Quand le matérialisme s'en mêle…

Manifestation pour la démocratie au Honduras et le démentèlement des bases militaires en Colombie

 

En contradiction avec leur prétendue guerre au trafic de drogue, le Pentagone a déclaré aujourd’hui que les États-Unis utiliseront les bases militaires en Colombie contre les pays qu’ils qualifient d’”anti-étasuniens”.

Pour ceux qui avaient encore des doutes par rapport à la menace impérialiste en Amérique latine, cette déclaration vient clarifier les intentions de guerre contre les pays membres de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), dont particulièrement le Venezuela.

Il s’agit de la plus grave menace pour l’Amérique latine depuis des décennies.

Nous répudions cette nouvelle tentative des États-Unis de s’emparer de l’Amérique latine par les armes ce qui pourrait provoquer un conflit de proportions continentales.

Nous ne laisserons pas les États-Unis transformer l’Amérique latine en bain de sang comme ils le font en Iraq et en Afghanistan!

Non à la guerre! Oui à la paix!

VENDREDI LE 20 NOVEMBRE 2009

Rassemblement devant le Consulat du Honduras (1650 de Maisonneuve Ouest, Métro Guy-Concordia) à 15h00

Départ de la Manifestation à 15h30

Rassemblement devant le Consulat de la Colombie (1010 Sherbrooke Ouest, Métro Peel) à 16h00

Un appel conjoint de:
Société Bolivarienne du Québec / Hands Off Venezuela (SBQ/HOV)
Haïti Action Montréal
ASOCOLOM

 

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain invite un tueur de masse

 

Bush

 

Le 22 octobre prochain aura lieu une conférence à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth et elle sera donné par nul autre que George W. Bush. La conférence à été organisé par tinePUBLIC, une firme de Calgary qui se spécialise dans l’organisation de ce type d’événement. Cette firme à déjà organisé deux conférences pour l’ancien président états-uniens, une  à Calgary et l’autre à Toronto avec Bill Clinton. Dans les deux dernières conférences le sinistre personnage à parlé de la guerre en Afghanistan et des frontières canado-étatsuniennes et il a aussi raconté quelques anecdotes sur ses huit ans de terreurs au pouvoir.

 

L’invitation aurait été faite par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain dont les membres seront les principaux intéressés. Le prix d’entrée sera de 400$ par personne pour assister à 40 minutes et à une série de questions posé par les journalistes en places.

 

Un grand rassemblement anticapitaliste est prévu devant l’hôtel vers 11 h, tout ceux et celles qui ont des vieux souliers sont aussi invité avenir les lancer en signe de protestation contre le pire président états-uniens que ce pays aie connu. De plus, il sera souligné la libération après neuf mois de prison de Mountazer al-Zaïdi ‘’le lanceur de soulier’’ journaliste irakien qui a vient de crée une fondation humanitaire de droit suisse destinée à venir en aide aux Irakiens.

 

Le journaliste a une nouvelle fois dénoncé les violences en Irak et demandé à la communauté internationale de traduire en justice les responsables de la guerre, “avec à leur tête George Bush”.

Il a accusé “l’occupation américaine” d’avoir provoqué “plus d’un million de morts, cinq millions d’orphelins, plus d’un million de veuves, sans compter les réfugiés et la misère”.

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/08/25/004-Bush-conference-Montreal.shtml

 

http://www.mtl911truth.org/?p=2171

 

http://www.cmaq.net/fr/node/36903

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gX_1z0DVVQtuGwacxw-bQ6z2EGCA

 

http://georgebushmontreal.wordpress.com/

Congédiement massif chez Pratt & Whitney Canada

Posté en Capitalisme, Fermeture d'usine, Mises à pied, Sous-traitance, Syndicat par Jean-Sébastien Vézina-Girard à 13 octobre 2009

 

Sur la rue d’Auvergne à Longueuil c’est la consternation du syndicat chez Pratt & Whitney Canada. L’entreprise supprimera 250 emplois d’ici fin 2009, dont 200 au Québec. En plus de cette triste nouvelle elle annonce aussi la fermeture  d’une des plus importante usine à Longueuil pour 2010 qui mettra au chômage 160 travailleurs de plus dont 120 syndiqués.

Le représentant syndical, M. Camile Larochelle, affirme que cette usine emplois 400 personnes mais qu’elle peu facilement  en employer plus de 800. Il indique aussi que ces mises à pied porteront au total à 1000 le nombre pertes d’emplois cette année seulement, malgré de large subvention (141,9 millions $) de la part du gouvernement du Québec.

Il ajoute aussi que chaque travailleur en moyenne paie environ 170$ par semaine en impôt au gouvernement québécois seulement ce qui donne au bout de l’année 8,9 millions $ en moins dans les coffres de l’État.

«Depuis quelques années, on essayait d’attirer du travail à valeur ajouté pour cette usine, on travaillait fort au niveau de l’organisation du travail, des horaires, de la flexibilité, a affirmé M. Larochelle. Maintenant, on se sert de la situation économique pour restructurer les deux autres usines pour être capables d’englober les activités de l’usine de la rue d’Auvergne et de mettre à pied des employés supplémentaires. C’est enrageant.»

Avec ces pertes d’emplois l’entreprise se tournera vers la sous-traitance tel qu’annoncé par  Nancy German, la vice-présidente aux communications.

Qu’apporte de bon la sous-traitance à une compagnie comme Pratt & Whitney ? Premièrement les salaires des sous-traitants seront bien inférieurs à ceux des employés, de plus aucune négociation avec un syndicat et aucune garantie d’emplois stable. Bref une main d’œuvre tout aussi efficace mais bien plus facilement malléable au niveau des conditions de travail et qui plus est coupe des postes à des permanents qui auront perdu leur emplois.

 

Mme German, affirme que la sous-traitance de la distribution et de l’entreposage des pièces se fera au Québec, mais elle oublie de mentionner dans quelles régions les autres secteurs d’activité se feront. Elle dit aussi que les mises à pied, sont dû à plusieurs facteurs tels que; les entrepôts sont utilisées à 30%, qu’il n’y a  pas de banc d’essai, que l’usine n’est pas à proximité d’un aéroport (quoique Saint-Hubert n’est pas très loin environ 20 min) et que le bâtiment originale date de 1913 et aurait requis des investissements importants. Mais à quoi servent les subventions si ce n’est que pour moderniser les structures? Et une mauvaise gestion de l’entreposage justifie-t-elle  un congédiement massif?

 

Le syndicat entend entamer des poursuites judiciaires pour le congédiement des employés syndiqué  sous prétexte de crise économique brisant ainsi les clauses de la convention collective adopté le 17 décembre 2007 qui prévoyait la protection des travailleurs contre les mises à pied.

 

Sources;

http://www.romandie.com/infos/news2/200909301916042AWP.asp

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/09/20090930-190340.html

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/fabrication/200909/30/01-907012-pratt-whitney-canada-supprime-410-emplois.php

http://www.ruefrontenac.com/affaires/entreprises/11575-paw

http://www.pressegauche.org/spip.php?article1327

Le méritant du Cosmos

http://img.src.ca/2009/06/04/300x450/AFP_090604laliberte-guy-portrait_p1.jpgCamarades, comme vous le savez si bien, je ne suis pas le premier à écrire sur le sujet. Toutefois, j’entends pousser plus loin la critique qui, jusqu’ici, ne s’en est tenue qu’à la surface du scandale, démontrant l’étroit égo de l’ignoble personnage –Qui pourtant, pour nombres de nationalistes crasses du Québec, sert de modèle et d’idole.-. Mais allons plus loin, et voyons si la critique capitaliste saura répondre à notre questionnement matérialiste.

Certes, il est établi que le clown de l’espace, est dans l’espace. Nous y sommes, Guy Laliberté réponds lui-même, à sa propre demande, par une offre magistrale –Et par un capital, disons-le!-, que même les plus talentueux des cosmonautes et des astronautes ne pourraient pas s’offrir  –Qui possède 35 millions de dollars sur Terre? Il n’y a pas plus de 0.15% de la planète qui possède un seul million de dollars.-, faute d’attendre d’enfin passer de l’abyssale lice, au pas de tir tant rêvé vers le Cosmos.

Guy Laliberté, depuis longtemps, reçoit les mérites et les fleurs de la part d’un public ébloui par des spectacles, certes grandioses quant à l’art en général –Mais encore, le goût ne m’apparaît pas discutable. On aime, ou on n’aime pas.-. Ainsi, monsieur Laliberté défends, peut-être sans le savoir, le mythe capitaliste qui suppose que le bourgeois soit méritant des fruits du labeur d’autrui, et titulaire donc, des efforts d’autrui, et du fruit de leurs efforts également. Il confronte donc, aux côtés des autres minoritaires bourgeois de ce monde, les faits, et le bon sens par conséquent. Il donne également, en allant dans l’espace, un exemple des caprices que peuvent s’offrir les bourgeois, quel que ce soit leur mérite véritable, soit-il mythique ou semblable à celui des prolétaires qui chaque jour, ceux-là, se lèvent pour gagner la vie d’un autre, celle du bourgeois, ironiquement.

J’insiste sur le fait que, dans le Cirque du Soleil, une panoplie d’artistes donne son 100% d’effort pour épater la galerie. Et cela fonctionne, selon les goûts comme je disais. Donc, il y a des artistes, et de ces artistes, nous n’en connaissons aucun. Par contre, nous connaissons toutes et tous monsieur Laliberté, mais ce dernier ne fait pas de saut culbuté renversé suivi d’un triple et périlleux flip arrière. Il ne saute pas sur le trampoline non plus, ni ne se déguise, sinon désormais dans l’espace avec un nez rouge, et n’a rien d’un athlète évidemment. Il n’a donc pas pris de risque, ni travaillé plus fort que les autres. Pourtant…  Mais cela diffère t-il des autres bourgeois, et des divers moyens de production privés de ce monde ou, dans tous ces cas, ne reconnaissons-nous pas plutôt, seulement le soit disant mérite bourgeois tout en drainant celui des prolétaires vers ce bourgeois? Voyons cela…

Chez Ronald McDonald, qui fait le fameux BigMac? Chez GM, qui crée la voiture? Chez BarickGold, qui transforme et exploite le métal précieux? Qui, chez Molson le fabricant de bière, fabrique cette bière? Monsieur Molson? Sommes-nous à veille de féliciter les frères Molson pour les efforts des joueurs du canadien? Et on peut continuer des jours de temps à donner de ces exemples où, les bourgeois pillent aux prolétaires, leur mérite.

Mais c’est exactement de cela qu’il s’agit. Monsieur Laliberté n’est autre chose qu’un bourgeois, et ce dernier n’a qu’investi ses capitaux dans le Cirque du Soleil et du coup, il empoche tous les mérites, comme s’il avait bâti le Cirque du Soleil à lui seul, alors que sans les acrobates et sans les artistes de quelconque domaine s’y trouvant, il n’y aurait tout simplement pas de Cirque du Soleil, sinon qu’une idée de ce cirque, comme tant d’idées peuvent parcourir nos pensées, sans pourtant qu’elles ne se réalisent nécessairement. En fait, sans prolétaire, sans travailleur, il n’y aurait même pas de chapiteau –Je sais bien que les spectacles du Cirque du Soleil ne se font plus dans des chapiteaux, mais l’exemple vaut pour toutes constructions de toute façon.-, puisque Guy devrait ; le construire seul, et bien sûr, tisser la toile de celui-ci –Il devrait donc faire l’élevage du bétail utilisé pour la toile, sinon se munir d’une usine pétrochimique (Qu’il devrait construire également…) pour les produits synthétiques, fondre et couler les poteaux, les câbles d’acier tenant la toile –Il devrait donc, en plus d’avoir de bonnes idées, travailler à temps partiel comme mineur!-, faire sa publicité seul, donc couper des arbres, puis les transformer en papier, et nous n’en finirons pas si nous nous acharnons sur ces contradictions capitalistes.

Au fond, à part le fait que les 35 millions gaspillés par Laliberté auraient pu servir à bâtir des milliers de puits d’eau potable en Afrique, n’y avait-il pas plus que cette contradiction? Si, il y avait une exploitation, celle du labeur d’autrui, puis le vol du mérite d’autrui. Monsieur Laliberté, et ses comparses bourgeois, n’ont strictement rien à cirer des Africains, ni de quiconque en fait, qui gagne leur vie à leur place. Guy Laliberté n’a rien d’un  méritant, rendons aux employés du Cirque du Soleil, ces honneurs volés, rendons-leur cette fierté du labeur bien accompli.

Le capitalisme permet, et certains accuseront le corporatisme tout en le niant dans les sociétés socialistes, ces excès qui n’ont rien décent. Guy Laliberté, plutôt que de creuser des puits d’eau dans les pays du tiers-monde où le besoin se fait sentir, a préféré prendre les mérites d’autrui, sinon les fruits de leur labeur et se payer une partouse spatiale auprès de véritables méritants, dignes de porter le qualificatif de cosmonaute ou d’astronaute.

Maintenant, sans tricher, connaissez-vous un seul des acrobates du Cirque du Soleil et ce, par cœur?

Afghanistan, notre mission?

http://www.uruknet.info/pic.php?f=karzai_and_afghan_elections_by_latuff2.jpgAprès 135 combattants impérialistes tués dans une campagne d’invasion et d’occupation, le Canada n’a-t-il pas compris qu’il n’avait rien à gagner à combattre en Afghanistan, contre ce que nous connaissions désormais comme, les outils désuets de Washington? Le Canada y gagne t-il, à prétendre qu’il y installe, avec ses alliés impérialistes, une forme de démocratie, alors que nous savons en fait, qu’il ne s’agit que d’une mascarade et que, le récent scrutin fut truffé de violents attentats et de fraudes électorales? Les coûts de cette guerre furent tellement élevés, et en capital, et en pertes humaines, qu’ils doivent maintenant nous faire croire que malgré l’éradication de bulletins de vote de plus de 446 bureaux électoraux, les résultats seront tout de même acceptés, et vénérés comme, aussi facilement,  un semblant de démocratie pourrait nous l’admettre.

Aujourd’hui, nous savons pourtant qu’Al-Qeada fut en partie, créée par les États-Unis, puisque ces derniers financèrent leurs activités, leur armement et leur entraînement dans les années 1980. Nous savons également que pendant les années 1980, Oussama Ben Laden était un parfait complice des tactiques états-uniennes, qui surtout, visaient à repousser ce que nous nommions déjà, par erreur, les soviétiques du territoire afghan. C’était donc à l’époque, un «bon terroriste» notre Ben Laden! Washington voulait que Moscou ait son propre Vietnam, elle qui avait aidé les vietnamiens à se défaire des occupants états-uniens quelques années auparavant. Du coup, le terrorisme de Ben Laden ne gênait aucunement les faucons de Washington, qui par une double-mesure, non seulement finançait ces groupes, mais participaient de près ou de loin, à des attentats des plus sanglants de l’histoire de l’humanité. En 1996 par exemple, Washington n’hésitait pas à financer le Iraqi National Accord, lequel piégeait des voitures à Bagdad et dans d’autres villes, afin là, de déstabiliser le régime de Saddam Hussein. Des dizaines de civils périrent, d’actes vraisemblablement terroristes.

Cette semaine et la semaine dernière, nous apprenions via les médias, eux de l’O.N.U., que non seulement y a-t-il eu des attentats en Afghanistan pendant les dites élections démocratiques, mais y a-t-il eu en plus, une tricherie digne des services de renseignements états-uniens, comme on s’est habitué d’en voir durant toute la deuxième moitié du siècle dernier. C’est connu, la CIA, aujourd’hui le NED (National Endowment for Democracy –Le NED est un doublon de la CIA, créé par Ronald Reagan pour continuer l’œuvre de la CIA, alors que celle-ci était accusée de toute part de crimes graves commis contre l’humanité.)) a pris le flambeau, a longtemps œuvré pour influencer les élections des pays du monde entier, afin d’endiguer toute chance que le socialisme ne se développe comme alternative au capitalisme. Parfois financièrement, parfois violemment, toutes les idées, des moindres aux plus barbares, furent les bienvenues à l’Agence. Au Nicaragua par exemple, elle a ni plus ni moins déclenché une guerre dont les nicaraguayens ont payé le lourd tribut. Des milliers de morts et la chute de son économie…

En Afghanistan, il se passe la même chose, mais différemment. Il sera bientôt confirmé qu’une fraude des plus massives, fut possible en Afghanistan, grâce à la coalition de l’OTAN, cet outil bourgeois qui permet d’imposer le dictat du capital à la surface de la Terre. Ainsi, dans la province de Helmand, l’ONU estime que de 5000 à 38 000 afghans ont été voté, alors que la commission électorale afghane en comptabilisait près de 135 000. Et c’est pareil dans toutes les autres provinces, dans certaines, on va même jusqu’à prétendre plus de votes qu’il y a d’habitants. Certes, avec le coût de la fausse mission qui ne cesse de gonfler, l’OTAN doit se légitimer auprès de l’électorat des puissances occupant l’Afghanistan.

Alors bref, tait-ce notre mission, ou finalement, comme toutes les autres depuis des décennies, celle de la bourgeoisie internationale? Y avions-nous, quelconque intérêt, sauf celui véritable d’aider ces afghans, ou n’y avait-il pas en arrière-plan, le véritable intérêt impérialiste de cette dictature bourgeoise qui continue de pulluler, par la force?

135 soldats canadiens tués pour une raison mensongère. 135 sacrifices canadiens pour installer une dictature bourgeoise, imposant un capitalisme sauvage à des peuples qui n’en demandaient pas tant. Et encore plus de vies civiles gaspillées, pour assouvir la soif bourgeoise, car c’est de cela qu’il s’agit en fait. Une nouvelle route pour le gaz géorgien, une position stratégique, et la servitude des ressources humaines et naturelles afghanes aux besoins criant de la dictature bourgeoise internationale.

Ramenons nos soldats de l’Afghanistan et punissons tout de suite et d’abord, les gens qui ont financé dits «terroristes». Gelons les avoirs du pays qui a financé le plus de terrorisme sur la surface du globe, et payons avec cela, les dommages collatéraux des dites guerres idéologiques des États-Unis d’Amérique. Réparons leurs erreurs, mettons fin au pacte de l’OTAN, et déclarons cette institution terroriste, illégale. Ça, ce serait une belle mission, honorable.

Sources:

Radiocanada.ca/nouvelles

Washington Post

Les mercenaires cubains de la Maison Blanche

Salim Lamrani vient de publier « Cuba, ce que les médias ne vous dirent jamais », un recueil d’articles écris au cours des cinq dernières années. Il y passe en revue, de manière systématique, tous les arguments utilisés par la propagande états-unienne pour justifier a posteriori l’embargo imposé unilatéralement par Washington en violation du droit international. Ce tour d’horizon permet de mesurer à quel point les critiques du gouvernement révolutionnaire sont irréelles. Une annexe historique souligne aussi la permanence de l’attitude des administrations états-uniennes successives, indépendamment de l’alternance de façade entre démocrates et républicains.
On regrettera l’absence d’index qui aurait permis d’utiliser ce livre comme une encyclopédie ; quoi qu’il en soit, son caractère exhaustif et la précision de son argumentation en font un ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent approfondir cette question.
Nous reproduisons ici un extrait consacré aux plus célèbres « dissidents » mis en scène par la Maison-Blanche.

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Conférence de presse des « dissidents » cubains, organisée à la résidence du chargé d’affaire des États-Unis à La Havane. (de gauche à droite : Manzano, Bonne, Roque et Roca).

L’opposition cubaine dispose d’un statut particulier. D’une part, elle est extrêmement prisée par la presse occidentale. En effet, aucun groupe d’opposants en Amérique latine, hormis peut-être l’opposition vénézuélienne, ne bénéficie d’une telle aura médiatique. D’autre part, elle reçoit des financements colossaux de la part des États-Unis, dont les médias ne disent mot, et jouit d’une liberté d’agir qui scandaliserait les procureurs du monde entier.

Le 21 juin 2007, la Chambre des Représentants étasunienne a décidé de voter le budget de 45,7 millions de dollars pour l’année 2007-2008, présenté par le président Bush, à destination des dissidents cubains. Ainsi, 254 congressistes, dont 66 démocrates, ont approuvé la stratégie de la Maison-Blanche destinée à renverser le gouvernement cubain. Le législateur de Floride, Lincoln Díaz-Balart, descendant direct de l’ancien dictateur Fulgencio Batista, s’est réjoui de cette aide. « Cette victoire constitue un soutien pour l’opposition politique interne » cubaine, a-t-il souligné. « L’aide aux opposants n’est pas symbolique mais concrète », a-t-il ajouté. Il a également rendue publique une lettre de certains éminents dissidents cubains qui affirment que l’aide étasunienne « est un élément vital pour la survie des militants [1] ».

Pour l’année 2007-2008, la Chambre a également alloué une somme de 33,5 millions de dollars (6 millions de plus qu’en 2006) à Radio et TV Martí. Ces deux médias étasuniens diffusent illégalement des émissions subversives en direction de Cuba dans le but d’inciter la population à renverser l’ordre établi [2].

Ce même jour, le 21 juin 2007, le chef de la diplomatie étasunienne à La Havane, Michael Parmly, a reçu en grande pompe les célébrissimes dissidents René Gómez Manzano, Félix Bonne, Martha Beatriz Roque et Vladimiro Roca dans sa somptueuse résidence personnelle. Ces derniers étaient venus remercier leur précieux mécène pour sa générosité [3].

Les médias occidentaux, pourtant si prolixes à l’égard de Cuba, sont restés étrangement silencieux sur ces deux évènements. Les raisons en sont relativement simples. Les personnages qu’ils s’évertuent à présenter depuis des années comme de valeureux militants à la recherche de la démocratie ne sont en réalité que de vulgaires mercenaires qui se vendent au plus offrant. Le mot mercenaire n’est pas un terme hors de propos ou exagéré. Selon le Littré, il s’agit de tout individu « qui travaille pour de l’argent, à qui l’on fait faire tout ce qu’on veut pour de l’argent [4] ». Manzano, Bonne, Roque et Roca entrent pleinement dans cette définition.

Pourtant, il n’y a rien de nouveau à tout cela. Depuis des décennies, les Etats-Unis tentent par tous les moyens de fabriquer et de diriger une opposition interne à Cuba, afin de mettre un terme au processus révolutionnaire cubain. Les archives étasuniennes sont éloquentes à cet égard. Par ailleurs, de nombreux documents étasuniens, officiels et publics, attestent de cette réalité qu’aucun journaliste ou analyste politique digne de ce nom ne peut ignorer. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement l’article 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba [5] ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à l’article 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba [6] ».

Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante [7] ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit également un budget de 31 millions de dollars pour financer davantage l’opposition interne [8].

En 2003, la justice cubaine avait condamné 75 personnes stipendiées par les Etats-Unis, suscitant une réprobation médiatique internationale. Dans n’importe quel autre pays du monde, des individus tels que Manzano, Bonne, Roque et Roque se trouveraient actuellement derrière les barreaux [9]. Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée nationale cubaine a averti les membres de la « dissidence » du fait que ceux qui conspireraient avec Washington et accepteraient ses émoluments devront en « payer les conséquences [10] ».

« Tant que cette politique existera, il y aura des personnes qui se trouveront impliquées […]. Elles conspireront avec les Nord-américains [et] accepteront l’argent. Cela est un délit selon les lois cubaines. Je ne connais aucun pays qui ne classe pas une telle activité comme un délit », a souligné Alarcón. « Imaginez que quelqu’un aux Etats-Unis soit soutenu, entraîné, équipé et conseillé par un gouvernement étranger. Cela est un délit en soi. C’est un délit très grave aux Etats-Unis et cela peut coûter de nombreuses années en prison, beaucoup plus que ce que l’on peut risquer ici à Cuba », a-t-il conclu [11].

Il en est de même en France comme le stipule l’article 411-4 du code pénal et une affaire survenue en 2004 illustre éloquemment cette réalité. Le 28 décembre 2004, les autorités françaises ont procédé à l’arrestation de Philippe Brett et Philippe Evanno, deux collaborateurs de M. Julia. Ils avaient été à l’origine d’une tentative infructueuse destinée à libérer les deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot en septembre 2004. Ces deux personnes ont été mises en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Ils ont été présentés aux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Marie-Antoinette Houyvet, qui s’occupent des affaires ayant trait à la sûreté de l’Etat. Ils ont été accusés d’avoir pris contact avec la résistance iraquienne et d’avoir reçu une assistance logistique de la Côte-d’Ivoire. Brett et Evanno étaient passibles de dix ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende. M. Julia a échappé à la justice grâce à son immunité parlementaire. La gravité des charges retenues contre eux n’a suscité aucun émoi au sein de la presse occidentale [12].

Le rapport de 2006 prévoit également 24 millions de dollars additionnels pour Radio et TV Martí, afin d’amplifier les transmissions de programmes subversifs vers Cuba, en violation de la législation internationale. Les membres de la « dissidence » cubaine disposent d’une partie de cette somme pour acquérir et distribuer des équipements radiophoniques et télévisuels permettant de capter les programmes émis depuis les Etats-Unis. D’autres pays sont invités à transmettre des émissions subversives vers Cuba. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba [13] ».

La presse occidentale, qui a censuré cette réalité, avait stigmatisé l’action des autorités cubaines, en dénonçant les sanctions prises à l’encontre de « militants pacifiques et de journalistes indépendants ». Selon elle, les inculpés auraient été châtiés pour avoir ouvertement exprimé leur désaccord avec la ligne officielle et avoir publié des articles diffamatoires dans la presse d’extrême droite de Miami [14].

Il sied de s’arrêter un instant sur ces accusations. Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les invectives les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez [15]. Face à eux, Raúl Rivero passe pour un opposant relativement modéré et frileux [16]. Or ce dernier avait été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de Rivero. L’explication est assez simple : Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. C’est cela qui a été condamné, et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe.

Intégrer l’univers de la « dissidence » est un juteux commerce. Les avantages économiques de cette profession sont conséquents et attisent la convoitise d’individus peu scrupuleux. Les 75 personnes condamnées n’exerçaient aucun métier et vivaient des émoluments offerts par les autorités étasuniennes, en échange des tâches réalisées. Les appointements considérables pour le niveau de vie de la société cubaine ont conduit certains personnages à amasser de petites fortunes personnelles, s’élevant jusqu’à 16 000 dollars en liquide, alors que le salaire moyen oscille entre quinze et vingt dollars par mois [17]. Ils menaient ainsi un train de vie largement supérieur à celui des Cubains, et profitaient également des incomparables privilèges que procure le système social cubain.

Pour évaluer précisément l’importance d’une telle somme, il convient de appeler la valeur du dollar à Cuba. Pour l’équivalent d’un dollar, un Cubain peut s’offrir au choix : cent quatre litres de lait, quarante-cinq kilos de riz, vingt-six tickets pour des matchs de base-ball, entre cinq et vingt-six places de théâtre ou de cinéma, 5200 kilowatts d’électricité ou cinq cours d’anglais télévisés de cent soixante heures chacun. Tous les autres aliments de première nécessité (pain, haricots, huile.) sont dans le même ordre de prix. A cela s’ajoute la gratuité des services d’éducation et de santé. Étant donné que 85% des citoyens cubains sont propriétaires de leur logement, ils ne payent aucun loyer. De plus, l’impôt n’existe pas à Cuba. Autre fait unique au monde : les médicaments achetés dans les pharmacies coûtent deux fois moins cher que ce qu’ils valaient il y a cinquante ans [18]. Tout cela est possible grâce aux subventions octroyées annuellement par l’État cubain, tant vilipendé par les mêmes « dissidents » qui ne manquent pas de profiter des conditions de vie avantageuses qu’offre la société cubaine.

Suite à l’intervention diplomatique de l’Espagne, plusieurs personnes incarcérées depuis mars 2003, dont Raúl Rivero, ont été libérées fin novembre 2004 pour des raisons humanitaires [19]. Il convient de souligner que Rivero a profité d’une médiatisation internationale uniquement parce qu’il était, avec Oscar Elias Biscet, le seul individu écroué sur les 75 à avoir réellement exercé le métier de journaliste. Son cas est intéressant dans la mesure où il jette une lumière sur l’ampleur de la campagne de désinformation lancée contre Cuba. Dans une interview accordée à Reporters sans frontières, Blanca Reyes, femme de Rivero, affirmait que celui-ci se trouvait dans des « conditions de détention infrahumaines et inacceptables ». Elle ajoutait par la même occasion qu’il avait perdu quarante livres (19,5 kilos). « [Il] a faim. Je veux que l’on sache [que] Raúl Rivero souffre de la faim », déplorait-elle dans un élan mélodramatique de circonstances [20]. Cette information avait été reprise en grande pompe par l’ensemble de la presse internationale.

Or, lors de sa sortie de prison, Rivero est apparu en excellente santé, avec un embonpoint notable, comme l’illustres les photos prises par la presse et comme n’ont cessé de le clamer les autorités cubaines [21]. Alors que Washington et ses relais dénonçaient avec une remarquable répercussion médiatique les « effroyables conditions de vie » des prisonniers, Rivero lui-même avoua avoir eu un accès sans restrictions à la lecture et avoir dévoré avec avidité le dernier roman de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, Historias de mis putas tristes, ouvrage difficile à trouver dans les librairies françaises à l’époque [22]. Rivero n’a pas vécu dans un hôtel quatre étoiles, certes, mais pas dans un « goulag tropical » non plus comme les âmes bienséantes se plaisent à qualifier les prisons cubaines, comme si les pénitenciers du reste du monde étaient des lieux de villégiature [23].

Sans doute, les prisons d’Abu Ghraïb en Irak, où la torture de prisonniers de guerre a été institutionnalisée par Washington, sont-elles plus confortables. Que dire des geôles de Guantanamo, zone de non droit où la torture appliquée aux détenus est telle que de nombreuses tentatives de suicide ont eu lieu chez des personnes très pieuses pour qui le fait de mettre un terme à ses jours constitue le pire des pêchés [24] ? Dans tous les cas, très peu de réclusionnaires peuvent se vanter d’avoir eu accès au dernier roman de García Márquez, avant même certaines librairies européennes spécialisées.

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Armando Valladares, ex-poéte et ex-paralytique, est désormais ex-président de la Human Rights Foundation, dont il a démissionné pour apporter son appui aux golpistes honduriens.

Mais cela n’est guère nouveau. En effet, la transformation de criminels en « dissidents » ne date pas d’aujourd’hui. L’histoire d’Armando Valladares, le « poète paralytique condamné pour délit d’opinion », selon la propagande de Washington, est riche d’enseignements. Arrêté en 1960 pour terrorisme, cet ancien officier de police de la dictature de Batista reçut le soutien d’une grande campagne internationale lancée par l’extrême droite cubaine de Floride au début des années 80. Après des tractations effectuées par le gouvernement français de François Mitterrand, sous l’égide de Régis Debray, le prisonnier fut libéré et perdit, par la même occasion, ses talents de poètes et son hémiplégie. Par contre, il conserva soigneusement ses aptitudes de comédien et, ayant obtenu la nationalité étasunienne, il s’engagea auprès du gouvernement de Ronald Reagan, devenant ambassadeur auprès des Nations unies. Dépité, Régis Debray avait écrit dans son livre Les Masques : « L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique, et le Cubain est aujourd’hui américain [25] ».

Luis Ortega Sierra est un journaliste cubain qui s’est exilé aux Etats-Unis en 1959, au triomphe de la Révolution. C’est un farouche adversaire du gouvernement de La Havane comme l’illustrent ses écrits. Il était lié à l’ancien dictateur cubain Fulgencio Batista qui finançait ses activités. Dans une lettre du 22 septembre 1961 à l’ancien homme fort de Cuba, Ortega avait exprimé sa « sympathie » et son « admiration » à son égard [26].

A propos des opposants cubains, Ortega déclare la chose suivante :

Les dissidents à Cuba sont des gens sans importance politique et tout le monde partage cet avis, même ceux qui vivent à leurs dépens. Ce sont des marionnettes de la mafia de Miami. Ils sont au service de la Section d’Intérêts des Etats-Unis qui les balade d’un endroit à un autre […]. Ce sont des gens qui reçoivent un salaire et une orientation idéologique du gouvernement américain. Cela n’est un secret pour personne. C’est le gouvernement nord-américain qui leur octroie de l’argent pour financer les activités de ces messieurs dans l’île. Penser que cet élément puisse représenter un mouvement puissant d’opposition au gouvernement est une bêtise [27].

Si l’Iran ou la Chine finançaient des opposants aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en France, ces derniers tomberaient immédiatement sous le coup de la loi. Si les médias occidentaux étaient intellectuellement libres, ils n’utiliseraient qu’un seul terme pour se référer à ceux qui se présentent comme des opposants au gouvernement cubain : mercenaires.

 Salim Lamrani
Enseignant, chargé de cours aux universités Paris-Descartes et Paris-Est Marne-la-Vallée. Dernier ouvrage publié : Cuba. Ce Que les Medias Ne Vous Diront Jamais, Estrella (2009).

[1] Wilfredo Cancio Isla, « La Cámara da sólido apoyo a la democracia en Cuba », El Nuevo Herald, 22 juin 2007.

[2] bid.

[3] Andrea Rodriguez, « Disidentes cubanos usan casa de diplomático de EEUU », The Associated Press, 21 juin 2007.

[4] Le Littré, V. 1.3.

[5] Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

[6] Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

[7] Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004) pp. 16, 22.

[8] Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). p. 20.

[9] Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).

[10] BBC, « Cuba Warns Dissidents Over US Aid », 12 juillet 2006.

[11] Ibid.

[12] Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis, op. cit., p.

[13] Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, op cit., p. 22.

[14] Reporters sans frontières, « Un an après l’arrestation de 75 dissidents, Reporters sans frontières mobilise l’Europe contre la répression à Cuba », 18 mars 2004.

[15] Oswaldo Paya, « Mensaje de Oswaldo Paya Sardiñas a Vaclav Havel, Presidente de la República checa en su visita a la ciudad de Miami, Florida », 7 octobre 2004.

[16] Raúl Rivero, « El cartel del queso blanco », Luz Cubana, Janvier/Février 2003, n°1 : 9-10.

[17] Felipe Pérez Roque, « Conferencia a la prensa nacional y extranjera », MINREX, 25 mars 2004 : 5-7.

[18] Gouvernement révolutionnaire de Cuba, « Documents », 18 avril 2003. (site consulté le 2 décembre 2004).

[19] Andrea Rodríguez, « En libertad el poeta y disidente cubano Raúl Rivero », El Nuevo Herald, 30 novembre 2004.

[20] Reporters sans frontières, « La mujer del periodista encarcelado Raúl Rivero denuncia unas condiciones de detención ‘inaceptables’ », 5 août 2003.

[21] Nancy San Martin, « Cubans Tell Rivero to Consider Leaving », The Miami Herald, 1 décembre 2004.

[22] Wilfredo Cancio Isla, « Un símbolo en libertad », El Nuevo Herald, 1 décembre 2004.

[23] Olivier Languepin, « Dans les prisons de Castro », Le Monde, 31 décembre 2004.

[24] Robert Scheer, « A Devil’s Island for Our Times », Los Angeles Times, 28 décembre 2004.

[25] Gianni Miná, Un Encuentro con Fidel (La Havane : Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado, 1987), pp. 43-60 ; Jean-Marc Pillas, Nos Agents à La Havane. Comment les Cubains ont ridiculisé la CIA (Paris : Albin Michel, 1995), pp. 145-51.

[26] Ivette Leyva Martínez, « Despierta singular interés vida y obra de Batista », El Nuevo Herald, 3 mai 2008.

[27] Luis Ortega Sierra, « Fidel rebasó la historia », in Luis Báez, Los que se fueron (La Havane : Casa Editora Abril, 2008), p. 221.

Réseau Voltaire

Les ”Faboulous-14”, le gouvernement et la mafia

Posté en Bourgeoisie, Canada, Capitalisme, Capitalistes, Crime, Intérêts capitalistes, Mensonge, Opportunisme, Parasitisme, Égoïsme par Jean-Sébastien Vézina-Girard à 16 septembre 2009

construction

 

Encore une histoire de fraudes fiscales fait état d’enquête pour la sûreté du Québec. Ainsi une nouvelle escouade anticorruption voit le jour pour savoir pourquoi au Québec les coûts de la construction vaut le double par rapport aux autres provinces canadiennes, soit 790 000$/kilomètre (pour une chaussé urbaine à deux voies) au lieu de 527 000$/kilomètre pour la moyenne canadienne.(1)

 

—De source sûre, La Presse a appris que l’escouade va s’intéresser particulièrement à l’un des plus importants entrepreneurs en travaux publics, actif surtout à Montréal, à Laval et dans les Basses-Laurentides. Et encore plus précisément à deux ouvrages routiers que son entreprise réalise et a réalisés. L’un d’eux a été financé par le ministère des Transports et la Ville de Montréal. Ses coûts ont explosé, passant du simple au double.—

Les enquêteurs ont en main une déclaration sous serment qu’un fonctionnaire du ministère des Transports a signée après avoir rencontré un entrepreneur qui faisait partie d’un «club» formé par une douzaine d’entreprises de travaux publics.

Selon ce bourgeois les membres du club se partagent les contrats à tour de rôle, qui visiblement étaient donnés aux plus bas soumissionnaires suite aux appels d’offres. Mais qui en réalité était déjà prédéterminés par ceux-ci au gré de leurs  rencontres et qui bien sûr  même pour le plus bas soumissionnaire était en fait bien plus élevé que ce qui devrait être en réalité.

Ironiquement le bureau de la concurrence du Canada a fait enquête sur ceux qu’on appelle le «Fab-fourteen», ou «Fabulous-14», un cartel de grand bourgeois qui cherchent à se partager de grands contrats. Mais cette enquête n’à point aboutit, peut-être par manque de preuves ou de transparence du gouvernement lui même pour ne pas mettre dans l’eau chaude certains membre du gouvernement provinciale.

Selon la SQ certains de ces bourgeois aurait déjà été filmés ou photographiés avec des membres de la mafia. Certain enquêteurs se demandent si la mafia n’exigerait pas une commission de leurs profits. Tout porte en se sens, car un de ces ‘’entrepreneurs’’ a été battu au début de l’été et ce fit le tour la semaine dernière a un autre dirigeants de ce Fabulous-14 .

Comparer à l’Ontario les contribuables québécois paieraient au moins 20% de trop pour ces travaux ou pour leurs infrastructures, qu’il s’agisse des routes, des conduites d’eau et d’égouts, des tunnels de métro ou des bâtiments publics. 20% qui pourraient être réinjectés dans le secteur publique de la santé par exemple, un chiffre en millions de dollars qui n’iraient pas dans les poches de ces bourgeois frauduleux et de la mafia ou même de la mafia gouvernementale.

La nouvelle escouade cherchera à savoir si les entreprises appartenant au «Fab-14» versent illégalement de l’argent comptant aux caisses occultes de partis politiques, ou carrément à des élus ou à des fonctionnaires, parfois par l’entremise de firmes d’ingénieurs, afin que tous ferment les yeux sur un système répandu de surfacturation.

Si le travaille pour lequel nous payons les policiers est bien fait nous aurons des réponses assez tôt mais s’ils passent l’enquête sous silence alors nous saurons que ceux-ci sont aussi corruptibles que ceux qu’ils tentent de démasquer.

(1) Données provenant de Transport Canada

 

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200909/14/01-901402-le-club-des-entrepreneurs-sous-la-loupe.php

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200909/14/01-901416-des-enqueteurs-de-la-sq-pour-mieux-combattre-les-fraudeurs.php

Whissell, un phénomène rare, ou une simple formalité capitaliste?

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2008/06/discrimination1.jpg

David Whissell, jusqu’ici ministre du travail, démissionne après qu’un scandale sur l’éthique ait pris naissance, quant à des contrats gouvernementaux octroyés à l’entreprise privée qu’il possède et dirige. Certes, des règles gouvernementales semblent protéger le prolétariat d’une pratique illégale de la part des bourgeois –les conflits d’intérêt-, mais en réalité, la situation actuelle démontre que le prolétariat ne sera jamais protégé de telles pratiques et que la bourgeoisie minoritaire et parasitaire, elle, s’en enrichira toujours.

Monsieur Whissel, troisième génération d’entrepreneur, se vante de ce conditionnement social et économique -que mentent mes adversaires idéologiques- l’ayant porté à ce statut de bourgeois, ce qu’il nomme lui, un patrimoine.  Toutefois, la réalité est, justement, que le précepte du capitalisme confinait monsieur Whissell, sauf s’il n’en n’avait pas envie, à devenir bourgeois. Ainsi, ce dernier, non précairement défini par le système capitaliste, a pu s’enrichir, non seulement sur la demande du prolétariat, mais sur la demande de celui-ci, remplie par une offre du gouvernement, supposé être neutre. Bref, monsieur Whissell a pu, non seulement s’enrichir sur la demande d’autrui, mais s’enrichir, grâce à sa position, dite élitiste, gouvernementale.

Alors, non seulement mes avancées sur le capitalisme -le bourgeois et les recettes pour devenir bourgeois- sont justes, mais en plus de cela, un ministre, du travail de plus –ce qui veut dire que cet homme, en tant que bourgeois, négocie les pourparlers entre bourgeois et prolétaires, ce qui n’a pas lieu d’être nommé comme une instance impartiale!-, peut jouer son rôle, un rôle clé, quant aux directions prises par une nation, pourtant contrôlée par un parti n’ayant pas la majorité populaire, sauf dans le précepte, lui, capitaliste ou défini par nos instances, par notre constitution, et privilégier sa propre classe, la classe bourgeoise.

Il est quand même important de préciser qu’entre servir la population qui l’aurait élu, et de servir ses propres intérêts, via l’entreprise privée qu’il possède en tant que bourgeois minoritaire et parasitaire, monsieur Whissell a choisi de préserver ses intérêts personnels, eux, basés sur l’exploitation du labeur d’autrui!

Et bien! À chacun ses priorités et ses intérêts!

Le privé dans le vent?

À Thedford Mine, et ailleurs au Québec, des débats ont lieu pour défendre et pour contrer l’installation d’éoliennes, par des entreprises privées. Les débats tournent surtout autour du fait qu’au Québec, nous ayons déjà choisi de nationaliser notre électricité et que nous ayons déjà dit «non» au privé dans ce secteur. Seulement, pressés de faire plaisir à leurs copains bourgeois, desquels ils servent les intérêts, les libéraux ont torpillé ce principe –comme ils ont fait avec la santé-, permettant au privé de faire compétition à notre monopole bien à nous, et permettant à une classe d’individus, de s’enrichir sur la demande d’autrui, ce qui revient bien sûr, à de l’embourgeoisement.

C’est que, l’entreprise privée voulant installer des éoliennes, doit le faire sur des terres appropriées, et celles-ci, souvent, appartiennent à ceux et celles qui pouvaient et/ou peuvent se les permettre. Il y a donc absence d’équité. Donc, encore une fois, une analyse marxiste sera nécessaire, étant donné que les idéalistes n’en feront rien avec leur habitude de mettre ce genre de débat, sous le tapis, comme ce qu’ils font avec le «privé en santé».

Par exemple, un simple travailleur ne gagnant pas son 40 000 dollars annuellement, ne possédant qu’une petite maison, sur un petit terrain, ne se verra pas offert d’y installer une éolienne, ce qui pourtant, si c’était possible, l’avantagerait financièrement. De plus, toutes ententes sont signées en privé, avec l’entreprise, ce qui certes, choque certains militants, puisque des ententes similaires, pourraient devenir plus avantageuses pour celui ou celle qui sait négocier.

Dans un souci de faire paraître le gouvernement plus transparent et plus nationaliste surtout, sinon de faire étouffer le vrai débat, madame Normandeau dit à Radio-Canada, en réponse, qu’il doit y avoir du «contenu québécois» dans les ententes. Sauf que cela ne permet pas à l’auditoire de Radio-Canada de comprendre qu’il s’agit de bourgeoisie québécoise, et non plus, de simples québécois. Le «maître chez nous» ne vise guère le prolétariat, mais bel et bien la bourgeoisie québécoise, qui ne représente qu’une mince minorité de notre «nation».  Par exemple, et cela n’est que le plus clair des exemples, si je ne possède pas de terre, il n’y a aucune chance pour moi d’en sortir gagnant, je ne tirerai aucun profit d’une éolienne qui remplierait une offre, à la demande d’un de mes voisins. Et donc, une fois de plus, l’idéalisme l’emporte et brise toute possibilité de débattre des enjeux réels, de l’exploitation des uns, par les autres… Car en permettant par exemple la pose d’éoliennes sur un terrain, le propriétaire de ce dernier fera instantanément des profits, sur la demande de ses voisins. Et c’est ce droit que les québécois se sont brimés, il y a déjà plusieurs années, par souci d’équité et de justice sociale. Certains me diront jaloux, mais je n’aspire pas à vivre de la demande d’autrui, je n’aspire pas à profiter du besoin d’autrui surtout, encore moins de faire des profits sur le labeur d’autrui. Et cette insulte, sincèrement, ne briserait aucunement mes arguments. Elle n’expliquerait pas le processus et le conditionnement par lesquels sont passés tels bourgeois, ou tels prolétaires, pour argumenter leur position actuelle dans la sphère sociale, elle-même dictée par le système économique en place.

C’est donc, une fois de plus, une avancée pour les capitalistes, au détriment de la nation, mais surtout, des prolétaires du Québec, qui pourtant, sont les véritables créateurs de richesses. Et cela mes chers, sans débat de fond! D’ailleurs, même ces éoliennes auront été fabriquées par le labeur de prolétaires, qu’exploiteront à leur tour, les bourgeois propriétaires de ces moyens de production qui permettent de fabriquer des éoliennes. C’est finalement, un pas de plus dans le régime d’exploitation des masses que tente de faire le gouvernement québécois des libéraux –capitaliste nous le savons-, un pas de plus dans le système capitaliste, ce système incapable de partager les richesses et incapable de tenir sans l’aide prolétarienne -l’État-, plus de 30 ou 40 ans…, et qui permet surtout, l’exploitation des uns, par les autres, celle des prolétaires, par la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

J’ai toujours été pour qu’on développe le réseau éolien, mais pas à n’importe quel prix! Et pourquoi pas, Éole-Québec? Oui, il existe des alternatives, mais elles sont tues, par les capitalistes…

La nécessité des gens d’affaires

La nécessité des gens d’affaires


La nécessité des gens d’affaires est-elle une réalité, ou une simple relativité due à la concentration de la richesse dans les mains de la bourgeoisie que représentent ces gens d’affaires? Par ce questionnement, j’entends répondre aux argumentaires des militants capitalistes, dont entre autres, à ceux des ex-députés débattant avec monsieur Durivage à Radio-Canada. Je peux aisément démontrer qu’il y a une raison pour laquelle des gens sont plus riches que d’autres, et que cette richesse, peut ensuite servir à les enrichir d’avantage, jouant l’intermédiaire, puisque possible, entre l’offre et la demande.

De fait, nous savons qu’une maigre partie de la population emploie, et qu’une autre, bien plus grande, est la salariée de cette première. De ces 2 classes, l’une se nomme la bourgeoisie, l’autre, le prolétariat. On distingue le prolétariat par la vente de sa force de travail, laquelle le bourgeois achète, puisqu’il en a les moyens, sinon, les capitaux pour le faire. On distingue le bourgeois par ses possessions de capitaux, dont surtout, celle des moyens de production, lesquels serviront ensuite, avec le labeur des prolétaires, à créer d’avantage de richesse, qui elle, se cartellisera chez le bourgeois.  Certes, il y a réponse à une demande, une offre. Mais qu’est-ce qui explique le fait qu’une classe possède ces moyens de production –les moyens également, d’offrir-, et qu’une autre, soit elle, obligée de vendre sa force de travail pour subsister à ses besoins criants, sinon à ceux de ses proches, comme de sa famille?

Il s’agit là d’un processus que préfèrent taire nos adversaires idéalistes, donc également, capitalistes. Car les idéalistes rejettent cette forme d’étude, par expérience, qui permet d’expliquer une chose ou une autre. Par exemple, un cornet qui serait porté au Soleil brûlant, comparé à ce cornet qui, serait préservé au congélateur. L’un des deux, sans équivoque, ne se sera plus de la même forme. Il aura fondu, pour des raisons explicables, prouvables et démontrables. La chaleur –à un certain niveau relatif-, permet la fonte de la glace, telle est la conclusion d’une étude bénigne (nous pourrions certainement pousser l’étude de la glace plus que cela, voire à identifier les composantes, etc..). Je démontrerai, dans les prochains paragraphes, qu’un processus explique également qu’il y ait des bourgeois, et qu’un autre explique aussi, qu’il y ait des prolétaires.

Le capital. Le capital, lorsque l’on en possède, permet toutes sortes de choses. L’une des divinités qu’il permet se nomme l’exploitation. Celle du labeur d’autrui en partie, sinon maintenant, celle des malheurs et maux physiques d’autrui. Le bourgeois en possède énormément, comparé au prolétaire. Avec ce capital, le bourgeois transforme la demande en offre, en créant une entreprise, par laquelle il sera dit qu’il «crée des emplois». Mais de fait, c’est la demande qui crée l’offre –les emplois-, et non l’intermédiaire qui possède les capitaux –Ça peut être n’importe qui, il y a même des loteries pour s’en assurer!-. Bâtissant son «entreprise privée», les prolétaires remplissent déjà, une autre demande, formulée elle, par le besoin des consommateurs, dont aura pu profités un chanceux détenteur de capitaux, en quantité adéquate pour ce. Un autre bourgeois. D’ailleurs, même la voiture dans laquelle se promène le bourgeois est une conception faisant suite au labeur de prolétaires, ayant rempli, eux aussi, une demande, elle aussi, issue des capitaux d’un autre bourgeois, tout aussi intermédiaire que mon autre exemple. Mais là n’est pas la question… Comment, maintenant, expliquer cet amas de capitaux chez une parcelle, et minoritaire, population mondiale? Ce débat n’ayant pas lieu dans les échanges de nos trois mousquetaires à Radio-Canada, il s’agit là d’un débat purement totalitaire.

Le capital peut s’amasser de diverses façons, mais nous verrons toutefois, que peu importe la façon dont il sera amassé, il en demeure qu’il n’y a pas lieu de légitimer l’exploitation du labeur d’autrui. Par exemple, certains capitalistes vous diront que le bourgeois a travaillé comme un forçat, et que comme récompense, on lui doit le fruit du labeur d’autrui. Mais cette quantité de labeur n’est pas quantifiable, sinon, l’unité de mesure avec laquelle les capitalistes la calculent, elle, n’existe pas, ou n’a pas été dévoilée par ces capitalistes. Il est donc impossible de comparer le labeur du bourgeois, avec celui de quelconque prolétaire. Un marchand de savon, par exemple, travaillera t-il aussi fort, physiquement, que le poser de bitume, sinon que le charpentier? J’en doute! En vérité, la quantité de labeur n’est pas calculable, cette excuse n’est donc qu’un paravent vis-à-vis le réel fait, celui que le bourgeois, pour partir son entreprise, possédait déjà une quantité nécessaire de capitaux.

Sinon, les capitalistes vous diront également que le bourgeois a pris des risques, mais comment, aujourd’hui, peut-on croire à cet argument fallacieux, puisque l’on est à même de constater que ce risque, a bel et bien été partagé lors de la récente crise capitaliste. Qui donc a perdu son emploi chez GM, les employeurs, ou les employés? Dans cette forme, nous pouvons déjà conclure, sans aller plus loin, que le risque était partagé, que les travailleurs, prolétaires, ont pris le même risque que les employeurs, les bourgeois. Même que, durant toutes ces années, le bourgeois aura certes su se mettre de côté, quelques parts de profit, ce que le prolétaire n’avait peut-être pas les moyens de faire (Je vois déjà les capitalistes me dirent que les employés de GM étaient bien payés, mais c’est certes, parce qu’ils ne connaissent pas le salaire des employeurs! Car une comparaison nous rendrait vite justice, tout en considérant que ce sont les travailleurs qui créent la richesse, les voitures en l’occurrence et non pas le capitaliste, qui n’injecte qu’un capital.).

Et le comble, arrive, lui, lorsque l’on émet une critique vis-à-vis l’héritage, car il faut, à ce moment, tenir compte de leurs premiers arguments… Si le bourgeois a travaillé fort pour gagner son droit d’exploitation du labeur d’autrui, comment est-ce possible que les héritiers héritent de leurs divins droits à leur tour? Ont-ils, eux aussi, travaillé fort? Donc, l’argument tombe ridiculement dans la fausse des idéalistes. Ensuite, par la même ridiculité, les capitalistes laisseront tomber leur argumentaire, selon lequel, les «méritants» auraient pris des risques pour se gagner le droit d’exploiter le labeur d’autrui, en défendant par exemple, l’héritage de ces divins droits.

Il existe diverses raisons pour laquelle des gens sont plus riches que d’autres. Dans notre système économique, capitaliste, il y a ces classes. Déjà, n’est-il pas facile de résoudre l’équation? Un parent riche, offrira t-il les mêmes services à son enfant, que le parent pauvre, incapable d’offrir quoique ce soit? Les réalités sociales, découlant elles, de la réalité économique, n’ont donc rien en commun lorsque l’on examine une famille bourgeoise versus une famille de prolétaires. On peut déjà constater qu’une des deux familles aura moins de misère à soigner les siens –dans un milieu où la santé se donne au privé-, que l’autre, sans parler des chances d’éducation qui s’offriront à un, versus l’autre. Il est donc irréfutable que des conditions diverses existent dans notre société capitaliste, il est donc clair également que certaines personnes disposent d’un amas de capital, possiblement hérité, amassé par avarice, gagné par une loterie ou gagné à même une autre source d’exploitation du labeur d’autrui. Et que ces mêmes personnes, seront celles qui pourront transformer la demande en offre, via leurs capitaux, lesquels ils prendront pour construire des moyens de production. Mais encore, vous savez déjà qui construira ces moyens de production.

Donc, lorsque Marie Grégoire dit que la bourgeoisie est la poche qui donne des «scanneurs» aux hôpitaux publics, elle omet de dire pourquoi ces riches individus possèdent les capitaux, elle omet de dire qu’il y a exploitation du labeur d’autrui, elle crée donc, un totalitarisme des plus absurdes, en direct à la télévision. Et quand elle ajoute que ce sont aussi «des créateurs d’emplois», elle raye d’un coup, l’existence de la demande et le processus expliquant la capacité de ces riches individus de «faire bâtir» des moyens de production. Ces gens ne sont pas des méritants, mais des privilégiés, parmi une masse laborieuse. Ces gens ne sont pas méritants du labeur d’autrui, mais de purs et simples exploitants, se servant de leurs privilèges et de leur amas de capitaux, pour amasser d’avantage de capitaux.

Le tout est purement idéologique. Madame Grégoire, madame Frula et monsieur Charbonneau sont capitalistes. À leurs yeux, les bourgeois sont des méritants, car en défendant leur domination, ils s’assurent un retour d’ascenseur. Et bref, la classe politique québécoise, et mondiale, se démène pour préserver les privilèges acquis des bourgeois, acquis non par démocratie, mais bel et bien par la dictature. Jamais, personne n’a voté pour le capitalisme, ce système fut installé, voire imposé par ces mêmes bourgeois premiers. Avez-vous déjà voté pour un bourgeois? C’est certain que non! Pourquoi? Parce qu’il est impossible de le faire, et qui donc, en réalité, règne sur nos États? Les bourgeois, par leurs lobbys.

L’existence des capitalistes, des bourgeois donc, n’est redevable qu’au système en place, lequel est imposé et pour lequel nous n’avons jamais voté. Sans système capitaliste, les gens d’affaires ne servent plus à rien, ils sont remplacés, dans un système socialiste, par un conseil –comme il en existe dans les entreprises appartenant au bourgeois apte à se payer des gens pour gérer son entreprise…- ouvrier, sinon populaire, par lesquels les prolétaires exerceraient une vraie démocratie, participative celle-là. Les travailleurs, si conditionnés pour ce, savent gérer et peuvent le faire. Ces bourgeois ne sont donc aucunement indispensables, si la crise capitaliste débouche sur la révolution communiste tant attendue.

Débarrassons-nous des parasites! Débarrassons-nous des exploitants du labeur d’autrui! Débarrassons-nous des bourgeois, de ces gens dits «d’affaires», maintenant que nous les savons dispensables!