, le président des États-Unis —aujourd’hui Barack Obama— a pour ordre du Congrès d’attaquer la Syrie et est dispensé de venir devant les assemblées pour ouvrir le feu. Dès lors, la question n’est pas de savoir si l’OTAN a trouvé une divine justification pour entrer en guerre, mais si la Syrie trouvera un moyen de se sortir de cette situation comme elle est parvenue à échapper à toutes les accusations diffamatoires et à tous les pièges précédents, tel que l’assassinat de Rafik Hariri ou le raid israélien contre une imaginaire centrale nucléaire militaire.
Des médias mainstream occidentaux témoignent
Au terme de cet article, je voudrais vous indiquer, ami lecteur, que le Réseau Voltaire a facilité un voyage de presse organisé à l’initiative du Centre catholique d’information des chrétiens d’Orient, dans le cadre de l’ouverture aux médias occidentaux annoncée par le président el-Assad à la Ligue arabe. Nous avons aidé des journalistes mainstream à voyager dans les zones de combat. Nos collègues ont d’abord mal vécu notre présence à leurs côtés, à la fois parce qu’ils avaient un a priori négatif à notre égard et parce qu’ils pensaient que nous cherchions à leur bourrer le crâne. Par la suite, ils ont pu constater que nous sommes des gens normaux et que le fait de choisir notre camp ne nous a pas fait renoncer à notre esprit critique. En définitive, bien qu’ils soient intimement persuadés de la bienveillance de l’OTAN et ne partagent pas notre engagement anti-impérialiste, ils ont vu et entendu la réalité. Avec honnêteté, ils ont restitué dans leurs reportages l’action des bandes armées qui terrorisent le pays. Certes, ils se sont abstenus de contredire ouvertement la version atlantique et ont essayé de concilier ce qu’ils avaient vu et entendu avec elle, ce qui les a parfois conduits à des contorsions autour du concept de « guerre civile » opposant l’armée syrienne à des mercenaires étrangers. Quoi qu’il en soit, les reportages de la Radio Télévision Belge (RTBF) ou de La Libre Belgique, pour ne citer qu’eux, montrent que, depuis huit mois, l’OTAN masque l’action des escadrons de la mort et impute mensongèrement leurs crimes aux autorités syriennes.
Thierry Meyssan

Pierre-Hugue Boisvenu: Les émotions devant la raison

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 25 novembre 2011

Il y a de conservatiste, chez cet homme accablé par la peine, la folie de faire passer ses émotions avant la raison. Sa fille assassinée lui procure sans doute une force sans pareil pour accomplir ses buts, mais cette cicatrice apparente, laisse croire que cet homme est plus en besoin qu’en moyen d’aider la société qu’il habite et qu’il promet de servir.

En effet, si la cause semble s’être soustraite à la raison pour M. Boisvenu, elle ne semble pas l’avoir été aux yeux des procureurs du Barreau du Québec, lesquels furent carrément ciblés par le conservateur nommé, comme «protecteurs des criminels». Pour les habitués, il n’est pas rare de voir les conservateurs user de démagogie pour faire avancer leurs causes (Quand vous critiquez le budget des conservateurs, vous êtes contre l’économie!) Quand vous critiquez la torture systématiquement imposée aux prisonniers afghans, vous êtes «pro-Taliban»!), mais lorsque ces excès touchent des prévenus plus en moyens que d’autres, tant en capacité à réfléchir qu’en moyens légaux, le faisceau accusatoire frappe le miroir. Pour ainsi dire, Pierre-Hugue Boisvenu n’a pas sonné les bonnes personnes. Il s’est mis à dos le barreau du Québec tout entier.

Que fallait-il donc attendre, de la part de méritants de titres, issus d’éducation judiciaire, quant à ces accusations puériles les concernant? La servilité? Devaient-ils se plier l’échine devant les élucubrations d’un conservateur écervelé qui n’est même pas foutu de se faire élire, mais bien de se faire nommer et qui étale ses émotions à qui veut les entendre? Pas vraiment, et ce n’est justement pas ce qu’ils ont fait.

Au contraire, l’ordre professionnel des avocats a rappelé à M. Boisvenu qu’il avait induit ses milliers d’auditeurs en erreur, en leur mentant grossièrement. Voilà les propos de M. Boisvenu au matin du 17 novembre 2011 :

« Ces gens-là (avocats du barreau) disent qu’ils sont contre les projets de loi qui affectent leur clientèle et c’est tout à fait normal. »

« Moi, je défends au Sénat non pas les intérêts des criminels, mais ceux des victimes… »

Vendredi midi, le lendemain, à Radio-Canada en compagnie des membres de l’opposition au match des élus, le député conservateur en remet et traite les membres de l’opposition de «pro-criminels», puisqu’ils ne soutiennent pas le projet de loi C-10.

Et c’est pourquoi le directeur général du Barreau a lancé une missive à M. Boisvenu, où il lui précise que seulement 5% des avocats du Barreau sur 24 000 membres plaident dans ces causes criminelles et il ajoute que la position du Barreau sur le projet de loi est le fruit de longues auscultations de celui-ci et que la position concertée est celle de ces experts en ce domaine.

Et le Barreau conclue ainsi : « La réhabilitation est aussi un moyen de protection pour la population, et nous croyons qu’il est important de rappeler ce choix de société à la population. » — Le Barreau du Québec

À la lumières de ces commentaires, il m’apparait clair que le sénateur conservateur n’a pas fait ses devoirs et qu’il mise plutôt sur le populisme à sensation pour légitimer l’indéfendable. Il n’a que faire des faits, de la science, il a ses sentiments et il veut nous les imposer, avec ses amis du «Reform Party». Alors tant pis pour les jeunes et leurs chances de s’en sortir, ils devront subir la bêtise collective des conservateurs et se taper les ratées.

Et dire que ce même parti conservateur, qui fait la leçon sur la criminalité, vient de d’achever un Coup d’État dans un pays étranger (Lybie), souverain, et qu’il vient d’y installer une dictature intégriste, voulant elle, mettre en place la charia… Quelle cohérence! Vendre du «pot» sera un crime grave, alors que de bombarder les civils innocents d’un autre pays pour y installer une dictature, ce sera vanté et fêté au retour des putschistes, de ces soldats si courageux, avec leurs engins de la mort…

Mais M. Boisvenu et ses acolytes ne sont pas là pour nous vendre la cohérence, vous aviez remarqué… Et entre vous et moi, il a terriblement besoin d’aide psychologique, le pauvre.

Le CAQ, le parti politique des 1%!

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 21 novembre 2011

La Coalition pour l’Avenir du Québec prétend avoir un discours neuf, mais il ne saurait tarder à la contradiction de se manifester.

En effet, si ce nouvel «ADQ/Équipe François Legault» a vu le jour, c’est bel et bien pour mêler et diviser d’avantage les Québécoises et les Québécois. Les idées n’y sont pas neuves et y sont répétées par les mêmes vieux dinosaures qu’à l’époque des «lucides», des idées qui survivent surtout grâce à l’Empire Quebecor et ses couches pleines. Le CAQ n’est rien d’autre qu’une reconfiguration ou une «restructuration» comme diraient les ressources humaines, de l’ADQ de Mario Dumont. Les rats se sont dégoté un nouveau navire à chambrer et ils ne laisseront pas passer la chance de parasiter d’avantage l’Assemblée nationale du Québec.

La représentation démesurée de ce nouveau parti dans les médias laisse d’ailleurs douter des résultats des récents sondages et sur la valeur de ceux-ci, compte tenu de l’effort prononcé des médias de parler du si charismatique François Legault et de ses «nouvelles idées»…

Le CAQ présente donc l’idée de réduire les commissions scolaires à de simples agences amincies de 300 millions de dollars annuellement, du 600 millions qu’elles ont actuellement pour leur budget. Le CAQ présente ainsi un amincissement de vos services de 300 millions de dollars, des services que vous irez et devrez aller trouver ailleurs, pourquoi pas au privé…

Pareil pour la santé, le CAQ n’exclue pas la privatisation. Or, nous connaissons les termes de la privatisation et les conséquences de celle-ci, partout dans le monde. Elle réduit de taille, l’accessibilité et augmente les coûts per capita, des soins dispensés. Ce n’est pas envisageable. Et rappelons que l’universalité des soins de santé est née des ratées du privé en ce domaine. Nous avons décidé, étant donné les mauvais partages de la richesse, qu’il fallait universaliser les soins, puisqu’ils n’étaient accessibles qu’aux mieux nantis. Et c’est d’ailleurs toujours le cas, dans les pays où le privé domine. Certains diront qu’il peut être combiné au public, mais une réalité demeure. Qui peut entreprendre en la matière, sans capital préalablement acquis? Personne. Alors cette nouvelle branche entrepreneuriale ne pourra que servir les mieux nantis, qui par ces moyens de profiter des maladies d’autrui, perpétueront leur enrichissement individuel, concentrant donc d’avantage la richesse, qui l’est déjà pas mal.

Le CAQ veut juger les enseignants, mais refuse le jeu pour la partie patronale. De la sorte, on aurait été en droit de s’attendre à ce que les salariés puissent juger leurs employeurs, mais il en n’est nullement le cas pour l’instant. Le sens unique de la proposition laisse comprendre que le centre plaidé par ce parti, n’est rien d’autre que des prétentions. C’est bel et bien un parti de droite, avec ses contradictions.

Le CAQ qui se prétend au centre, est en réalité à droite toute. Avec une politique du déni du débat gauche/droite,  ou de celui de la nation, il se comporte en parfait laquais de la bourgeoisie en place, préférant le statu quo au changement, que désirent pourtant beaucoup de salariés du Québec, ceux-ci constatant la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise. D’ailleurs, il incombe peut-être pour nous, d’expliquer aux «coalisés» que le centre est un mythe et qu’en cela, l’évidence d’une conciliation de classe proposée par ce parti nous permet de situer ce dernier dans la droite, et non au centre. Car c’est bel et bien l’invitation faite par Legault et ses forces, de nous voir, toutes et tous, unis, main dans la main. Or, les exploités n’ont que faire d’embrasser leurs exploitants et le refus du débat ne fait que démontrer le véritable visage de Legault, appelant à l’«Union Nationale», outre cette lutte de classe qui ne risque pas de mourir par péremption. Soutenir le système économique capitaliste et ses dogmes, c’est être d’emblée, à droite.

Quant au reste des idées de ce parti, on peut conclure qu’elles sont idéologiquement de droite; réduction de l’État, réduction des dépenses collectives pour les contribuables et augmentation des dépenses individuelles des contribuables, pour acquérir le service perdu au public, au privé, où il sera plus cher per capita, les contribuables perdant leur monopole. Par exemple, quand Legault parle de réduire les dépenses d’Hydro-Québec, comte-t-il reprendre l’idée de Mario Dumont, d’en privatiser une partie, au nom de l’enrichissement des Québécoises et des Québécois? Nous avions vite, à l’époque, démasquer l’affaire! Mario Dumont ne spécifiait pas, QUELS Québécois allaient s’y enrichir. Évidemment, nous avions quasiment tous compris que seuls ceux qui en avaient les moyens, auraient fait l’acquisition de ces titres coûteux. La concentration de la richesse ne pouvait qu’augmenter, au sein de cette minorité aux moyens financiers extraordinaires.

Il faut se faire conséquent, le CAQ est probablement le parti le plus à droite sur le marché des partis politiques, mise à part l’ADQ, avec sa caricature Deltell. Le CAQ reprend de vieilles idées préconçues par les capitalistes les plus extrémistes et cela, sans se raisonner à observer les mauvais partages de la richesse dans nos sociétés capitalistes. Le tout ne peut mener qu’au totalitarisme.

Alors voilà que je vous mets en garde, en garde contre cette tentative de déstabiliser et de réduire les forces prolétaires, à l’asservissement total, cela, au nom du capital. Les dogmes du capitalisme nous invitent aujourd’hui à laisser tomber les 99% de la population, afin de répondre aux caprices du mince 1%, mieux nanti. Il est là, le problème avec Legault et les autres capitalistes. Ceux qu’ils défendent, par leur servitude, vivent de nos besoins et de nos labeurs. Ils s’enrichissent au dépend de la société laborieuse. Ils vivent à notre crochet. Et ce que veulent Legault et les autres de sa trempe, c’est de perpétuer les dogmes de ce système véreux, lequel assure aux riches, l’enrichissement. Nous en sommes là, avec Legault, qui désire la perpétuité de ce système économique, qui ne sert pas l’Humanité, mais une minorité parasitaire.

Cela mène donc au constat suivant : François Legault ne sert pas les 99%, il sert la bourgeoisie, soit le 1% de la population qui vit de la misère des 99%. François Legault n’est pas de sont temps. Il peut remercier Radio-Canada, Quebecor et les autres médias bourgeois du Québec, pour la couverture qui lui est offerte, dépassant indéniablement celle de tous les autres politiciens du pays.

La Coalition pour l’Avenir du  Québec n’est rien d’autre qu’un ADQ2, figé dans le temps, ne prenant pas connaissance des ratées du capitalisme, un système lui aussi, dépassé.

Les sept chevaliers de la mort

Les voilà de retour au pays, ces sept chevaliers de la mort, à bord de leurs appareils largueurs d’Armes de Destruction Massive.  Hier se sont posés en effet, les sept F-18 de l’armée de l’air canadienne (3 de Bagotville et 4 de Cold Lake –Alberta-), ayant participé au Coup d’État en Libye et au massacre conséquemment, des civils se trouvant sur la trajectoire de leurs bombes. Ils ont été d’un secours inébranlable envers les terroristes islamistes, membres d’Al-Qaïda, de Benghazi, ne parvenant pas ceux-ci, seuls, à ébranler le gouvernement de Muammar El Kadhafi légitimé celui-là, par un appui populaire massif et solidifié, par une bonne armée conventionnelle.

Comme prévu plutôt par l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie internationale, le gouvernement Kadhafi fut éventré par les diverses attaques aériennes, violant pourtant celles-ci, la résolution 1973 de l’ONU, limitant ces interventions militaires d’abord au ciel, et non aux cibles au sol, de la ville de Benghazi seulement d’ailleurs. Ainsi, le Canada et ses alliés auront violé; la résolution onusienne, les lois internationales sur l’usage d’Armes de Destruction Massive et leur possession, les lois internationales sur les droits humains à la vie et les lois de la guerre, en attaquant des cibles dites protégées par des «boucliers humains». Car il y a bien pire que celui qui constitue aux yeux des attaquants, des «boucliers humains», il y a ceux qui tirent quand même sur ces boucliers humains, violant ainsi les lois de la guerre et les droits humains. Allons plus loin, les terroristes pourraient user de ce principe et dire que Washington avait bourré les tours jumelles du World Trade Centre, de «boucliers humains» à cravate.

Résumons donc cette mission, d’où reviennent ces soi-disant héros, plutôt lâches à mon humble avis:

Le Canada a indéniablement participé à un Coup d’État (comme nous en faisait part Jean-Pierre Blackburn sur les ondes de Radio-Canada) visant à changer le gouvernement de Tripoli pour y installer la dictature actuelle, celle des intégristes de Benghazi, soutenus ceux-là, par la CIA et les diverses organisations terroristes étatisées du monde. Car en effet, ceux que les fautifs nommaient les «manifestants pacifistes», à l’instar de Bryan Mulroney sur les ondes de Radio-Canada, n’étaient pas moins armés jusqu’aux dents par la CIA et tiraient de véritables balles sur les policiers libyens du gouvernement légitime et souverain, de Muammar Kadhafi. Un geste semblable, commis par un pays tiers, aux États-Unis d’Amérique, se verrait non seulement puni par Washington, mais le serait également en sanctions économiques internationales.

Autrement dit, le Canada est allé appuyer ce qu’il interdit sur son propre sol : des manifestations armées contre le gouvernement, financées par des États étrangers. Si je prends une Kalachnikov à l’épaule et un RPG-7 à l’autre et qu’un pays me fournit ces armes, pour aller faire valoir mes opinions sur la colline parlementaire, je doute fortement que l’OTAN me fournisse un support aérien et encore plus fortement que le gouvernement canadien me respecte dans ce «droit» imaginé par les forces de l’OTAN, de manifester armé jusqu’aux dents, armé par des États étrangers (C’est pourtant la logique usée par Washington, quant aux prisonniers politiques de Cuba, qu’elle finance illégalement, pour faire de la subversion à Cuba. C’est qu’il faut savoir qu’aux États-Unis d’Amérique, si vous êtes pris en flagrant délit d’être payé par un État étranger pour faire de la subversion au pays, vous êtes passible de la peine de mort, pour haute trahison!).

Le Canada a également tué des civils, inévitablement, en bombardant des zones occupées et habitées par ceux-là. Il a outrepassé ses droits, au nom des Canadiens et à leurs frais. Car ce sont en effet nos impôts chers camarades canadiens, qui auront eu raison de Muammar Kadhafi, et des civils s’étant trouvés sur la trajectoire des bombes à l’uranium appauvri de l’OTAN.

Ici, au pays, Radio-Canada a accueilli ces sept chevaliers de la mort comme des héros, alors qu’ils n’étaient visiblement que des lâches, ayant participé à un massacre et à un Coup d’État depuis des milliers de pieds d’altitude. Violant ainsi les lois internationales sur l’interdiction de soutenir médiatiquement la guerre, quelle qu’elle soit et quelle qu’en soient les objectifs déterminés, la société d’État s’est inscrite au même rang que l’État canadien, dans une logique propagandiste de défense des intérêts de la guerre impérialiste, ce qui est illégal soit dit en passant.

Bien entendu, à Bagotville, les officiels furent nombreux à accueillir ces lâches. Walter Natynczyk le premier, a parlé d’une mission accomplie. Or, la mission n’en était pas moins, illégale et dénuée de légitimité, voire criminelle et digne des actes sombres de la mafia. Sourire aux lèvres, il a félicité les bourreaux du peuple libyen, avec commentaires ajoutés des laquais l’entourant, sur les actes pourtant dégueulasses commis par ces pilotes, loin des dégâts qu’ils occasionnaient au peuple libyen. Les Libyens n’y ont certes rien gagné. Les pétrolières et les sociétés étrangères en revanche…

Et c’en est ainsi désormais, dans le Canada de Stephen Harper. C’en est ainsi, depuis que les conservateurs gouvernent à Ottawa et ce n’est probablement pas la dernière mission impérialiste de ces chevaliers de la mort… La Syrie, où un CNS fut créé par la CIA là aussi, risque bien de remettre ces chevaliers sur leur selle, pour un massacre inévitable. L’Iran prochainement et pourquoi pas le reste du monde? Même les jeux vidéo nous y préparent…

Il est quand même dommage que les raisons évoquées par l’OTAN pour ce Coup d’État, ne valent pas pour ceux qui commettent ces mêmes actes, depuis plus d’un siècle. Les pays ayant participé à cette mission illégale, en l’occurrence les États-Unis d’Amérique, ont cent fois plus de sang sur les mains que n’auraient pu en avoir Kadhafi et toute sa descendance. Il est donc questionnable, la légitimité de cette agression et non questionnable la lâcheté de ces pilotes canadiens. On ne risque pas de voir Israël visée par ces complots, ni les États-Unis d’Amérique, alors que ces deux États à eux seuls, commettent depuis des décennies, des milliers de meurtres contre des innocents.

Et d’autre part, si nous vivions réellement dans des États de droit, nos chefs d’État seraient mis aux arrêts et jugés pour leurs crimes, dont le meurtre d’un dirigeant étranger et l’invitation même, à ce meurtre, invitation faite par Hillary Clinton sur toutes les ondes de la planète.

Voilà donc un compte de fée écrit par des monstres, à leur image, que l’héroïsme de ces pilotes, que je ne risque pas de répéter à mes enfants.

L’aliénation volontaire

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 26 février 2011

L’aliénation volontaire, comme elle le précise, est volontaire. Elle est le mélange entre l’opportunisme qui peut exister sous le système capitaliste –Où il est possible par la détention d’un amas de capital (un monopole) d’exploiter le labeur d’autrui, comme quasi divinement, sans argument pour défendre cette idée, ou cette affirmation d’opinion devrais-je dire. Les employés de GM ont semble-il, prit un risque énorme en entrant chez GM. Aussi, ils sont autant méritants, sinon plus, puisque ce sont eux qui créent la richesse, et non leurs employeurs qui n’ont de mérite que la détention du capital préalablement requis, ou celle des moyens de production, qui sont de toute façon un «capital investi».-. -. et  l’aliénation, aidée certes d’une dose d’incitation à l’opportunisme par le biais des médias, sinon même, un conditionnement tel notre mode de vie purement «capitaliste» et ne tenant ainsi pas compte des facteurs humains, ce qui est ironique puisque les capitalistes affirment que ce sont les facteurs humains qui ont tué le communisme en Russie et partout ailleurs dans le monde (Je n’entrerai pas dans les détails, mais rappelons qu’aucun État ne fut aboli par une révolution dans l’histoire et qu’aucun conseil populaire ne les a «remplacé» (Si les États ne furent pas abolis, ils ne peuvent pas avoir été remplacés, indéniablement. En fait, le communisme ne peut tout simplement jamais avoir existé, mais certes, des dictatures SUR le prolétariat ont sévit…, sur notre héritage marxiste également, nous l’observons). Ces deux idées ne sont que les coulées de sang d’une même plaie. Celle du conditionnement capitaliste, celle du totalitarisme capitaliste. Nous le verrons plus loin.

Aliénation, ou conditionnement?

D’abord, l’aliénation, elle est issue d’une propagande, tant soit elle héritée des tuteurs de l’enfant, qu’elle pourrait l’être des diverses informations déversées dans les médias de masse et/ou dans notre propre cheminement infantile, où les conditionnements ne peuvent être ignorés. On suit nos tuteurs, qu’ils soient nos parents ou quelconque autre personne. Nous les suivons. Nous suivons leurs conseils,  nous suivons ensuite leurs règles et nous faisons tout cela contre nos intérêts de classe, s’il y a lieu, car tel est le conditionnement de vie des capitalistes lorsqu’ils naissent dans ces sociétés capitalistes, un conditionnement capitaliste, encourageant les réflexes capitalistes.

Ce faisant, nous infirmons également les faits. Le fait qu’il existe des classes par exemple, et qu’une d’entre elles est inutile, elle nous exploite et cela, sans aucun argument apte à défendre cette exploitation affirmée méritée. Car le mérite n’est pas une qualité que seul le bourgeois possède. Et s’il possède cette qualité, il ne la possède pas plus que les créateurs de richesses tout de même. Même le «risque» qu’il prétend prendre «plus que les autres» n’est pas à la hauteur des dommages que subiront les prolétaires…., qui ont, eux, couru le risque de céder la gestion de leur avenir aux bourgeois, car relativement, si le bourgeois échoue, le prolétaire suivra…, parfois par masses si le bourgeois possède un tel mérite, ne prenons que monsieur Buffet à lui seul.

Donc, comme nous le disions, les enfants reçoivent une éducation, que leurs tuteurs ont reçue avant eux, laquelle sera teintée d’une idéologie, sans surprise, capitaliste, dans le modèle que nous examinons du moins. Ainsi, les bienfaits et les malheurs d’une idéologie se transmettent via la communication entre parents (tuteurs) et enfants, même si celle-ci est erronée, ou qu’elle contrevienne aux intérêts de celui qui la reçoit comme formation, comme conditionnement. Par exemple, vos parents n’ont-ils pas répété maintes fois qu’il fallait gagner sa croûte dans la vie? Ce faisant, ils vous faisaient à l’idée que vous alliez travailler toute votre vie, il s’agissait là d’un conditionnement. Capitaliste? Pas nécessairement, mais il était toutefois teinté de cette idéologie parce que vos tuteurs omettaient de vous préciser qu’une minorité d’êtres humains, issue d’une autre classe, la bourgeoisie, n’allait pas travailler identiquement, n’allait pas bûcher dur pour gagner sa croûte, qu’elle n’avait qu’à récolter le fruit de votre labeur pour profiter sereinement de la vie et gagner celle-ci en «mérite» (En réalité, c’est nous qui gagnons leur vie, mais le conditionnement capitaliste nous enseigne que ce sont eux qui nous nourrissent «Ne mordez pas la main qui vous nourrit».) .

Mais si ce conditionnement vous avait fait part de cette exploitation, vous n’auriez pas vu les choses de la même façon. Depuis votre tendre enfance, vous n’auriez pas regardé la bourgeoisie de la même façon, sachant qu’elle retirait un profit du labeur d’autrui, dont le vôtre, pour s’adonner aux plaisirs de toutes espèces et d’une ignoble indifférence aux misères humaines de la «majorité». Votre respect envers votre employeur, en vieillissant, aurait été tout autre, car sa prétention du mérite ne vous aurait pas trompé, ni les soit disant risques qu’il aurait entrepris, car vous auriez su que le risque était partagé sous ce système et que vous auriez semble t-il, fait votre juste part dans la société, comme lui comme entrepreneur.

Notre modèle capitaliste, teinté d’un conditionnement incomplet quant à l’éducation des masses, ne rapportant pas tous les faits du modèle actuel, comme l’exploitation du labeur d’autrui par exemple, ou le fait que le «mérite» et le «risque» des bourgeois ne sont que fictifs, ne peut être que totalitaire dans ces conditions, parce que les débats de fond, entre autre sur l’exploitation, n’ont pas eu lieu, ni à l’âge adulte, ni à l’âge de la puberté, ni à l’âge de l’enfance, où l’on imprègne dans notre mémoire tous ces concepts de base, comme «gagner sa croûte dans la vie», dire «s’il vous plaît», etc.. Le débat de fond en question, comme désiré dans le système capitaliste –par les capitalistes-, passe sous le tapis afin de repousser les vaines tentatives de repousser les limites de l’ignorance de la masse laborieuse, ce qui permet  la domination de cette dernière par la minorité bourgeoise (Au Québec, il y a environ 180 000 employeurs, nous sommes des millions camarades salariés.).

Autrement dit, oui, nous vous avons modelé. Du moins, quelqu’un l’a fait, non nécessairement consciemment ou intentionnellement, mais ce fut fait. Et par cette modélisation, votre caractère combatif quant à vos droits de travailleur, de créateur de richesses, ne dépassera pas les limites que l’on vous a imposées à votre jeune enfance sauf si… Sauf si vous avez par accident, ou par curiosité, accès à d’autres sources d’informations. Et lorsque vous tombez sur des contradictions, lorsque vous êtes apte à percevoir les classes, à en comprendre les intérêts, vous ne pouvez passer outre le débat idéologique sauf si…, sauf si vous le décidez volontairement. Il ne s’agit donc plus de simple conditionnement, mais d’un choix, qui vous appartient, bien entendu. Et dès lors que vous faites ce choix, vous cessez d’être un simple conditionné, pour devenir un aliéné volontaire. C’est-à-dire que vous ne défendez aucunement vos propres intérêts, en toute connaissance de cause et  que vous choisissez cette voie, qui vous apparait la meilleure; soit par opportunisme, soit par insensibilité, donc par égoïsme d’une certaine façon, ou par individualisme, ce qui revient sensiblement au même finalement.

Individualisme, opportunisme, autonomiste idéaliste.

Le conditionnement dans lequel nous nous développons est sans contredit enclin à nous mener vers l’individualisme, par l’opportunisme, ce que certains québécois, issus d’une branche très idéaliste, nommeront l’autonomisme, ce qui n’est en réalité qu’un travestissement du terme utilisé. Cet individualisme est conditionné par la propagande d’un environnement, ce dernier invitant à fermer les yeux sur les malheurs des autres.

Et qui dit individualisme, ne passe pas à côté de l’opportunisme, mais en dépend. Car les malheurs des uns, sont certainement révélateurs quant au bonheur des autres, tout comme le marathonien n’est pas totalement déçu de voir son adversaire s’effondrer avant la ligne d’arrivée. Même s’il s’agit d’un élément déterminant pour le nouveau vainqueur, il s’agit également d’opportunisme, car en perdant, l’effondré laisse à autrui la chance de gagner. Mais une chose est certaine, toutes et tous ne gagneront pas, et toutes et tous profiteront des erreurs des autres, par opportunisme. Car ils sont conditionnés pour ce, plutôt que d’être conditionnés à soutenir leurs camarades tombés au combat et à les aider à terminer la course.

L’opportunisme se caractérise certes par un moindre, sinon par un grave égoïsme envers les autres. Il divise les humains, conditionnés pour ce sous le régime capitaliste, quitte à les opposer les uns aux autres, à les mener vers une compétition féroce. Ils iront même jusqu’à défendre des idées ne défendant pourtant pas leurs intérêts de classe. Tel est le danger de l’opportunisme, il peut aisément suivre le vent, puis soudainement ne plus servir les intérêts de celui qui frappe la balle au bond, pour ensuite servir ceux, temporairement, de celui qui vient tout juste de lancer la balle frappée au bond, vice-versa.

Celui d’une classe, le prolétaire par exemple (salarié), peut sortir de celle-ci par opportunisme. Gagnant par exemple un lot à la loterie, un prolétaire ayant vendu sa force de travail toute sa vie peut ensuite acheter la force de travail de ses anciens camarades issus également du prolétariat. Ainsi, il passe de l’exploité à l’exploitant, en attrapant la balle au bond, par opportunisme. Mais combien y a-t-il de balles pour le nombre de joueurs, et le sachant, comment faire fi du fait que le système capitaliste concentre inévitablement les richesses chez une très minime minorité bourgeoise (détenant les moyens de production)? Les dés du jeu sont truqués et on s’impose démocratiquement nous-mêmes d’y jouer tout de même.

Sinon, un simple travailleur, épargnant, peut disposer de capitaux suffisants pour débuter son entreprise, pour ensuite passer de l’exploité à l’exploitant, encore par opportunisme, par une chance saisie dans un système qui crée ces «chances». Rappelez-vous, pas de pomme sans pommier. L’infrastructure du système capitaliste, ses lois sur la propriété privée entre d’autres, conditionne et crée les potentialités que l’on connait, dont l’exploitation du labeur d’autrui via des moyens de production privés, acquis sur des conditions données par des conditionnements, eux-mêmes produits d’antécédents processus, cela, possiblement sans fin.

Une chose est certaine, l’opportunisme oblige l’individu l’appliquant, à fermer les yeux sur les conditions de ses anciens camarades de classe, sinon sur ses propres anciennes conditions. Un exploité, s’étant plaint toute sa vie de son exploitation, peut donc, pour ainsi dire, devenir le salaud qu’il dénonçait à ses camarades prolétaires. L’opportunisme peut donc se préciser autant par le type qui achète à pseudo-rabais des pneus d’hiver, que par le type qui profite largement de ses égaux, des humains, via la santé privatisée par exemple. Mais encore, lorsque l’opportuniste saisit sa chance, il oublie de fait, la réalité. Par exemple, que les pneus ne sont pas en spécial, qu’ils sont moins chers pour X raison, mais il saisit sa chance tout de même averti, préférant ne pas s’attarder à ce soucis, qu’il dira de pacotille en contrebalance de son plaisir de dépenser ce qu’il ne possède finalement qu’artificiellement.

Et lorsque l’opportunisme se mêle à l’aliénation, l’aliénation volontaire est une réalité, parce qu’elle comporte une dose d’aliénation, et d’opportunisme, certes volontaire. Et des deux, nous constatons que l’aliénation devient  parfois un choix. Pourquoi? Parce qu’elle sert alors les nouveaux intérêts de l’individu, appartenant désormais à une nouvelle classe, sinon espérant y appartenir. Ainsi, cet individu démontre un individualisme patent vis-à-vis ses semblables et découvre ce qu’appellent les adéquistes, l’autonomisme. Certes, l’autonomisme n’a rien à voir avec le capitalisme, il s’agit là d’une valeur, tout comme les valeurs familiales, ou les valeurs dites de liberté, dont les idéalistes, tels les adéquistes ou toutes ces sauces capitalistes, tentent de s’approprier, frauduleusement, en modifiant la signification dudit terme.

Aliénation volontaire

Mêlant ces deux adjectifs, que sont l’aliénation et l’opportunisme, nous vient l’aliénation volontaire. C’est que, l’individu, l’exploité surtout, en vient à appuyer des projets qui le serviront personnellement, tout en punissant ses semblables de classe, ses camarades prolétaires par exemple. Prenant lui les promesses électorales d’un parti populiste comme positives, visant justement à s’asservir ces aliénés, il met de côté les intérêts de ses camarades de classe créatrice de richesses, sinon ses propres futurs intérêts, en espérant tirer son épingle du jeu. Ce faisant, il se tire plutôt dans le pied, mais surtout, dans ceux de ses camarades de classe, les prolétaires.

L’encouragement des pouvoirs bourgeois n’est au fond que le reflet d’une vache habituée de se faire traire, et en redemandant. Elle n’en est pas moins exploitée pour son lait.

Ainsi, il favorise l’intérêt bourgeois, lequel ne demande qu’à diviser les masses laborieuses qu’il exploite. Car ainsi, divisés, ces travailleurs, ces prolétaires, ne peuvent créer de véritable rapport de force entre les deux classes et sont donc plus faibles pour défendre leurs intérêts de classe exploitée «majoritaire», contre ceux de la minorité parasitaire qui ironiquement, les exploite.

À titre d’exemple, les États-Unis d’Amérique, depuis déjà plusieurs années, amènent des capitaux à Cuba, les distribuant injustement, inéquitablement aux Cubains, défiant ainsi au passage, les règles établies de ce pays socialiste- aux travailleurs défendant le capitalisme surtout (des opportunistes égoïstes vis-à-vis leurs camarades de classe à mon humble avis). Ainsi, ils créent des divisions, des classes, des écarts de richesse, qui favorisent leurs intérêts capitalistes. Et ainsi, ils favorisent l’individualisme, l’égoïsme, ou ce qu’appelleraient les adéquistes, de l’autonomisme. Ils favorisent le capitalisme en créant des conditionnements allant en ce sens. Les «bébelles», les divertissements, sont comme d’antan, toujours efficaces pour abrutir les masses. La politique du pain et des jeux a fait ses preuves par le passé et continue de le faire aujourd’hui.

Mais ce faisant, ils mettent également en péril l’humanité, sinon sa majorité laborieuse, sachant très bien que seule une minorité en tirera réellement profit. L’exploitante, bien sûr! Et ce faisant, ils excusent indirectement, l’ordre établi, c’est-à-dire, la dictature bourgeoise. Et c’est le but.

L’aliénation volontaire ne sert donc aucunement les intérêts de la majorité laborieuse de ce monde, les prolétaires, mais plutôt, sa minorité parasitaire, les bourgeois. Ils n’ont pas fait plus que les autres pour avoir tous ces mérites, le système capitaliste le leur a concédé et les capitalistes ont créé le capitalisme. L’aliéné se plaint parfois qu’il y toujours eu des riches et des pauvres dans ce monde de misère, et que c’est ainsi, mais il ne se plaint jamais du fait qu’il existe un système créant ces deux bassins d’humains, divisés par des lois dogmatiques qui se fichent des facteurs humains, de ces dit systèmes imposés par des minorités.

Conclusion

Je dirais donc, pour ma part, que l’aliénation volontaire est l’un des pires ennemis de la révolution, mais qu’il est l’un des meilleurs alliés de l’ordre établi, soit de la dictature bourgeoise. Car de fait, l’opportuniste sert indirectement, sinon directement, les intérêts de la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, en divisant les troupes, en divisant les masses laborieuses, en divisant les prolétaires majoritaires, exploités par cette minorité bourgeoise.

Les arguments balancés par les capitalistes sont toujours les mêmes, et ironiquement, ils proviennent de l’argumentaire capitaliste, défendant ce parasitisme, et prônant l’asservissement le plus total de ceux qui créent ironiquement ce qu’ils quémandent, la richesse.

François Legault prend le pouvoir avant même de le revendiquer…

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 21 février 2011

Chères Québécoises, chers Québécois, je vous remercie pour cette confiance déterminante et pour avoir, conséquemment, élu notre parti le PDRAS, le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux» avant même que nous nous présentions sous cette bannière à quelconque élection, et maintenant que vous m’avez élu, il est temps de vous rendre justice en mettant en vigueur les promesses de notre formation politique. Je vous rendrai donc en ce sens, aux côtés de nos amis du Réseau Libârté d’Exploiter son Prochain du Québec», le RLepQ, compte de nos avancées au cours de ce prochain mandat, au fur et à mesure que nous vous délivrerons vos dus bien mérités et dignes d’une aliénation sans pareil. Nous remercions également la bourgeoisie minoritaire pour leur soutien financier, sans lequel, évidemment, vous n’auriez jamais entendu parler de nous.

D’abord, la dilapidation de vos ressources et de vos acquis sociaux sera assurée par un minime État qui n’aura que faire des injustices sociales qui en découleront. En mettant à jour les dogmes du capitalisme dans notre société québécoise, nous serons ainsi prêts pour accueillir les pires escrocs de la planète, mais également, nous serons positionnés pour vous dépouiller de vos richesses naturelles, ainsi que des richesses que vous créerez désormais d’un labeur maximalement exploité.

Il ne sera donc plus question des «normes du travail», celles-ci reflétant une désuète exactitude du mérite de la minorité bourgeoise, que je servirai de mon mieux, et du peu qu’entreprennent les travailleurs qui squattent finalement, les moyens de production des méritants premièrement cités. Les caprices de ces premiers étant sans fin, vous comprendrez que pour leur bien, je vous ferai du tort, comme promis. Donc par la bande, il ne sera plus question non plus, de soigner les travailleurs maladroits qui ne sauront prévenir un accident de travail, je déclare donc dès aujourd’hui, terminé le temps de la «Commission sur la Santé et la Sécurité des Travailleurs» (CSST), qui sera dissoute ce matin prochain, dès minuit. Le salaire minimum, comme le refus d’accomplir un travail dangereux et/ou de boire entre les pauses seront abolis, puisqu’ils ne servent en rien l’intérêt du ô capital. D’ailleurs, les pauses, pareillement, seront abolies. Elles diminuent la potentialité de la productivité québécoise, si lente derrière les performances récentes du Ghana, du Timor Oriental et du Cambodge, qui ont récemment, en parfaite harmonie avec le capital, rétabli l’esclavage.

Comprenez-moi bien chers habitants du Québec, cette terre québécoise n’a pas l’étoffe pour devenir un pays, tant qu’elle ne se pliera pas totalement au diktat de la minorité bourgeoise et tant que le prolétariat et les salariés en général ne se plieront pas également aux caprices de ceux et celles qui les nourrissent. Certaines restrictions additionnelles, s’imposent donc en plus des conditions de travail améliorées –pour nos amis les employeurs- que nous vous proposons.

Ainsi, certes, je ne servirai pas vos intérêts, mais bel et bien ceux de vos exploitants les employeurs et des assureurs privés qui, pour leur part, se verront enfin offerts la santé du peuple, que ce dernier quémande vainement dépourvus de mérite pour la cause. La santé, ça se gagne, et vous devrez la gagner. De la sorte, nous privatiserons dès janvier prochain, les organes des nouveaux nés qui, pour leur part, devront s’acquitter du mérite de les posséder au fil de leur vie, avant 29 ans. Dès lors les 29 premières années du fœtus dépassées, il sera permis aux plus offrants d’acheter les organes, s’ils en méritent la fraicheur, par leurs moyens financiers, bien entendu. Il y aura donc compensation au donneur, ce qu’il en méritera selon ses efforts en fait.

Bien que nous ayons désormais des difficultés à respirer l’oxygène mis à mal par les comploteurs socialistes, il sera lui aussi, comme le fut partiellement l’eau sous les Libéraux de Jean Charest, privatisé. Les parents, de la naissance aux 5 ans, devront fournir l’oxygène à leur rejeton. À partir de 5 ans, l’enfant devra commencer à mériter son air. De sorte que ce cheminement conditionnera dès l’enfance, le prolétariat à l’asservissement le plus total au diktat du ô capital.

Avec notre formation politique des plus lucides, la dette sera payée en un temps record. Bien que celle-ci ne soit payée par aucun autre État de ce monde, nous, les lucides, la paierons quand même, capitalisme oblige. Et bien que mes amis Facal et d’autres aient laissé tomber la conception de ce fameux manifeste qui précédait la formation de notre parti politique, nous les savons opportunistes, et les invitons donc à joindre notre formation gagnante dès aujourd’hui.

Avec le «Parti Dilapidateur de vos Richesses et de vos Acquis Sociaux», c’est nous qui gagnons, et vous qui écopez! Vive la bourgeoisie, vive le capitalisme et sauvons les meubles avant que vous ne vous éveillez pauvres tarés!

François Lego et son équipe de champions.

Abolissons le patronat

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 2 février 2011

Musée du PatronatLe Conseil du Patronat, ce porte-voix pour la minorité parasitaire bourgeoise, s’est prononcé sur la loi anti-briseur de grève. Il favoriserait, quel hasard, son abolition…

Mais j’ai une bien meilleure idée encore! Nous devrions abolir le Conseil des Larves, qui ne sert de toute façon que des trous de cul ayant eux-mêmes amplement les moyens de se défendre, contrairement aux travailleurs, qui pour seulement contrer le vampirisme des parasites bourgeois, doivent s’unir via des syndicats, ce qui leur donne un semblant de rapport de force qui, nous le voyons bien, n’équivaut qu’au droit de japper.

Monsieur Dorval, président du Conseil des Paresseux, argue que la minorité parasitaire bourgeoise n’investira pas d’avantage, dans un endroit où les règles pour définir les limites de l’exploitation, donneront quelconque contrepoids aux travailleurs salariés, aux prolétaires. Mais qui s’en étonne au juste? Si ce n’est que lui qui, après avoir rencontré des détaillants et des commerçants, en vient à cette conclusion, cachant elle-même un totalitarisme des plus flagrants, mais passé sous silence par nos chers médias de masse, plutôt conciliants eux-mêmes au diktat du patronat. Lequel?

Celui de la concentration de la richesse au sein de ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil désuet de la Pourriture, qui lui, ne tient pas compte de ce fait obstiné, qu’est la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise –dans une économie capitaliste-, détenant les moyens de production. En cela, ceux que défendent monsieur Dorval et son Conseil des Parasites, deviennent inévitablement les seuls potentiels acteurs des investissements, au Québec comme ailleurs où ce régime capitaliste est appliqué, euh…, imposé.

Bref, le Conseil des Potentats que préside monsieur Dorval s’obstine à remettre, constats après constats, des totalitarismes qui se refusent de reconnaître que la richesse n’est pas partagée, et en ce sens, il ferme les yeux sur le fait que les lois économiques du capitalisme sont vétustes, voire déconnectées de la réalité.

Et puisque j’ai de si bonnes idées, pourquoi s’arrêter là?!? Puisque le capitalisme ne fonctionne pas, qu’il impose des dogmes relatifs à des lois économiques qui ne répartissent pas la richesse, tout en en faisant fi, pourquoi ne pas abolir le capitalisme, ce salariat qui engraisse, ceux qui engraissent monsieur Dorval, qui est incapable de gagner sa vie dignement, en faisant sa juste part, comme les travailleurs qu’il opprime de ses verbes?

Le Conseil des Trous de cul ne peut finalement que représenter ces justes personnages, en balançant ici et là, la merde qu’ils extirpent de leurs tripes, pendant que les travailleurs vident les leurs à faire vivre ces trous de cul.

Débarrassons-nous des Trous de cul, en nous débarrassant du salariat et de la sorte, nous nous débarrasserons des merdes qu’ils évacuent.

Washington face à la colère du peuple tunisien par Thierry Meyssan

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 25 janvier 2011

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

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Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l’Africom— lors d’une cérémonie en mai 2010. L’armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l’OTAN.
Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

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Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est l’oncle de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l’Industrie, Eric Besson.
A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

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(Capture d’écran) Le 2 janvier 2010, le groupe Anonymous (un paravent de la CIA) hacke le site internet officiel du Premier ministre et place un message de menace en anglais sur la page d’accueil. Le logo est celui du Parti pirate international, dont le membre tunisien Slim Amanou sera propulsé par l’ambassade US secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports du « gouvernement d’union nationale ».

L’insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.

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Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l’important est d’affirmer que les événements sont finis et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

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Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».
Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.
Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

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Le vrai siège du pouvoir n’est plus au Palais de la République, mais à l’ambassade des Etats-Unis. C’est ici que l’on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l’ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l’Afrique du Nord et une partie du Levant.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.

Thierry Meyssan

SOURCE

L’Émancipation du Prolétariat passe par l’abolition du Salariat

Publié dans Uncategorized par sylvainguillemette le 7 janvier 2011

Très bref retour en arrière

L’être humain n’a pas toujours été libre, même s’il ne l’est aujourd’hui qu’en apparence –En toute relativité à sa condition avec le capital-, ou du moins, il a parcouru son histoire via diverses classes, toujours assujetties celles-là, à une certaine minorité élitiste, pour ainsi la nommer. On pourrait aujourd’hui croire qu’il est arrivé au summum de sa libération, de son émancipation, mais il n’en est rien, bien au contraire. Il lui faudra pour ce, comprendre qu’il ne peut être assujetti à personne d’autre qu’à lui-même, ou qu’à son espèce en général -Le rapport de force oblige et de la sorte, ce dernier repoussera toujours les limites de l’exploitation de l’humanité par elle-même, il repoussera également donc, la bêtise collective pour faire place à la conscience collective.-.

L’humain s’est donc, après s’être défait des monarchies –Je ne ferai pas le tour des diverses époques, je noierais le lectorat dans un vaste ragoût de radotage. Et je n’ai pas non plus l’intention de rapporter les derniers vestiges d’un passé……, dépassé pour le peu de foi que je puisse détenir.-, buté à la dictature de la bourgeoisie, classe possédante, qui venait tout juste elle-même de damer les monarques pour installer son propre dictat. Cela va de soi qu’il y avait gain pour l’humanité, et on ne pourrait l’infirmer puisque la dictature bourgeoise représentait néanmoins une plus grande partie de l’humanité que celle des monarques et donc, une plus grande représentation populaire également et conséquemment, un plus grand partage des richesses créées par les paysans et divers artisans, ou les salariés de ceux-là.

Mais aujourd’hui, avec les conséquences qu’occasionne l’existence de cette classe minoritaire et parasitaire, on ne peut que remettre en question cette nouvelle formation d’oligarques, concentrant visiblement chez elle, la richesse créée par les autres. Et cela n’est plus réfutable, et les récentes statistiques permettant de noter une nette concentration de la richesse chez une minorité  de millionnaires et de milliardaires l’affirment également. Seuls les idiots utiles du capitalisme continuent d’affirmer, sans bégaie, que la richesse est créée et méritée par les possédants des moyens de production et nul autre. Et seuls ces mêmes propagandistes ne cessent d’affirmer également, que la richesse peut se répartir dans le système capitaliste des bourgeois, quand on y met l’effort et les sacrifices. Comme si ces efforts et ces sacrifices n’étaient pas communément consentis par les travailleurs faisant vivre ces parasites…, comme si les seules bonnes statistiques n’étaient que les leurs, comme si les seules bonnes solutions aux maux qu’ils équivalent ne pouvaient que provenir d’eux. Mais en réalité, l’idéalisme philosophique qui les afflige leur impose de perpétuer leur bêtise, et la nôtre par l’intérêt commun qu’ils puissent avoir entre eux. Mais là encore, en réalité, il lui faut comprendre (au prolétariat) qu’il ne fait pas partie de cette classe parasitaire qui se pavane embourbée des «babioles» et de ces inutilités diverses de luxure ou de pacotille, créées par sa propre classe laborieuse et salariée qui, grâce à sa force de travail conjuguée à des moyens de production –Qui appartiennent à ceux qui peuvent se les permettre, soit donc ceux qui possèdent du capital. Les chances de s’enrichir n’appartiennent donc également et ironiquement aussi, qu’à ceux qui peuvent se le permettre, donc aux riches.-, peut se permettre d’ajouter de la valeur aux produits de base qui n’en possèdent point ou peu, eux-mêmes, ces derniers, extraits et transformés par d’autres salariés en amont des chaînes de production. Finalement, la classe salariée n’a pas accès aux moyens de production qui permettent l’enrichissement personnel –Sauf si elle en a les moyen$.- , ni même à toutes les babioles qu’elle peut créer de son labeur, mais ses exploitants, eux, cette minorité de possédants de ces moyens de production (Au Québec, nous sommes des millions de travailleurs, et il y a environ 180 000 employeurs.), le peut. Et parce que cette dernière possède les moyens de s’approprier les «moyens de s’enrichir», elle possède par conséquent, via les moyens de production, les moyens de se payer l’exploitation du labeur du prolétariat, en un statut statué par elle-même, via ses valets à l’Assemblée nationale du Québec et des autres capitales de ce monde.

Les nouveaux oligarques

Ces nouveaux tyrans sont des gentilshommes, ils portent la cravate. Le veston carreau, très rarement, sauf pour se démarquer, comme des coqs. Ils possèdent le capital, et en le possédant, ils possèdent tout, même les libertés et les droits. Dont la «liberté» d’exploiter son prochain, mais encore faudrait-il que le prolétariat soit destiné à devenir son prochain. Ce n’est point le cas, malgré que des loteries tentent de s’assurer d’un tel partage du trône via celui des richesses, et nous l’observons clairement en voyant ces nouveaux gestionnaires du jour, gâcher leur fortune illico dans des babioles inutiles qui n’ont plus rien à voir avec une demande consciente, cela ne fonctionne pas. Le prolétariat est inconscient de ses propres conditions, de ses propres conditionnements y menant évidemment donc.

Comment ces bourgeois exploitent-ils leur prochain? De diverses façons, dont par les besoins primaires, secondaires, et etc. des prolétaires, et via également, le labeur d’autrui –du prolétaire en l’occurrence-, dont ils tirent profits de la valeur ajoutée qu’il crée, celui-là, vendant sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille.

Les bourgeois, classe possédante des moyens de production, peuvent ainsi exploiter les besoins naturels des êtres humains (dont ils font pourtant partie…), conditionnés ou non à consommer ces produits. Tout le monde n’a pas besoin de manger des bananes plantain épicées, mais tout le monde a le besoin de manger. Ce n’est pas une nécessité de boire de la bière, mais tout le monde doit boire de l’eau, sans tarder plus de 3 jours, sans quoi la mort est une issue potentielle et redoutée.

Il faut donc au prolétariat, une réponse en l’offre à sa demande, mais ironiquement, c’est  lui qui crée l’offre de son labeur, contre un salaire offert par les bourgeois qui pour ce, fournissent les moyens de production nécessaires à la création de richesses, pour créer cette même richesse dont le prolétariat fait également la mendicité… C’est qu’il faut comprendre que pour posséder les moyens de production, il vous faut préalablement du capital pour en faire l’acquisition et que donc, ce préalable pour devenir bourgeois, n’est certainement pas la condition «gagnante» de tous les prolétaires de ce monde, et ce serait mathématiquement impossible, si on constate et que l’on accepte le fait que les voies possibles pour faire fructifier les capitaux sous les lois de ce système capitaliste, ne sont pas accessibles à toutes et tous dans le «vrai monde». Concrètement, le prolétariat est à la botte des bourgeois, et il n’a d’autre choix, quitte à entreprendre lui-même, que de vendre sa force de travail à ces bougres qui lui offrent en réalité, la «chance» d’être exploité. Et comme nous l’avons vu déjà, l’entreprenariat n’existe que sous certaines conditions préalables, dont la possession du capital pour ce, indispensablement. Nous en viendrons toujours, quelque moyen utilisé; capital amassé, héritages, capital reçu en prêt, etc.., au préalable du capital et nous le savons, tous les humains sur Terre n’ont certes pas la condition idéale pour faire fructifier des capitaux…., qu’ils n’ont même pas au départ à leur naissance. L’observation de ce fait présent dans notre système, de ce conditionnement bref, me paraît inévitable pour éviter une suite totalitaire dans nos constats futurs. Car si totalitarisme il y a sur la question, l’aveuglement volontaire pour la suite des constats au sein de ce système ne pourra que se buter à la contradiction. Et certaines de ces contradictions pèsent lourdement sur certains aspects de notre vie de tous les jours, comme par exemple quand vous tombez malade.

Car en outre, l’exploitation de la maladie devient l’un des ultimes couronnements (La privatisation des services concernant l’eau s’en vient au Canada dès 2011, possiblement.) des droits divins que peuvent s’octroyer ces nouveaux parasites que sont les bourgeois, ayant remplacé les monarchies. D’abord parce qu’ils y gagnent à tous les niveaux, d’autant plus qu’une nouvelle source de profit commis sur le labeur d’autrui leur est octroyée, et parce que tout à coup, ils deviennent les propriétaires inévitables des moyens de soigner le prolétariat qui, d’ailleurs, pansera ironiquement des plaies faites en créant la richesse via son labeur exploité par ces mêmes premiers. Le mouton se tond désormais tout seul chez les «humains».

Car posons la question simplement et autrement. Qui dans ce système économique aux répartitions de la richesse inexistantes, pourra donc entreprendre en la matière, si ce n’est celui qui en a les moyens, si ce n’est donc, que cette minorité qui possède les moyens de s’enrichir dans ce système dont les dés sont pipés par eux et pour eux? Poser la question, c’est y répondre, non?

La bourgeoisie est la seule qui peut s’extraire de la pauvreté, mais cela en exploitant le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. Ce n’est guère leur mérite ou leurs sacrifices et souffrances qui leur octroient des divins droits de la sorte, mais leur seule place dans la société capitaliste qu’ils ont modelée à leur image parasitaire. Et comme ils disent, car je n’en suis point, les malheurs des uns font le bonheur des autres. Des vautours, de véritables «vampires» en fait.

L’exploitation du prolétariat par la bourgeoisie

Les libertariens, ces capitalistes plus sectaires que nature, affirment que l’exploitation du labeur n’existe point, mais ils ne peuvent que se tromper, puisque nous sommes à même d’observer le contraire de leurs affirmations, en un simple regard sur le rapport employeur/employé.

Les libertariens affirment que le rapport employeur/employé est une bonne entente entre les deux parties et que chacune d’elles, y tire son compte, son intérêt, dans cette «entente».

Mais pourtant, quand vous rencontrez un employeur, l’entente se fait bel et bien sur les modalités de votre salariat; de ce que vous apportez de bénéfique à l’entreprise contre un salaire. Il y a donc un salaire contre un service, un service qui inévitablement, doit apporter une fructification des capitaux de l’entreprise, sans quoi, ce salaire sera considéré comme excessif pour la bonne survie de l’entreprise. Bref, le salaire offert par l’employeur, dans la plus saine des gestions capitalistes, doit apporter son lot de richesse. Sans quoi, on coupera celui-là, en guise de «restructuration» financière ou budgétaire. Qu’importe le nom que les capitalistes donneront à cet ouvrage malsain et dictatorial, il en sera ainsi pour satisfaire les dogmes du capitalisme le plus productif et le plus sain, selon ces premiers.

Quant à ces «ententes communes» citées par les capitalistes pour légitimer l’exploitation de l’être humain par ses semblables, n’oublions surtout pas le contexte où celles-ci sont conclues, c’est-à-dire, dans un monde capitaliste le légitimant via le pouvoir octroyé en échange des capitaux que détiennent une minorité d’avantagés par le système capitaliste.

Le candidat à l’emploi se présentera donc sous son plus beau jour à la candidature d’un emploi, sachant que celui qui lui offrira la chance d’être exploité le jugera entre autre sur ce, soit son apparence, ses compétences et sa réputation. Il mettra  conséquemment ses plus beaux habits, il apportera ses plus belles manières, cessera même de porter ses coudes à la table pour l’occasion, où il usera du VOUS pour désigner son négociateur d’en face, qui n’en fera pourtant pas toujours autant. Et ces ententes se résulteront à quoi au fond, si ce n’est qu’elles ne peuvent qu’en représenter celles des modalités conclues, en termes de résultantes,  de l’exploitation dudit labeur de l’aspirant exploité par son exploitant bourgeois?

Reconnaissons que le prolétaire devra tout de même fléchir, tout en négociant de moindres conséquences d’exploitation, néanmoins d’une exploitation indéniable et certaines, dans un contexte où le privé et le rapport employeur privé et employé salarié sera de mise, pour subvenir à ses besoins ou et/ou ceux de ses proches. Autrement dit, il est indéniable qu’un employeur privé retire une valeur ajoutée du labeur du prolétaire, du salarié qu’il embauche, de sorte que cela concède une réalité où il y a bel et bien une exploitation  en cour, qu’on ne peut que démentir….., en mentant.

Le libertarien ajoutera alors qu’il est possible que l’entreprise ait à fléchir, elle aussi, aux lois du marché; celles de l’offre et la demande. Il dira que si l’offre est trop grosse, l’emploi du salarié sera coûteuse et non bénéfique, qu’elle sera une bonté vis-à-vis le prolétaire préservé, ce salarié «sauvé du chômage». Il précisera ceci et cela, tout en continuant de nier l’existence d’une exploitation lorsque les contextes seront une opportunité d’affaires et un évident bénéfice pour l’employeur. Et pourtant, dès lors qu’il y aura eu existence de «profit», il y aura automatiquement eu existence d’exploitation. Mais encore…

Les lois du marché ne sont-elles pas après tout, les dogmes imposés par la dictature qui possède les moyens de production? «Et alors?» seriez-vous porté de dire… Et alors on nie l’existence du fait qu’il existe une situation où quelqu’un, à savoir le possédant des moyens de production, obtient des faveurs de personne salariés, c’est-à-dire du prolétariat, soit l’assurance de fournir la force de travail nécessaire pour faire fonctionner les moyens de production qu’ils possèdent à des fins mercantiles, cela, parce qu’ils ont les moyens de le faire, précisément dans ce modèle économique -Qui bien entendu, les confine lui-même, à la minorité où le capital s’amasse dans ce modèle économique.- et afin de faire fructifier certes, un nombre de capitaux investis préalablement –Un capital possédé préalablement aussi donc.-. Autrement dit, les capitalistes espèrent pouvoir exploiter le salarié, si le marché et le contexte le permettent. Il n’y a là aucune différence, s’il ne s’agit que de celle entre la «volonté» et le «fait accompli». Il y a exploitation. Osez le nier.

Si l’exploitation du labeur du prolétariat existe, que peut faire le prolétaire pour y mettre fin?

Il existe une foule de solutions de sortie pour le prolétaire. Certains l’inviteront à jouer le jeu des capitalistes, donc à devenir bourgeois et à exploiter à son tour, d’autres le prieront de joindre des syndicats, ce qui n’est que légitime après tout, quand on remarque que le patronat, lui, se réunie bel et bien autour d’outils le défendant, dont certains partis politiques, comme l’ADQ, le Parti québécois, ou le parti Libéral du Québec. Mais encore, au Québec, le patronat peut aussi compter sur des «centres de recherche» aux valeurs mercantiles dont; Fraser, l’Institut économique de Montréal, Cyrano, le «Réseau Liberté Québec» et bien d’autres dont je ne veux pas faire la publicité ici, mais à savoir toutes les couches pleines de Quebecor, mais qui fort heureusement, n’affichent aucune véritable étude digne de ce nom pour contrer nos arguments voulant démontrer que la richesse ne pourra jamais être répartie dans leur système capitaliste truqué.

Autrement dit, oui, il existe des solutions, mais celles affichées ci-haut ne sont pas celles que je préconiserais, bien que je sois syndicaliste avoué. Il y en a d’autres…

Il faudra d’abord pour le prolétariat, faire le constat qu’il fait partie d’une classe. Il lui faudra ensuite, faire l’étalage de ses intérêts, versus ceux des bourgeois, puisqu’il en conviendra qu’elles forment deux classes opposées, et cela afin de comprendre que les uns et les autres, n’ont aucune chance de se concilier dans un rapport exploitant/exploité.

Bref, le prolétariat en viendra au questionnement suivant, s’il fait ces premiers constats. Il en viendra à se poser la question : « À quoi bon verser un dividende à un parasite n’en détenant aucunement les mérites, mais seulement les moyen$ que lui attribuent le système capitaliste, qu’il a lui-même mis en place?»

Et finalement, le prolétariat ne pourra que conclure que son labeur ne mérite pas d’être exploité par des parasites, n’ayant autre chose que leur capital en guise de mérite de ce labeur consenti contre un salaire. Mais que pourra t-il donc faire, outre ces solutions grotesques citées qui ne mettront aucunement fin à l’exploitation de son labeur?

La révolution…

La révolution n’est pas singulièrement la prise des armes, il s’agit en fait d’un changement qualitatif. L’abolition du salariat n’a rien de quantitatif, et tout de qualitatif comme changement. L’abolition de la «liberté» des bourgeois d’exploiter le labeur des prolétaires représente ici non seulement un changement mineur au niveau de la répartition de la richesse via de meilleurs impôts progressifs et des taxes sur ci et cela, mais représente plutôt un changement de la structure, qui confinait jusqu’ici, les richesses aux minorités parasitaires possédant les usines et les divers moyens d’exploiter le labeur des autres, des majoritaires du prolétariat en l’occurrence.

Et il est grand temps que les travailleurs salariés, majoritaires, se débarrassent des parasites qui vivent de leur labeur. Il est grand temps que ces parasites fassent leur part sur ce caillou qu’est la Terre, comme tout le monde. L’abolition du salariat ne pourra que les confronter à leurs devoirs vis-à-vis les autres habitants de ce caillou.

Le prolétariat doit se débarrasser du capitalisme. Le prolétariat doit s’émanciper et gérer lui-même son labeur, sans que quiconque ne le parasite. Le prolétariat doit abolir le salariat, le capitalisme.

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